Agression d’un cheminot, la direction ne négocie pas le weekend…

Le droit de retrait sur la ligne D et R continue !

Suite au passage à tabac d’un conducteur, les agents de conduites de la ligne D et R sont en droit de retrait depuis vendredi matin. Ce droit de retrait exprime un sentiment d’insécurité permanent puisque, rappelons-le, il s’agit là de la deuxième agression physique grave d’un agent SNCF en gare de Corbeil en moins de 6 mois.

Les agents étant en droit de retrait réclament plus d’agents dans les gares et les trains, notamment des agents de la police ferroviaire. Mais également plus de présence humaine du premier au dernier train. Cette présence est, par ailleurs, appréciée tout autant par les cheminots que par les usagers de ces lignes.

Malgré l’urgence de la situation et la gêne occasionnée pour les usagers, La direction n’a pas reçu les organisations syndicales samedi et à cette heure-ci, aucune réunion n’est prévue pour le dimanche. C’est donc clairement le choix du pourrissement qui est fait !

Aucune négociation le WE ! Les organisations syndicales sont pourtant disponibles et disposées à se mettre autour de la table des négociations ! C’est un mépris manifeste pour les usagers empruntant la ligne D et R ce Weekend mais également un mépris total pour les usagers qui prendront le train lundi matin.

Pire, l’information diffusée par la direction de ligne ne parle plus de droit de retrait suite à une agression, mais de grève… Après le mépris, le mensonge !

Par son attitude, la direction de la SNCF ne reconnait pas la détresse et la souffrance de ces agents.

Par son attitude, la direction refuse de voir les problèmes de sécurités récurrents dans les gares Transilien.

Par son refus de négocier pendant le weekend, la direction méprise profondément les voyageurs, tout comme les agents exerçant leur droit de retrait.

En mettant en absence irrégulière les agents de conduite, la direction nie le droit de retrait tout comme ses fondements juridiques, pourtant, inscrit dans le code du travail.

Stop au service minimum de la négociation