Agression d’un conducteur par plusieurs policiers

Mhamed, conducteur de trains de voyageurs, a été violemment agressé le 11 décembre 2018 par plusieurs policiers lors d’un contrôle d’identité à la gare Montparnasse, alors qu’il finissait son service et qu’il n’opposait aucune résistance.

Cette agression a nécessité l’intervention des pompiers et des soins d’urgence pour un traumatisme de l’épaule gauche, du rachis lombaire et du genou gauche avec rupture du tendon rotulien, conduisant les Unités Médico-Judiciaires à fixer 45 jours d’interruption temporaire de travail.

Mhamed a déposé plainte pour violences volontaires par personnes dépositaires de l’autorité publique auprès des services de l’Inspection Générale de la Police Nationale (IGPN), qui a d’ores et déjà réuni plusieurs éléments :

  • Deux témoignages de personnes présentes au moment de l’agression, dont un militaire engagé, qui décrivent très précisément, et avec effroi, les violences subies par Mhamed ;
  • Les vidéos enregistrées par le système de vidéosurveillance de la gare.

Pourtant, Mhamed a été convoqué et entendu le 8 février 2019 au poste de police de la gare Lyon car « suspecté » de rébellion lors des événements qui se sont déroulés à la Gare Montparnasse le 11 décembre 2018.

A son arrivée, accompagnés par une trentaine de collègues solidaires, Mhamed et son avocat ont constaté que les fonctionnaires mis en cause dans la procédure IGPN s’étaient présentés dans les locaux de police et que leur proximité avec les services faisant l’enquête était flagrante (embrassades, accolades…).

Face à cette tentative de mettre en concurrence deux enquêtes, dont l’impartialité de l’une fait l’objet de suspicions légitimes, SUD-Rail n’a d’autre choix que de rendre public ces faits et cette procédure partiale qui peut à terme être préjudiciable à notre camarade Mhamed.