Compte rendu DP Fret de novembre 2017

Extrait de la déclaration liminaire

Voilà 2 ans que la rame TGV d’essai n°744 a déraillé à Eckwersheim. Aujourd’hui les différentes enquêtes sont terminées, et SNCF (ainsi que sa filiale SYSTRA) risquent la mise en examen. Sans avoir à commenter une décision de justice, c’est le rapport du BEA-TT qui interpelle lorsqu’il met en évidence le danger que représente la multiplication des entreprises intervenantes : pas de retours d’expérience, des demandes contradictoires entre ingénieurs et tractionnaires, de la pression à effectuer certains tests rapidement qui conduit à écourter les préparations de mission et ne pas tenir les débriefings… Le PDG de SYSTRA se félicite même de pousser ses salariés à aller toujours plus vite : on voit le résultat !

La soif de l’or qui parasite le chemin de fer conduit à un management de la productivité qui, couplé aux suppressions de postes massives que l’on connaît dans notre branche, est antinomique de la notion de sécurité qui prédominait dans notre Entreprise à l’époque où elle était publique. L’augmentation de la morbidité des accidents est un indicateur supplémentaire des risques croissants que font courir nos « managers » dans leur course à la marge opérationnelle.

La multiplication des interlocuteurs au sein d’un sandwich de filiales ne peut que soulever des interrogations : SNCF sous-traite à SYSTRA qui sous-traite à EURAILTEST qui sous- traite à… SNCF. Donc des entreprises briguent des contrats qu’elles ne peuvent assurer pour le compte d’un EPIC qui possède les moyens de faire les essais lui-même. On marche sur la tête ! A quoi servent donc ces sous-traitants à part à vampiriser l’argent publique ?

Notre communication interne a tout de suite déminé le terrain en envoyant sur nos boîtes professionnelles un « temps réel » expliquant pourquoi SNCF se désolidarisait du reportage de France 2 consacré à l’accident. La même opération de com’ que lorsque LIDL était pointé du doigt par la même chaîne ! Dommage pour notre entreprise, mais ce genre de missive ne fait que nous pousser à regarder, en se demandant « mais qu’est-ce qui peut leur faire aussi peur ?

En revanche aucun commentaire concernant les rumeurs de filialisa on de FRET SNCF. Et pour cause : même la Directrice de Fret Sol&Rail admet que cela est une contrepartie  possible à la reprise de la dette par l’état, « comme cela s’est produit dans d’autres pays ». Aucun démenti donc.
L’avenir de l’activité Fret vue par nos dirigeants, c’est une entreprise privée du transport multimodal prête à rabaisser toujours plus les conditions de travail des salariés pour  augmenter les profits. L’intérim, ou son futur successeur le « CDI de projet », sont ainsi  dressés comme la solution miracle de l’adéquation charge/ressources : on n’embauche que des agents pour la durée des contrats, sans s’embarrasser du reste jugé « dépenses inutiles » (formation continue, suivi médical, aptitude, habilitations, …).

Sur l’UFNA, les syndicats CGT et SUD-Rail invitent tous les cheminots à se rassembler ce  jeudi 23 Novembre au siège de leur Unité Fret, contre le remplacement de nos emplois  pérennes et statutaires par de la main d’œuvre jetable !
Car c’est bien de cela dont il s’agit : de travailleur éphémères auquel il ne faudrait pas trop  s’attacher : ainsi sur le Technicentre Lorraine il a été interdit de faire la bise aux  intervenants externes. C’est vrai, ils ne sont pas là pour longtemps, alors pourquoi tant de  familiarité ? (http://www.republicain-lorrain.fr/societe/2017/11/17/sncf-terminus-plus-de-bisous)

Et bien tout simplement parce que derrière chaque « ressource humaine », il y a une vie.  Précariser l’emploi c’est interdire à nos successeurs, à nos enfants, d’avoir un travail stable, levier des projets comme la propriété ou la création. Mais cela, nos technocrates trop payés ne le voient pas, dans leur petit cocon fortuné on ne s’inquiète pas du lendemain, et l’on ne  s’embarrasse pas d’une banque pour investir dans l’immobilier.

Au niveau des travailleurs par contre on s’inquiète. On s’inquiète lorsque les clients partent,  et qu’aucune perspective n’est à l’horizon pour son chantier, comme c’est le cas à  Brétigny. On s’inquiète lorsque les roulements fondent encore, et avec eux l’effectif. On s’inquiète lorsque le bail du bâtiment où l’on travaille arrive à échéance, et qu’un changement d’habitudes et de lieu de travail semblent inévitables. Et l’on s’inquiète d’autant plus lorsque la communication locale est défaillante.

Le manque de communication sévit aussi au niveau des IRP : nos collègues de Normandie nous ont appris que nous partagions désormais le même Directeur d’Unité ! Et ceci depuis  fin Octobre ! Monsieur le Directeur, vous nous faites des cachotteries !
Enfin, nous terminerons cette déclaration liminaire en vous demandant, monsieur Campion, un commentaire concernant la convocation aux prud’hommes d’un collègue dont l’Entreprise conteste l’inaptitude de nuit : cautionnez-vous réellement ce qui est écrit, à savoir qu’en substance travailler la nuit c’est pareil que travailler le jour ? Vous ne  désavouerez pas votre équipe sur le sujet et nous le comprenons, toutefois nous espérons ne pas nous tromper en pensant que vous avez suffisamment connaissance des difficultés du travail en 3*8 pour ne pas adhérer à cette analyse.


La CFDT invite (rémunère) Pepy pour intervenir dans son colloque

Le 14 Décembre prochain, la CFDT invite donc notre président, ainsi que celui de SNCF  Réseau, et d’autres destructeur du modèle ferroviaire français (citons pêle-mêle Hervé Maurey, auteur d’un projet de loi clé en main pour privatiser le chemin de fer, le délégué général de l’UTP qui si vous vous en souvenez bataillait pour un accord de branche au ras de pâquerettes, le DRH de l’EPIC, le directeur de Transdev, le président de l’ARAFER…).

Tout ce beau monde va donc se réunir pour discuter autour de thèmes comme « quelle concurrence demain, ici et ailleurs », « quels enjeux économiques » et « quelle conduite sociale du changement » (chez Berger, on aime le champ lexical des moutons, surtout ceux que l’on « conduit » vers l’abattoir !).

Alors il n’est pas dans nos habitudes de consacrer un paragraphe à dénoncer le comportement d’une OS. Toutefois, il nous semble légitime de porter cela à l’attention de nos collègues, et plus particulièrement ceux syndiqués à la CFDT et qui partagent à l’occasion nos combats concernant la charge de travail (au-delà des interventions en DP pour un plateau repas ou le droit à s’asseoir à côté du chef !).

Laurent Berger et ses lieutenants vous vendront aux intérêts privés comme ils ont vendus leur syndicalisme au patronat. Et en attendant ce sont vos cotisations qui vont garnir la table de ceux qui détruisent vos métiers, au sens littéral ! A bon entendeur.


Noyés sous les notes de service

Nous avons (re)demandé où en était l’affichage des notes de service applicables, comme il avait été promis en début d’année. Force est de constater que pour le moment rien n’est en place ; par contre les tableaux de management visuel eux ont bien été installés !

Le Directeur d’unité nous a avoué que le sujet n’avançait pas « parce que c’est complexe, on a du mal à avoir une vision précise du sujet ». Ou parce que personne ne s’y est mis… Mais quelqu’un a enfin été délégué à cette tâche ! Il aura la difficile mission de trier ces notes entre « abrogée », « ne concerne que untel ou untel », etc…

Modification des horaires de navettes

C’est grâce à nos contacts à Paris Sud-Est que l’on sait que les horaires de la navette VSG BV/VSG DP/VIP vont (une nouvelle fois) être modifiés. Gageons que nos dirigeants (locaux ou non) n’ont pas été sollicités par le Technicentre PSE !

Encore une fois le fret est la dernière roue du carrosse !

Disparaîtraient donc :

  • en semaine la dernière navette de 0:03 – 0:18,
  • le weekend les navettes entre 9:00 et 11:30, celle de 14:33 et celles de nuit après 22:30.

Nous l’avons dit et redis : nous n’avons pas à pâtir d’une fermeture de Villeneuve Prairie que nous n’avons pas voulu, il est inacceptable que les agents aient systématiquement à faire 20mn de marche en prise, en cours et en fin de service !
La nuit nous sommes là, nous travaillons, et nous prenons les transports !
Nous n’en resterons pas là et saurons nous manifester auprès de cette Direction Régionale qui ne nous reconnaît pas !


Qui fera les attelages quand les robots conduiront les trains ?

Pepy a un jour découvert la science-fiction. Et ça lui a donné des idées. Et si on remplaçait tous ces casse-pieds de conducteurs par des machines !

Au TGV son projet passe par l’expérimentation des caméras dans le nez des rames. Au Transilien par le canton glissant par NEXTEO. Et au Fret par le train digital.
Les wagons actuels se verront bientôt équipé d’un boîtier, qui gèrera dans un premier temps la géolocalisation et la situation des freins.

En réflexion depuis deux ans, ce projet mené avec Traxens a déjà fait l’objet de tests et permet déjà de piloter un essai de frein agent seul sur un train de marchandises ! N’hésitez pas à regarder cette vidéo.

ADC, nous risquons donc de nous retrouver seuls sur les chantiers, à faire les a1elages et les freins, dans un avenir sans conducteur beaucoup trop proche !


TOUJOURS LE DEBROUSSAILLAGE !

La directrice de Sol&Rail, en Commission territoriale, a préconisé de se substituer à l’INFRA pour les opérations de débroussaillage. Suite à notre question, la direction nous a répondu que c’était ce qui était fait sur l’UF. Mais aucune réponse et aucune précision pour connaitre à quel endroit cela avait été fait.

Impossible également de savoir si l’UF avait déjà payé pour certains travaux de débroussaillage ou si l’UF avait demandé le remboursement à l’INFRA l’argent avancé. Pourtant cela nous semble important. Nous espérons que la direction ne supprimera pas encore des postes pour pouvoir payer les factures de débroussaillage !


BRETIGNY

Le trafic DANONE sur Brétigny a été perdu, ce sera effectif en décembre. Que vont devenir les agents ?

Pour l’instant aucune info. A juste titre, les agents se posent beaucoup de questions sur leur avenir. L’incertitude est source d’inquiétude et de baisse de moral. Oui ces agents méritent plus de considération car ce ne sont pas juste des ressources RH et des variables d’ajustement !

A partir du moment où l’on a perdu DANONE, pourquoi aucune anticipation ? Enfin, comme d’habitude d’ailleurs ! Il faudra donc attendre un CHSCT sur décembre et après les entretiens seront lancés. Ce sera peut-être juste avant Noël. « Ce sera notre cadeau de Noël de l’entreprise » : c’est que les agents nous ont dit lors de notre dernier passage à Brétigny. A la fois symptomatique du mal être des agents mais aussi bien triste d’en arriver là…


MANTES : Port de Limay

Pendant la desserte du port de Limay, des dysfonctionnements au niveau de la sécurité persistent et en particulier lors de travaux. Nous avions déjà évoqué ce point lors d’une précédente DCI. Il nous avait été répondu qu’une réunion devait avoir lieu le 17/10/2017 avec le gestionnaire du site COLAS. Nous avons donc reposé la question pendant cette DP. Quelle fut notre surprise de constater que la seule réponse en retour était que COLAS avait fait un rappel, comme quoi il fallait les aviser en cas d’incident. Nous avons fait remarquer à la direction que c’est plutôt nous qui devions faire un rappel à COLAS sur ces graves dérives de sécurité ! Doit-on attendre un accident ?

Le fait de prévenir pour signaler un chantier pas ou mal protégé qui aurait pu avoir de graves conséquences est trop tardif. Il faut agir de manière préventive pour que cela ne se reproduise plus. Nous resterons attentifs sur ce dossier.

Autre sujet sur Mantes, les wagons réformés qui arrivent régulièrement et qu’il faut trier pour les remettre au départ. La direction fait un rappel pour que ces wagons réformés ne soient plus incorporés dans le train de Mantes. Donc, il n’y aura plus de problème… Enfin peut-être ! A suivre.


VSG : Indemnité de manœuvre aux agents du poste G

A ce jour, l’indemnité de manœuvre (MV00) est payée seulement sur le service de matinée. Après réclamation, il a été décidé que l’indemnité de manœuvre sera ajoutée aux postes de soirée et de nuit. L’OTS sera modifié pour le 01/01/2018.

Compte tenu des efforts faits par les agents, l’indemnité sera rétroactive au 01/07/2017. Le mandatement de rappel pour les agents concernés interviendra au cours du premier trimestre 2018. Donc regardez bien votre feuille de paie pour vérifier le paiement effectif de ces rappels, et en cas de problème rapprochez-vous de vos délégués SUD-Rail !


Snapcar

Nous avons fait remonter au Directeur d’Unité les derniers incident survenus avec la société de mise en relation chauffeur VTC/client SNAPCAR. Nous lui avons demandé jusqu’à quand il sera possible d’utiliser la société de taxi G7 pour palier à tous les incidents rencontré avec les chauffeurs de VTC.
Réponse officielle : tant qu’il y aura des soucis nous pourrons utiliser la G7 en le justifiant via le carnet de liaison. Aussi il a été demandé aux GM de faire preuve d’intelligence quand au choix de tel ou un tel prestataire au vu de la journée ADC et du temps dont il dispose, sans pénaliser la circulation des trains ni provoquer de retards sur la fin de service.

Nous avons expliqué à notre directeur que justement, même quand nous identifions le problème intelligemment en amont (exemple Rungis du samedi avec le fameux péage à payer), notre dirigeant nous invite à commander le chauffeur via la plate forme de mise en relation SNAPCAR…

Donc le lendemain sans surprise ça coince : + de 50mn de retard sur la JS ADC et frais supplémentaires d’acheminement agent par G7. Sans compter le collègue conducteur qui attend une heure devant le péage du MIN !
Le Directeur d’Unité nous invite à identifier les JS qui posent un problème récurent, et n’est pas fermé à l’idée d’utiliser la G7 pour permettre un travail de qualité.
Nous avons aussi interpellé la direction sur le fait que nous sommes des GM dédiés aux ADC aux sein du COP, pour le compte de FRET SNCF, et en aucun cas un relais de quelque sorte que se soit à la société SNAPCAR pour gérer leur aléas (absence chauffeur à l’adresse indiquée, est-ce que le chauffeur a les moyens de payer le péage, a-t-il eu un temps de repos suffisant, etc…). Le genre de mail nous invitant à, en plus de signaler l’incident à un répondeur automatique, prendre les coordonnées du chauffeur et à le guider nous-même n’a pas lieu d’être !


Poste de chef de feuille réserve mutualisé formé CC

Nous portons une nouvelle fois à l’attention du Directeur d’unité qu’aucun agent de la réserve mutualisé n’est formé sur les postes de la commande centralisé. Il nous a été répondu qu’un agent devait être validé le 22 novembre 2017. Nous avons rappelé au directeur qu’il avait été convenu lors de la dernière DP que cet agent devra être utilisé exclusivement au poste de chef de feuille 2. Donc à ce jour aucun autre agent de la réserve mutualisé n’est prévu d’être formé avant le 1er trimestre 2018.


Départ des services du bâtiment B 130 FB ST DENIS

Il semblerait que le départ des services du bâtiments B soit toujours d’actualité.
Notre directeur à bien voulu échanger sur le sujet avec la délégation syndicale. Les sites de Clichy et du Bourget serait abandonné reste à savoir où et quand nous partiront, le baille prend toujours fin en décembre 2018.

3 solutions quant au lieu qui sera choisi : là où l’on se trouve, le bâtiment A, voir ST DENIS ??? Affaire à suivre. Nous ne manquerons pas de repartir à la pêche au renseignement à la prochaine DP prévu le 25 Janvier 2018.


Ratio postes/agents de remplacement/embauches

Nous avons demandé au Directeur d’Unité ainsi qu’à la Directrice des Ressources Humaines comment il été possible d’être à la fois en effectif suffisant, et dans le même temps d’avoir des postes à pourvoir à la bourse à l’emploi, sur des postes au sein du COP. La réponse de la DRH est que c’est pour permettre les futurs mouvements de personnel…

Nous rappelons donc une énième fois qu’au moins 3 postes (voir plus) ne sont toujours pas tenu par des agents en roulement au sein du COP (enfin : tenus par la réserve en 2&8, voire de journée quand y’en a plus beaucoup ou par les agents devant tenir deux fonctions à la fois voire trois). Ce sont ces postes que l’on retrouve à la bourse !

Encore une fois nous demandons des embauches suffisantes pour les différentes missions assurées au sein du COP. Il n’est plus possible de demander aux agents en roulement ou à la réserve de couvrir plusieurs poste à la fois. Notre direction doit assumer son organisation en respectant les règles élémentaires qui en découlent (Cadre Organisationnel, respect des temps de travail des agents et des taches de chaque postes, etc… ).


Trafic renouvelé :

EQUIOM : le contrat avec le cimentier à été renouvelé pour 3 ans. La charge de travail alimentera les chantiers de Vaires et de Vernou jusqu’en 2020, à hauteur de 5 trains/semaine pour le premier et 6 pour le second. Espérons que la Direction de Sol&Rail se rappellera des agents de Vaires qui ont essuyé les plâtres de la désorganisation de l’entreprise, et plus particulièrement de l’absence de concertation lors des travaux !

Appels d’offre et études en cours :

FORWARDIS / GRAND PARIS : Notre DF s’est positionnée pour assurer les rotations entre Pont de Rungis et Montereau, Armentières et Patay pour alimenter en ciment les travaux du grand Paris.
FORD : Etude en cours pour la desserte des Mureaux pour le compte de constructeur automobile.
GEFCO : Attente de réponse concernant l’appel d’offre ; le délai va être court puisque la mise en production démarre en janvier. Et avec quels moyens pourrons-nous faire les 5 trains par semaine ??
AGREGAT DU CENTRE : L’ingénierie cherche une solution pour que nous récupérions ces flux Nevers – Port de Bonneuil (1 train par semaine). Mais pour le moment la réponse technique se limite à « A faire dans les creux de roulements » ! Comprenez « en fac quand on a des moyens disponibles », ou « A l’arrache »…


Qui sait comment vont s’organiser les trains Saint-Gobain ?

Plusieurs instances où nous remontons l’interrogation des agents, plusieurs instances où les interlocuteurs sont incapables de répondre. Dont le directeur commercial de Sol&Rail.
Personne ne semble savoir qu’aujourd’hui le lot Saint-Gobain Lagneux est jumelé avec le Danone. Et pourtant, cela soulève une problématique qui est « Comment va s’organiser le flux ? Y aura-t-il un jumelage avec une autre rame ? »
Le contrat a été renouvelé justement grâce à ce montage, qui a permis de mutualiser le sillon et donc réduire les coûts. Que se passerait-il si le client devait à nouveau assumer seul le prix de la prestation ?
Le Directeur d’unité reste confiant en ce qui concerne le maintien du trafic dans notre giron ; ce n’est pas le son de cloche que nous avons sur terrain. Les trop nombreux couacs lors du passage à 23 wagons ont affecté la confiance de Saint-Gobain entre notre capacité à répondre à ses exigences. Et un contrat, ça se dénonce !


Filialisation/Privatisation de FRET SNCF

Devant les différentes rumeurs, bruits de couloir, fuites aux seins de l’activité et démentis officiels dans la presse de SNCF, nous remercions Mr Campion de nous avoir accordé du temps à la fin de la réunion afin d’échanger sur nos différents sentiments personnels sur la question.
Nous rejoignons le Directeur d’Unité sur le fait que ce genre de décision sera prise en haut lieu (style bureau à Matignon entre ministres et directeur général). Beaucoup de pays ont eu recours à ce genre de procédé, pour le plus proche notre directeur a pris en exemple la Belgique. Dans un premier temps la filialisation (qui sera surement une contre-partie de la dette de l’activité FRET SNCF qui s’élève à près de 4 milliards d’euros à ce jour). Le DUF nous assure que les agents, « si jamais cela se faisait », auront le choix d’accompagner le mouvement en conservant leur statut SNCF tout en travaillant pour une filiale ou choisir un poste au sein de la SNCF. Nous émettons un doute à ce sujet quand on voit les différentes ordonnances Macron et leur complexité qui, peut-être un jour, feront que la  charge/compétence échangée avec les différentes filiales ne laisserons guère le choix aux cheminots du FRET SNCF sur l’abandon de leur acquis sociaux.
La Belgique, pour ne citer qu’elle, a par la suite ouvert le capital de ses filiales, privatisant ainsi sa branche FRET (étape par étape). Aujourd’hui à FRET SNCF la filialisation n’est plus un sujet tabou et n’est même plus démenti par la direction (voir dernière Commission Territoriale).
A court terme ? Moyen terme ? Pas de réponse et aucune affirmation de la part de M. Campion. Nous rappelons une nouvelle fois qu’il ne s’agissait juste que d’un échange informel entre le sentiment de notre directeur et celui de notre organisation syndicale.