Construisons la révolte !

Nous ne laisserons pas faire, ceux qui hier nous ont imposé une réforme du système ferroviaire et une loi Travail, pour en finir avec l’entreprise publique SNCF, le statut et le régime spécial des cheminots.

A la tête du combat contre la loi Travail en 2016, les cheminots étaient une nouvelle fois en grève et dans la rue ce 16 novembre 2017 à l’appel de la Fédération SUD-Rail, de son Union Solidaires, de la confédération CGT, FO, la FSU et les organisations universitaires (UNL, UNEF, FIDL).

Malgré 5 journées de grèves et de manifestations, la propagande patronale et du gouvernement, continuent de placer les ordonnances comme des réformes nécessaires au développement de l’emploi et à sa protection, tout comme elle affirmait il y a 3 ans, que la réforme ferroviaire allait réunifier le système.

IL EST TEMPS DE METTRE FIN AUX MENSONGES !

Dans tous les secteurs publics, privés, pour la jeunesse… la réalité c’est que ces lois visent à faire disparaître tout ce qui empêche le patronat de fixer les règles en matière de durée du travail, de salaires, de licenciement, de protection sociale et bien entendu, tout ce qui relève du droit du travail, des contrats de travail.

A la SNCF, la mise en place de 3 EPIC indépendants les uns des autres projetait bien, comme nous l’avons toujours combattu, l’éclatement de l’entreprise publique SNCF.
Toutes les grandes entreprises publiques qui ont été, intégralement ou en partie privatisées (La Poste, France Télécom, EDF, GDF…) ont subi la même stratégie de division en plusieurs morceaux avant la privatisation et la mise en concurrence des activités rentables.

MISSION SPINETTA, ANNONCES DANS LA PRESSE DE PEPY, DIRECTION SNCF ET GOUVERNEMENT VEULENT DONNER LE COUP DE GRACE EN 2018 !

 

  • Privatisation de Gares & Connexions.
  • Morcellement de SNCF Mobilités : (Rendre opérationnelles les Directions d’Axes TGV Atlantique, Nord, Est, Sud-Est) OUIGO, Transilien, TER, la spécialisation au Matériel….!
    SNCF Mobilités doit, avant juin 2018, être morcelé afin de pouvoir être filialisé régionalisé et privatisé.
  • Mise en place des nouveaux métiers (fusion ASCT, Gares –Spécialisation au
    Matériel, suppressions partout…).
  • Transfert des contrats de travail et des cheminots vers les nouveaux opérateurs.

Des contraintes politiques pour l’entreprise historique, de l’argent public pour aider les entreprises privées à concurrencer la SNCF !!

Dans le même temps, SNCF et gouvernement se mettent d’accord pour une :

  • Reprise d’une partie de la dette contre le contrat social des cheminots, avec dans le même temps, la poursuite des projets pharaoniques et inutiles (Lyon-Turin, Rames TGV…) qui augmentent la dette. Réflexions pour augmenter chaque billet d’un forfait dit de financement de l’infrastructure.
  • Fermeture à grande échelle des lignes capillaires (UIC 7 à 9), alors que plus de 30% des trafics de Fret passe aujourd’hui par ces lignes et que depuis l’ouverture à la concurrence du Fret ferroviaire, 40 % des trafics sont passés à la route.

IL FAUT S’UNIR POUR AMPLIFIER LA LUTTE !

Dans les AG (Assemblées Générales) qui se sont tenues le 16 novembre, et lors des
tournées syndicales, les cheminots ont une fois encore exprimé leur souhait d’un cadre unitaire le plus large possible, et mis en avant la nécessité de poser la grève reconductible dans la construction du rapport de force pour gagner.

Face aux attaques du gouvernement qui touchent au travers des ordonnance et de l’assurance chômage, tous les secteurs et la population ; face à une privatisation de SNCF qui arrive à grande vitesse… partout et tous ensemble, le message porté par les AG, c’est d’additionner les luttes et non de les séparer afin de renforcer le combat général.

Il FAUDRA PLUS QU’UNE GRÈVE DE 24 h POUR GAGNER !

Pour la Fédération SUD-Rail, c’est clair !

A la SNCF, nous voulons une entreprise unifiée et nous n’allons pas les aider à casser nos métiers, transférer les cheminots hors de l’entreprise avec leurs ordonnances, et privatiser ensuite par morceaux chaque EPIC !

Nous interpellons sur la base des demandes exprimées par les cheminots, les autres fédérations, en vue de construire le mouvement capable d’inverser le cours des choses, sur une base revendicative qui défend un système ferroviaire public intégré.