Contre la violence patronale !

Alain, Willy, Souleymane, Linda, Mourad, Xavier, Renaud, Pascal…Tous victime de la violence patronale.

À la veille de dossiers importants (passage des EPIC SNCF en Sociétés Anonymes, transfert des cheminots, casse du statut des fonctionnaires, privatisation des entreprises publiques, retraite par points), les syndicalistes SUD-Rail (Solidaires) porteurs d’un projet de progrès social, représentent, avec toutes celles et tous ceux qui s’opposent, une menace pour les profits de celles et ceux qui dirigent.

À l’issue du conflit du printemps, la direction SNCF a entamé de nombreuses vengeances sur tout le territoire pour imposer une doctrine « celui ou celle qui résiste va souffrir ».

Les patrons n’hésitent pas à utiliser des motifs fallacieux pour faire pression sur ceux qui résistent. Dans chaque région, des collègues, délégué-es ou non sont victimes de cette violence patronale calculée !

C’est le cas d’Alain – 54 ans, cheminot grenoblois – qui est convoqué devant un Conseil de Discipline le 25 Février ; de Willy de Somain ; de Souleymane de PSL ; de Linda de PRG ; de Mourad d’Alsace ; de Xavier, Renaud et Pascal de Paris-Nord, et bien d’autres ….

La direction SNCF cherche toujours à faire taire les agents qui ne pensent pas comme elle !

Cette violence patronale touche des militant-es (souvent ciblé-es) de nombreuses entreprises publiques et privées, à qui l’on reproche d’avoir participé aux luttes, comme les travailleurs du rail de la société LANCRY, grévistes en 2017, exclus de la Gare de Lyon suite à leur transfert dans la société OCTOPUS, avec la complicité de Gares & Connexions. SUD-Rail et son Union syndicale Solidaires appellent les salariés à se rassembler, à résister face à ces violences patronales et leur système qui plongent les salariés dans l’exaspération !

Dans le prolongement du harcèlement subi par des militants syndicaux qui refusent les régressions sociales, les directions adoptent de plus en plus des pratiques illégales et violentes envers les salarié-es. Pressions, intimidations, multiplication des sanctions disciplinaires/de radiations ; ces pratiques de violences patronales organisées doivent cesser !

La direction SNCF reproche à Alain « d’avoir sifflé délibérément avec un sifflet improvisé avec les doigts » le 18 juin 2018, lors d’une initiative citoyenne en gare de Grenoble. Le licenciement a été envisagé par la direction du Fret. Suite à l’entretien disciplinaire, et surtout au rapport de forces établi localement, le niveau de sanction a été revu un peu à la baisse. Cependant, le 25 Février, lors du Conseil de Discipline, la direction va chercher la sanction la plus lourde avant la radiation !

Ça suffit ! La peur doit changer de côté dès ce début d’année.
Montrons que les cheminots sont nombreux derrière nos collègues réprimés !

Toutes et tous, le 25 Février 2019 à Paris devant la Direction Fret à Clichy (Métro 13 / Mairie Clichy) à partir de 12h!

Nous réaffirmons notre détermination à défendre celles et ceux victimes de ces violences patronales, mais aussi pour lancer une riposte nationale et unitaire !

Nous n’accepterons aucune sanction !

Ces sanctions, ces licenciements, sont une parodie de justice que les patrons utilisent pour tenter de museler les salariés, leur faire accepter sans se plaindre des conditions de travail lamentables, le transfert au privé, …

La Fédération SUD-Rail et son union syndicale Solidaires appellent l’ensemble des organisations syndicales à faire front commun contre la répression.

Nous avons l’obligation également de casser l’omerta imposée par Guillaume Pepy concernant les suicides à la SNCF.