ET : Spécial élections

Les candidats


Répartition charge FAC TGV

A maintes reprises, nous avons dû intervenir sur ce sujet car c’était le règne du grand n’importe quoi. En effet, entre certains agents autorisés exclusivement au TGV, d’autres non autorisés à toute la charge 160, certains en grille (160) et d’autres en pur FAC, sans compter les nombreux copinages entre certains agents et certains responsables de la commande, il était facile de constater qu’il y avait de « GRANDS » écarts concernant l’utilisation des agents en FAC TGV.
Dans un premier temps suite à notre intervention la direction a validé le passage obligé au roulement 160 avant la montée en roulement. En effet nous avions constaté que les agents en FAC pur se retrouvaient plus facilement à faire des JS TGV que ceux suivant leur grille 160.
Dans un deuxième temps, nous avons contraint la direction à ré-autoriser tous les agents aux connaissances lignes 160. En effet, même si nous avions rétabli le 1er aspect, les agents déroulant de nouveau la grille 160, continuaient à faire presque exclusivement des JS TGV car n’ayant plus les CSSL du roulement 160 (nous nous sommes même demandés si ce n’était pas une entourloupe de la direction de l’UP).
Enfin nous avons réfléchi longuement à ce que nous pourrions mettre en place pour contraindre la direction à arrêter les copinages et surtout à nous rendre des comptes car nous constations suite au retour des agents concernés qu’il y avait toujours autant de disparité. C’est avec ce constat que nous avons contraint la direction à mettre en place le suivi de l’utilisation des agents en FAC TGV. Suivi que vous pouvez retrouver dans chaque compte rendu DP SUD-Rail.
Comme vous avez pu le constater la délégation SUD-Rail est donc intervenue sur tous les aspects en même temps, tout en mettant en place un suivi mensuel de tous les agents, non seulement de manière à ce que chacun puisse suivre son utilisation et surtout les disparités énormes qui pouvaient se présenter mais également pour obliger la direction à revoir mensuellement sa copie.


Création de l’ET TGV SE

C’est une des grandes frustrations de ce mandat, la fin de l’ET PSE en 2019. La fin de l’ET PSE est une catastrophe. Une catastrophe pour nos déroulés de carrière, pour la richesse de notre établissement qui faisait tout type de train sauf le fret. C’est également un pas de plus vers la casse de l’entreprise en entité distincte. Sur ce sujet nous aurions voulu une réaction sur tout l’axe et ce de façon unitaire, d’autres en ont malheureusement décidé autrement, nous ne pouvons que le regretter. Dans ces conditions nous avons été obligés de négocier le maintien du fonctionnement actuel (management, GM, Cellule primes,… ), le maintien d’école TGV tous les ans, 320 JS pour plusieurs années, le maintien du cursus pro et le maintien de l’effectif TA. C’est une maigre consolation, car unis sur la question nous aurions pu obtenir bien plus.


RÉMUNÉRATION TA SUR TB

SUD-Rail réclamait depuis plusieurs mois la revalorisation de la prime des agents TA lors de la formation TB. En effet, certains agents TA faisaient la formation TGV puis à peine trois mois après ils partaient en école TB, En attribuant la prime du 427 à tous les agents TA partant en école TB, cela réglait tout. Lors des DP de novembre 2017, nous avons enfin eu un retour favorable de la part du DET. Depuis le 1 er janvier 2018, tous les TA du 477V intégrant une école TB sont rémunérés à la PMJR du 427.


Droit de retrait de janvier 2016

Suite à l’agression d’un collègue en gare de Corbeil les ADC de la banlieue avaient massivement exercé leur droit de retrait. Grace à cette mobilisation, 4 agents de la Suge et un deuxième maître-chien en gare de Corbeil avaient été embauchés. Cependant la direction nationale revancharde avait mis les agents en absence irrégulière. 87 agents ont donc déposé un dossier aux prud’hommes afin d’obtenir réparation.
Nous avons gagné en première instance aux prud’hommes en avril 2018 et les 19 445 euros volés ont été remboursés.
On aurait pu en rester là, mais c’est sans compter l’obstination de notre direction à bafouer les textes les plus élémentaires du code du travail, celle-ci a donc fait appel.


OUIGO

Les premiers trains Ouigo arriveront en gare de Lyon en décembre 2019. Cela aura des conséquences sur le travail des TA, car la direction nationale en fait un dogme. Mais aussi sur la charge de travail TB car il faudra bien garer et faire dégarer les rames par quelqu’un.
SUD-Rail refuse de sacrifier les TA sur l’hôtel du modèle économique des trains Low Cost. NOUS FERONS TOUT AFIN QUE LES TA OBTIENNENT UNE CHARGE DE TRAVAIL OUIGO
Et si d’aventure nous ne réussissons pas à faire reculer la direction sur ce sujet nous appellerons les TA à ne pas servir de roue de secours en cas de retard important des trains.
Car la direction ne peut pas tout avoir : d’un côté refuser des TA dans les journées de roulements et de l’autre côté utiliser les TA en dernier recours.
Pour ce qui est de la menace sur la charge, ce n’est qu’un leurre de la direction qui fait semblant d’oublier que la gare de Lyon est une gare d’origine stratégique. Les Ouigo seront d’ailleurs réparés à Conflans, donc il y aura bien toujours une charge Ouigo en gare de Lyon et il faudra se battre pour que ces journées soient de qualité.


Roulements CHAROLAIS

Comme à chaque mandature, et nous n’avons plus besoin de le démontrer, la délégation SUD-Rail s’évertue toujours à travailler et remanier les roulements de manière à les rendre le plus « buvables » possibles. Cela est de plus en plus difficile dans un contexte où non seulement nous avons perdu de la charge d’année en année mais également où nous nous sommes retrouvés régulièrement bien seuls quand il fallait défendre jusqu’au bout nos revendications. Cela n’a pas toujours été possible mais nous sommes fiers d’y être parvenus certaines fois même quand nous étions seuls.


PRÉAVIS POOL FAC

Dix-sept agents de l’ET PSE sont actuellement détachés au Pool Fac. Alors que nous connaissons des problèmes d’effectifs sur la région, l’établissement se paye le luxe de détacher des agents.
Le dernier conflit nous a montré comment ces agents étaient utilisés comme de véritables briseurs de grève. Il faut dire que, déjà en janvier 2016 suite à l’agression de l’un d’entre nous ils n’avaient pas hésité à venir tirer des trains, repoussant les limites de la crapulerie. C’est pourquoi SUD-Rail a déposé un préavis jusqu’au 8 janvier 2019 sur l’établissement afin de faire revenir ses agents chez nous. Préavis au combien utile en ces temps difficiles.


IPAD

Après avoir vu la direction baisser le forfait 4G de nos Ipad, nous avons demandé aux agents, dans l’unité, de rendre leur tablette afin que la direction remette le forfait illimité. Cette campagne de boycott n’a pas été suffisamment forte afin de remettre le forfait initial, mais nous a permis d’obtenir le WIFI sur tous les sites de production. Nous sommes maintenant un des rares établissements à avoir le WIFI sur tous les sites.


REGIO 2N

Nous avons suivi de très près et nous continuons de suivre le déploiement des Régio. Nous avons obtenu la formation des TA du 477V, le détachement pour les formations (DCI Sud/CGT).
Nous sommes aussi intervenus sur les problèmes techniques et de production, nous savons que ce n’est pas fini et nous ne lâcherons pas la direction sur ce sujet.


DII : SUD-Rail gagne un important procès

La cour d’appel de Paris a donné raison à SUD-Rail dans son jugement du 27 octobre 2017 (en effet pour un ADC en roulement lorsque vous posiez votre DII sur l’heure de votre PS, la commande vous avertissait que vous étiez suceptibles d’être utilisé avant en fonction de l’heure de votre dernier FS et du type de repos que vous aviez RAR (14 h après) ou RHR (9 h après). Pire après repos certains d’entre vous devaient poser leur DII à partir de 6h du matin au risque d’être réaffectés). Cela avait comme conséquence concrète d’augmenter le nombre d’heures de grèves et donc le coût du conflit. Pour rappel il existe 3 types d’absences de grève : DA (moins de 59 minutes) DB (entre 1h et 3h54) et DC (entre 3 h 55 et 24 h) avec chacun son coût en fonction de votre traitement. Par conséquent à quelques heures près, le coût d’une grève pouvait passer du simple… au double.
Le tribunal a tranché : les grévistes ne peuvent pas être réaffectés afin d’effectuer le plan de transport comme le prévoit la loi de 2007 sur le service garanti.
Seuls les non-grévistes peuvent être réaffectés et donc dévoyés de leur roulement. Par conséquent l’heure du début de grève est bien votre PS initiale, le repos du roulement doit être respecté. Nous avons demandé que l’ensemble des agents lésés depuis de nombreuses années soient remboursés et devinez quoi… la direction n’a pas voulu payer.


JOURNÉES MODIFIÉES = TAUX B

La cour de cassation nous a donné raison sur l’interprétation des textes, toute journée modifiée et ce quelques soit sa modification avant la PS (hormis les journées notes travaux) doit entrainer l’attribution du taux B (10,94 euros). La direction qui nous volait depuis des années a du « mal » à rembourser les agents, en n’attribuant que 160 euros pour les 3 dernières années. Pourquoi 3 ans et pas 5 ? C’est encore une modification de la loi qui affaiblit les prud’hommes en calculant sur 3 années au lieu de 5 les remboursements.


2016 une lutte pour sauver le RH0077 et le volet réglementation du travail de l’accord de branche

La grève de 2016 portait sur le remplacement du RH0077 par un accord d’entreprise et un accord de branche ferroviaire. Cette grève reconductible de plus de 10 jours n’a pas donné les résultats escomptés.
Si nous avons réussi à maintenir un accord d’entreprise proche du RH0077, (il faut dire que les grèves contre la loi travail dite El Khomri nous ont bien aidés). L’accord de branche signé par l’UNSA et la CFDT est mauvais.
Il permet de :

  • mettre les contrôleurs au régime sédentaire,
  • limiter le nombre de RP à 113 RP au lieu des 122 du régime B et 132 du régime C,
  • créer une zone de résidence de 50KM,
  • instaurer un 19/6 glissant pour les roulants,
  • faire passer le nombre de RP Doubles de 52 à 30, le reste pouvant être des repos secs,
  • diminuer pour les roulants de 9 RM (117 au lieu de 126 RP+RM).

C’est donc un recul sans équivalent de nos conditions de travail. L’UNSA et la CFDT en signant l’accord de Branche n’ont pas protégé les cheminots du dumping social, bien au contraire, ils l’ont instauré dans le ferroviaire.


79 agents de la DT rejoignent l’ET PSE

Après être passés de l’EGT à la DT PSE, les 79 agents de l’UO Production sont maintenant passés à l’ET PSE au 1 er septembre.
Cela fait 3 réorganisations en 3 ans. D’abord la création de l’UO Production, puis son transfert à la DT PSE et enfin maintenant à l’ET PSE. Une réorganisation de plus pour la direction, de nouveaux chamboulements pour les agents en terme de notation, de cursus professionnel, de changement administratif, d’avenir professionnel ou tout simplement de sens dans l’entreprise, car qui peut donner un sens à toutes ces réorganisations.
Au passage, nous en profitons pour saluer la victoire du CER PSE contre Mireille Dollard pour délit d’entrave au bon fonctionnement du CE, en refusant de présenter la création de cette UO production en 2016 au CER PSE. On peut donc légitimement se poser la question du sens de ces multiples réorganisations successives, surtout dans un contexte d’ouverture à la concurrence en 2023 sur la ligne R.


LUTTE DU PRINTEMPS 2018, SUD-Rail aura donné le meilleur de lui-même

L’année 2018 a été l’année du plus long conflit de l’histoire sociale de la SNCF. Alors, comme nous n’avons pas fait reculer le gouvernement sur le pacte ferroviaire certains nous expliquent que cette grève n’aura servi à rien. Néanmoins, elle fut historique, elle engagea des milliers de cheminots pendant des mois, nos salaires et souvent le meilleur de nous-même. Alors si le rapport de force n’a pas été suffisant, si nous n’avons pas réussi à construire la convergence des luttes, il n’en demeure pas moins que la grève sur la région de PSE fut exemplaire.
Avec des taux de grévistes historiques, des piquets de grève, des actions à chaque séquence, des interpellations de la direction. Par ailleurs nous avons réussi à maintenir une unité syndicale forte sur PSE, ce qui explique, en partie, de très bons taux de grévistes (les meilleurs d’Ile de France).
Cette unité, cette confiance entre nous c’est un appui pour les combats de demain. Car si nous n’avons pas gagné sur le retrait de la loi, il va falloir se battre maintenant sur son application.
Toutefois, quelques évolutions ont eu lieu pendant la grève : sur PSE nous avons réussi en passant par la presse à faire inscrire le mot incessibilité dans la loi. C’est évidemment insuffisant et le gouvernement utilisera sûrement d’autres moyens afin de le contourner, il n’en demeure pas moins un caillou dans sa chaussure.
Le gouvernement pour faire face à notre mobilisation historique a du faire des promesses que nous saurons leur rappeler en temps voulu. Sur la non fermeture des petites lignes, sur la non privatisation de la SNCF, sur le maintien de nos retraites, sur l’arrêt du financement des LGV par la SNCF, sur le maintien d’une charge de travail. Alors si ce conflit a été frustrant par bien des aspects, il nous permet de relever la tête, d’être fiers de nous et donc de pouvoir recommencer un jour !
En votant pour SUD-Rail, c’est l’occasion pour les cheminot-es de montrer leur attachement au service public ferroviaire et à leurs conditions de travail tout en envoyant un message clair de fermeté à la direction et au gouvernement !


DROIT DE GRÈVE une fois de plus ATTAQUÉ

A peine avions nous gagné sur la réutilisation des grévistes soumis aux DII que la direction s’attaquait au droit de grève. Afin de casser les grèves de printemps 2018 la direction a unilatéralement décidé d’élargir les DII à 26.000 cheminots supplémentaires. Depuis le 1er novembre 2017, certains agents du matériel, de l’escale, du PIVIF, GM, des sous-stations étaient soumis au DII 48h avant leur prise de service.
La fédération SUD-Rail a lancé une procédure au conseil d’Etat pour annuler cette décision, le jugement vient de nous donner raison.
Par conséquent 26 000 cheminots ne sont plus soumis aux DII.


EX-APPRENTIS : 100 % DES AGENTS LESÉS TOUCHERONT DE L’ARGENT

Ils sont 57 ex-apprentis sur l’ET PSE à pouvoir bénéficier de l’accord des ex-apprentis signé par SUD-Rail. Pour pouvoir y prétendre il faut atteindre l’âge de l’ouverture des droits à la retraite.
Celui-ci est décalé de 4 mois par an à partir du 1 er janvier 2017 (réforme des retraités de 2010). Une indemnité mensuelle ou une aide au rachat de trimestre est proposée aux agents. SUD-Rail continue à pousser pour que le rachat des trimestres soit pris en charge totalement par la SNCF.


FORMATION

SUD-Rail a suivi de très près la question des formations. Grace à cette vigilance, nous avons réussi à garder un nombre important d’école TA/TB malgré la volonté de la direction de ne vouloir faire que des TB initiaux.
Nous avons tout mis en œuvre pour accompagner au mieux les stagiaires, les aider et les défendre quand leur situation devenait compliquée.


RATTACHEMENT DE L’UP LAROCHE À L’ET BFC

109 agents de l’UP Laroche (ET PSE) ont été transférés le 1 er novembre 2016 à l’ET BFC. Ce transfert pose de nombreux problèmes. Tant en termes de notation, de déroulement de carrière, de charge de travail que de représentativité syndicale. SUD-Rail était farouchement opposé à ce transfert d’agents qui, sous couvert de changement administratif, cache un important changement de situation pour les agents. Les ADC de Laroche qui, après avoir perdu le statut d’établissement puis, après le rattachement à Villeneuve Saint-Georges, ont été rattachés à l’ET PSE, se voient à nouveau ballotés dans une autre région SNCF.
Par ailleurs, une fois les agents transférés, quelle garantie aurons-nous de garder une charge TER Bourgogne sur les sites de Paris? Charge qui a  disparu pour les ASCT de Paris. Les notations, combien d’agents risquent de ne pas prendre de position suite à ces transferts? Mais c’est aussi la vente à la découpe dans le cadre des appels d’offre de la région BFC qui est facilité par ce découpage et donc le transfert du personnel chez un opérateur ferroviaire privé.


Titres restaurants : L’arnaque au grand jour

Pour l’ET PSE, 53 agents sont éligibles aux titres restaurants : 1 sur le site de Corbeil, 2 sur le site de Montargis, 42 sur le site du 41 rue du Charolais et 8 sur le site du 65 rue Baron Le Roy (le jardin).
Sur un effectif de 1144 cheminots à l’ET PSE, 53 agents répondent aux critères afin de pouvoir bénéficier des titres restaurants. Pour se donner une idée cela représente 4.63% des agents ou dit autrement, cela veut dire que plus de 95% des agents de l’ET PSE n’ont pas le droit au titre restaurant.
Depuis des années SUD-Rail prévient les agents sur ce sujet : « attention aux syndicats qui vous vendent du rêve car vous n’aurez pas le droit au titre restaurant, mais la direction elle, y aura droit ». Au moment où certains en font leur axe de campagne électorale,,nous, nous avons toujours été clairs
sur le sujet.