Grève à H. Reinier jusqu’à la victoire

Leur détermination fera plier la direction !

Depuis le 2 novembre, les salarié-e-s de la société H. Reinier, filiale du groupe O’net ont entamé un mouvement de grève pour dénoncer les conditions de travail imposées par la nouvelle direction. Ils réclament le maintien de l’effectif actuel ainsi qu’une « prime de panier » égale pour tous. Des demandes auxquelles le groupe O’net refuse de répondre. Ces salarié-e-s travaillaient auparavant pour la société SMP. Ils ont été transférés au sein de la société H. Reinier après que celle-ci ait remporté un appel d’offre pour assurer le service de nettoyage dans les gares du Nord Transilien (lignes B, D, H et K). Comme d’habitude en pareil cas, la nouvelle Direction a remis en question tous les acquis précédemment négociés et tente de réduire les effectifs pour effectuer la même charge de travail.

A SUD-Rail, nous avons toujours contesté la stratégie de la SNCF consistant à multiplier les filiales et l’externalisation des tâches autrefois effectuées par des cheminot-e-s. Les personnels de ces entreprises extérieures, à chaque nouvel appel d’offre, à chaque transfert de marché, sont tirés vers le bas pour toujours plus de régression sociale. En effet, leurs conditions de travail sont l’unique variable d’ajustement pour tirer les prix au plus bas et ainsi remporter l’appel d’offre.Toujours plus de filiales et de prestataires privés pour faire le travail des cheminot-e-s pour toujours plus de régressions sociales !!!

SUD-Rail revendique l’embauche au Statut de tous les travailleurs du rail !!!

Après 26 jours de grève, la direction H. REINIER offre généreusement une augmentation de la prime panier de 5O cts ce qui la porte dorénavant à 2,40€/jour.

Bon appétit !!!

Ile de France Mobilités (ex STIF) et SNCF responsablent.

Tous les germes du conflit prennent naissance dans le contrat, dit « contrat STIF » signé entre SNCF et le conseil Régional d’IDF. En effet, dans celui-ci, les élus exigent toujours plus mais à coût constant. Ils multiplient les indicateurs de régularité, de cadencement de trains, de propreté… Par contre rien concernant l’impact social d’application du contrat. Aucun indicateur concernant les conditions de travail des travailleurs ou l’externalisation des tâches dans des entreprises privées peu scrupuleuses. Rien concernant l’éthique des entreprises répondant aux appels d’offre. Rappelons que l’entreprise H. REINIER vient d’être condamnée le 10 novembre aux prud’hommes concernant des cas de harcèlement sexuel et moral à la Gare du Nord. Pas un mot du Président Pépy ou de Valérie Pécresse. Du désintérêt au silence complice, la différence est mince.

Transferts de contrats de travail au gré des appels d’offre, bientôt le tour des cheminots !!!

L’ouverture à la concurrence arrive et il se pourrait bientôt que ce soit l’ensemble des travailleurs du rail, qui doivent apprendre à voir leurs acquis remis en cause à chaque nouvel appel d’offre. Les ordonnances pourraient même permettre aux patrons d’imposer des conditions de travail en deçà de la Convention Collective Nationale du ferroviaire par le biais des fameux accords d’entreprise vantés par Macron. La lutte courageuse menée par les travailleurs d’H. Reinier est donc un combat qui nous engage tous. L’exemplarité dont ces salarié-e-s grévistes devraient nous interpeler. Ils ont tous des bas salaires, beaucoup sont à temps partiel et pourtant ils se battent courageusement et ne lâchent rien.

Nous sommes tous des travailleurs du rail. Les cheminot-e-s soutiennent le combat des salarié-e-s d’H. Reinier et déposeront donc un préavis de grève pour les soutenir.

Seule la lutte paie !!!