L’EIC PSE en grève n°4

Toujours autant de difficulté pour avoir les taux de gréviste sur notre établissement.
Refus de l’EIC PSE de communiquer les chiffres par UO, nous n’avons aucune certitude de la comptabilisation des agents qui ont cessé le travail 59 mn dans les chiffres de grève.
Malgré tout, le mouvement reste fort sur notre établissement, les chiffres des grévistes sur l’EIC PSE sont équivalents à ceux des autres EIC Parisiens (entre 20 et 30%).

Bien que des cadres prennent leurs responsabilités en se mettant en grève. D’autres alignent les doubles services, prennent des postes s’en y avoir été formés…
On assiste aux retours d’anciens DPX , encadrants ou de « collègues ». Chacun a le choix de ne pas faire grève, mais il faut respecter les agents qui sont en grève.

Rien ne demeure plus longtemps dans la mémoire que le mal que l’on nous a fait.

Aujourd’hui, nous montrons que notre combat n’est pas vain.
Avec la même détermination nous pourrons déjouer les plans de ce gouvernement totalement libéral et anti social qui souhaite la fin du service public.

La grève est le dernier levier pour faire valoir ses opinions, Qu’elle soit de 59mn, 3h59 ou complète, la grève montre notre opposition à des orientations dont on sait qu’elles ne donneront pas au chemin de fer la place qui doit être la sienne dans une société moderne orientée vers le développement durable, ni les solutions économiques pour en faire un modèle viable.

Non, l’État ne va pas « investir 10 millions d’euros par jour » dans la SNCF.

« L’État va investir 10 millions d’euros par jour pendant dix ans pour entretenir les lignes, pour votre sécurité, pour que les trains puissent continuer et arriver à l’heure, avoir des connexions, et que les petites lignes se développent davantage. »

Cette phrase est assénée régulièrement par Elisabeth Borne, Emmanuel Macron ou encore la hiérarchie de SNCF Réseau.

Une sacrée somme, qui est présentée sous la forme d’un investissement de 35 milliards sur dix ans. Jeudi dernier, en séance plénière à l’Assemblée nationale certains députés ont cherché à savoir par quel miracle, il était possible de remettre 3,5 milliards supplémentaires par an sur 10 ans, étant donné qu’il ne figure pas dans le budget, ni dans le « programme de stabilité » qui sera adressé à la Commission européenne.

La ministre avoue qu’il ne s’agit «évidemment pas d’aller inventer des dépenses supplémentaires par rapport à la loi de finances pour cette année ».

Dans les faits :
Ces annonces sont en réalité des autorisations de dépenses au titre du renouvellement du réseau, délivrées chaque année par l’État au conseil d’administration de SNCF Réseau, qui gère les infrastructures.

La somme de 35 milliards est en effet planifiée sur dix ans pour le renouvellement des installations vieillissantes pour remettre le réseau à neuf. Mais c’est bien SNCF Réseau qui finance quasi intégralement cette enveloppe, et ce, à partir de ses propres ressources et de deux modes de financement bien connu :
Les péages, facturés pour chaque passage de train à SNCF Mobilités. Ces sommes se répercutent sur le prix des billets et, concernant les petites lignes régionales, sur les collectivités locales qui en assument une partie afin de diminuer les tarifs. L’État paye environ 2 milliards d’euros de « redevance d’accès » pour que les TER puissent circuler sur le réseau.
La dette, en continuant à la creuser, permettra de « financer » le reste des besoins.

Autrement dit, 35 milliards vont effectivement être dépensés dans les dix prochaines années, mais le gouvernement ne modifie pas l’équation fondamentale du rail français, qui se caractérise par un sous-investissement chronique qui a creusé une dette abyssale. Il ne tranche donc pas la question, au cœur du débat ferroviaire, de savoir qui de l’État ou des usagers paiera le fonctionnement du rail.

Ce qui est sûr, c’est que les gouvernements successifs n’ont jamais voulu reprendre ou alléger la dette notamment pour SNCF Réseau qui reste déficitaire.

Si l’Etat réintègre entièrement la dette de la SNCF dans ses comptes, tout est réglé.
En revanche , si une caisse d’amortissement ou de défaisance est créés, Réseau ne sera jamais débarrassé de ce fardeau.

Cette reprise sera uniquement conditionnée aux efforts des cheminots, comme si nous n’avions pas déjà fait des efforts.
Dans son rapport, Jean Cyril Spinetta estimait que « la situation statutaire de la SNCF, les frais de structure et les excédents de personnel génèrent un écart potentiel de compétitivité d’au moins 30 % ».

La ministre a annoncé, pour le personnel non transféré, que le décret qui fait le statut sera abrogé et que ces garanties jusqu’ici accréditées par la loi feront l’objet de négociations dans le cadre d’un accord d’entreprise.
La direction a déjà annoncé qu’elle souhaitait, dans le cadre de ces négociations, remettre en cause plusieurs chapitres du statut !

Avec également, la renégociation des facilités de circulation ou de l’accès au soins dans le cadre d’un nouvel accord de branche…

TOUS EN GREVE les Lundi 23 et Mardi 24 avril 2018 !!!
TOUS AUX AG ! Paris Lyon centre de tri / Melun / Corbeil / Laroche / Montargis

Préavis SUD-Rail reconductible à compter du 02 avril 2018 à 20h.
Déposez vos D2I par fax ou téléphone à la CPS ou astreinte même depuis chez vous)

Vous pouvez alterner les préavis pour éviter que vos repos soient décomptés en jours de grève.