Lundi 02 Avril au soir, début de la grève reconductible à la SNCF

Les dernières rencontres avec le ministère des transports vont encore plus loin que ce qui avait été annoncé dans le rapport Spinetta.
Borne/Pépy porteront toute la responsabilité d’un conflit social qui s’annonce historique. Par le biais d’une conférence de presse, la SNCF elle-même annonce des prévisions de grévistes et de circulation ferroviaire jamais vu jusqu’ici… 6% de TER, 12% de TGV, 13% d’Intercités pour l’IDF • RER A : 50% des trains assurés • RER B : 28% des trains assurés • RER C : 20% des trains assurés • RER D : 14% des trains assurés • RER E : 30% des trains assurés… Avec près de 80% des conducteurs en grève, on devrait largement abordé Mardi avec une grève majoritaire dans l’entreprise.
Le rapport de force construit au sein des cheminots doit nous permettre de renforcer l’unité du plus grand nombre sur le terrain, continuons à faire grandir et à l’élargir le rapport de force… Il faut que le Mardi 3 soit un véritable point d’appui pour constituer des assemblées générales massives, des comités de grévistes… pour permettre dès le 4 de remettre le conflit dans les mains des grévistes !

Les cheminots, avec les fédérations CGT, SUD-Rail, UNSA, CFDT, FO sont déterminés !

Le gouvernement passe par ordonnance une partie du cadre de la loi et cherche auprès des fédérations une caution pour déposer seul des amendements qui entérinent le transfert des cheminots du TER, la concurrence sauvage au TGV, l’ouverture à la concurrence anticipée dès 2019 et la fin de l’entreprise publique.

Pour la fédération SUD-Rail la rue doit s’exprimer et les parlementaires l’entendre tout comme les cheminots doivent décider dans les assemblées générales et les fédérations négocier sur cette base.

Les objectifs de cette réforme sont maintenant clairs pour tous, à nous de faire entendre notre voix, à obliger la direction SNCF et le gouvernement à négocier !

Les fédérations ont des propositions unitaires, gouvernement et directions les refusent !

En 2014 la fédération SUD-Rail avait déjà mis son outil syndical au service des cheminots pour une véritable réforme du ferroviaire devant s’appuyer sur :
➢ La réintégration du système ferroviaire dans un seul EPIC,
➢ L’arrêt du processus de privatisation mené par la direction SNCF,
➢ La non remise en cause et l’amélioration de la réglementation du travail SNCF,
➢ Son extension à tous les salarié-e-s du secteur ferroviaire,
➢ La reprise de la dette publique du système ferroviaire par l’Etat.

La fédération SUD-Rail appelle les cheminots à débattre des revendications unitaires dans les centaines d’assemblées générales qui se tiendront dans toutes les régions.

Annulation de la dette, qui n’est pas celle des cheminots mais celle de l’état.

L’état doit jouer pleinement son rôle en matière d’aménagement du territoire, répondre aux besoins des usagers et arrêter les projets inutiles dont les dépenses, dépassent le montant de la dette (Nouvelles lignes TGV, projet Lyon-Turin, CDG express etc…). Il doit reprendre intégralement la dette de l’infrastructure pour permettre la rénovation du réseau et la dette de FRET SNCF pour relancer le transport de marchandises par rail public.

Mise en place d’un cadre législatif permettant le financement du réseau

Des financements pérennes doivent être apportés pour assurer le développement du service public ferroviaire (marchandises et voyageurs), notamment pour garantir ses missions d’aménagement du territoire et de continuité territoriale, par la préservation des lignes de proximité, leur régénération, leur développement. L’enjeu est de pérenniser le maillage, la continuité territoriale, donc de planifier et de financer par de nouvelles ressources, la régénération et une maintenance régulière du réseau ferroviaire ainsi que la relance du transport de marchandises public par fer. (Fret SNCF)

Refuser l’évolution du Statut de l’entreprise, qui prépare la privatisation

Nous voulons la réintégration du système ferroviaire dans une seule entreprise publique (1 EPIC, pas 2 comme depuis 1997, pas 3 comme depuis 2014). Une entreprise publique qui ne soit pas l’enjeu de spéculations et qui reste un bien public, propriété de tous !

Refuser la privation de Fret SNCF

Le Fret ferroviaire SNCF ne doit pas être filialisé. Une véritable politique de relance et de report modal doit être décidée, appuyée par des moyens, notamment pour répondre aux enjeux environnementaux et ne pas laisser dépérir l’activité à petit feu.
Le Fret ne doit pas se situer dans un domaine concurrentiel, il faut créer les conditions économiques d’un report modal sous responsabilité publique de la route vers le transport de marchandise ferroviaire public, répondant aux enjeux économiques, sociaux et environnementaux.

Mettre fin à une organisation de la production par activité

L’arrêt du découpage de l’entreprise SNCF branches d’activité, aux réorganisations et expérimentations qui cassent les collectifs de travail et dégradent nos conditions de travail par le retour à une organisation par métier multi-activités. Il faut réactiver la coopération opérationnelle entre les cheminots, qui donne la plus grande qualité de service.

Arrêt de la sous traitance

Les activités externalisées doivent être réintégrées dans le triple objectif de mettre fin au surcoût de la sous-traitance, d’améliorer leur statut social avec les personnels qui en ont la charge, et de regagner la maîtrise complète de la production pour en assurer la qualité et la sécurité.

Refuser l’ouverture à la concurrence et favoriser les coopérations.

La concurrence est inadaptée au système ferroviaire et ne fait que créer du dumping social et abaisser les conditions de sécurité. Ce système n’est pas adapté aux contraintes techniques de l’exploitation ferroviaire et qui ne permettra pas de développer le service public ferroviaire. Il faut travailler à l’articulation interne notamment en augmentant la capacité des nœuds ferroviaires, développer l’intermodalité durable (créer de nouvelles possibilités de rabattement sur les gares)

Utilisé le principe d’exception (en Espagne, en France pour les RER) pour déroger aux obligations de mise en concurrence !

Refuser la fin du statut et la remise en cause des droits sociaux des cheminots.

Maintien et amélioration du statut pour les cheminots et les nouveaux entrants, extension aux contractuels qui le souhaite dans son intégralité. Un même statut pour tous les travailleurs du rail. Les droits des cheminots font partie intégrante de l’équilibre entre droits et devoirs liés au service public. Ils doivent être améliorés. Une véritable augmentation générale des salaires et pensions doit être annoncée.

Refuser la disparition du dictionnaire des filières….
La casse organisée des métiers ….

Pour que le patronat ne puisse pas renforcer le dumping social entre l’entreprise publique et les entreprises ferroviaires privées, Il faut s’appuyer sur les métiers et renforcer les garanties sociales par un accord de branche progressiste liées à la Convention Collective Nationale de la branche ferroviaire, elle doit intégrer tous les travailleurs du rail, la restauration ferroviaire, la manutention ferroviaire…

La Fédération SUD-Rail appelle tous les cheminot-e-s à se mettre en grève dès le 2 avril au soir et à participer aux Assemblées Générales pour débattre de la reconductible nécessaire pour bloquer l’économie et faire plier le gouvernement.