Non au licenciement d’Eric, défendons notre camarade

Éric est cheminot depuis 27 ans, il travaille à Mantes-la-Jolie, dans la région de Saint Lazare. C’est un cheminot engagé depuis de nombreuses années dans la défense de nos conditions de travail, du service public et des collègues en souffrance. Il a fait d’innombrables entretiens disciplinaires et des audiences pour défendre des collègues, il a suivi des dossiers aux Prud’hommes, ou encore défendu des collègues en difficulté, handicapés, victimes de harcèlement ou discriminés par la direction de la SNCF, aidé à faire reconnaître des accidents de travail que l’encadrement avait cachés, il est aussi le lanceur de nombreuses alertes, etc…

Éric s’est révolté contre toutes ces injustices, il a refusé de se taire et de faire primer son petit confort personnel. Il a toujours été là pour ses collègues. En gros, Éric symbolise tout le contraire de ce que la direction souhaite mettre en place aujourd’hui. Et c’est pour cela qu’elle cherche à le licencier. Éric, et tous les collègues comme lui, sont clairement un caillou dans la chaussure de la direction, encore plus depuis quelques années, avec le management agressif, la casse de nos conditions de travail et les réorganisations. Aujourd’hui, la direction cherche à licencier des collègues comme Éric pour avoir la voie libre pour mettre en place toutes ces réformes. Comme si la direction voulait pouvoir nous mettre tous en souffrance mais dans le ronronnement d’une ambiance feutrée…

Cela fait des années qu’Éric est victime de discrimination dans son déroulement de carrière, quelque chose qui arrive à beaucoup de militants syndicaux.

Aujourd’hui, quasiment à la date anniversaire du suicide de son meilleur ami (Édouard Postal, 10/03/17), après l’avoir poussé à bout, la direction fait un dossier à charge, en inventant qu’il aurait menacé des chefs, pour chercher à le licencier.

Éric n’est ni le premier ni le dernier cheminot à être réprimé par la direction. Les collègues poussés à bout, les suicides comme celui d’Édouard Postal en 2017, n’ont pas l’air de les émouvoir et ils continuent le rouleau compresseur. Pour faire cesser cette répression qui s’abat sur de nombreux collègues, il n’y a que le rapport de forces que la direction comprend. Nous ne pouvons pas les laisser faire, parce que derrière Éric c’est tous les cheminots et la solidarité entre collègues qui sont attaqués.

Aucune sanction pour Éric ! Stop à la répression à la SNCF !

Soyons nombreux et nombreuses à soutenir notre collègue !

Rassemblement – 09h30 – 26 Avril 2019 – Cours de Rome Devant la Gare Saint-Lazare