OUIGO : Rétropédalage de la Direction

Nous avons été reçus (pour la 3 ème fois) ce 4 octobre pour faire un état des lieux et surtout voir les réponses apportées par la direction suite à vos revendications, résultant du sondage. Le moins que l’on puisse dire, c’est que nous n’avons pas été déçus, enfin dans le sens de la provocation. En effet non seulement la direction ne répond pas favorablement à vos demandes mais en plus revient en arrière sur ses propositions.

N’oublions pas que les TA vont déjà perdre une charge énorme avec les nouveaux roulements rames. La solution des TA est en plus la plus robuste et la plus économique. Sacrifier les TA par dogme n’a aucun sens et tout le monde le sait.

Dans le détail :

  • La direction confirme que OUIGO ne souhaite aucunement reprendre de garage ou de dégarage sur les journées OUIGO par des TA, même les plus longues comme les journées Nice.
  • La direction ne se prononce pas réellement sur la prise en charge des agents sur les EV, soit c’est dans le local ASCT (sans aucune garantie à part verbale), soit c’est avec une place réservée ( sur certains trains ciblés exclusivement, mais ce n’est pas sûr) ou alors en cabine en CLTL.
  • La direction fait semblant de ne pas comprendre quand on lui parle des sept 7 ème proposés lors de la dernière réunion pour couper les NE, en plus des 7 premiers (soit 14) et fait celle qui soit disant n’a jamais abordé le sujet .

Sur le premier point, nous avons rappelé l’importance de garder les TA et surtout que c’était un préalable à toute discussion. En effet nous ne comprenons pas ce dogmatisme, surtout dans les endroits ou il existe des TA. Cela complique énormément la tâche et oblige pour des raisons de « NON ROBUSTESSE » et également pour des raisons physiologiques de couper les journées les plus longues.
L’agent devra prendre très tôt son service, même à résidence (comment les agents, même de la région parisienne, feront pour se rendre au travail ?), dégarrer la rame avant un temps d’attente en gare relativement long et avant la conduite d’un train de presque 6H00, mais cela ne semble pas atteindre notre direction. Le problème est le même pour les journées identiques mais en extrême soirée. La direction reconnaît tout de même que côté robustesse ce n’est pas terrible car ils sont conscients que les journées vont êtres dérogatoire.

Sur le deuxième point, là c’est le flou artistique car rien n’est pour l’instant arrêté. Pour nous la solution du local ASCT ne peut pas être la solution car nous savons très bien que celui-ci ne sera pas réservé pour nous et on imagine facilement que l’on se retrouvera régulièrement le bec dans l’eau en constatant que celui-ci est déjà « squatté » par d’autres agents qui se rapatrient.
Sur la place réservée, nous avons quelques doutes et nous estimons d’ailleurs que ça devrait être le minimum. Pour la CLTL, cela ne peut être que l’évidence si l’agent se retrouve en cabine, mais dans ce cas on ne voit pas la plus value entre être en cabine, pour couper la journée, ou être en cabine pour faire le train. SUD-Rail a rappelé et demandé à la direction que l’agent soit non seulement dans le train avec une place réservée mais qu’il touche également la CLTL (pour nous l’agent ne peut pas se retrouver sans place sur des journées aussi éprouvantes).

Sur le troisième point, on vous laisse imaginer les débats qui ont suivi. La direction fait mine de ne pas comprendre, alors que c’est bien elle qui a fini par faire cette proposition lors de la 2 ème réunion pour voir s’il y avait moyen d’arriver à une négociation. Nous ne comprenons pas ce rétropédalage qui n’a que pour seul effet d’envenimer les discussions. SUD-Rail est longuement intervenu sur ce point non seulement pour rappeler que ce n’était malheureusement pas la première fois que la direction nous faisait le coup, mais également pour démontrer que de toute façon, si nous n’opérions pas de la même façon sur la Nice du soir, équivalente à celle du matin que nous sommes obligés de couper, elle serait elle aussi très rapidement en dérogation. C’est incompréhensible et surtout improductif.

Encore une fois la direction a tenté vainement de nous faire du chantage à la charge mais SUD-Rail a rappelé à la direction que non seulement l’envie de se passer du Charolais coûterait très cher à OUIGO en terme de JS et d’agents pour couvrir des journées Nice mais nous avons également rappelé l’accord qui nous lie avec la direction jusqu’à l’intégration dans l’ET d’axe… Le maintien de 320 JS minimum.

La direction nous a confirmé que l’aller/retour à Villeneuve avec les diesels en JF ne constituaient pas une connaissance ligne. Elle prévoit de nous mettre en connaissance ligne rapidement sur Conflans et Villeneuve.

Traduction en langage patronale, on veut passer en force.
Elle reste sourde à nos arguments car justement lors de la JF avec les diesels, nous avons chronométré le temps de parcours pour faire PLY/TSEE VSG à 1H en heure creuse de fin de matinée. Alors vous vous doutez bien que les 25 min prévues lors des pointes de garage, cela ne passera pas.

Nous avons donc terminé cette mascarade de réunion en rappelant qu’ une solution existe , elle a le mérite d’être simple, de résoudre la totalité des problèmes que nous rencontrons sur le montage des journées ….. le garage ou le dégarage de la rame par un TA… RIEN DE PLUS SIMPLE.

SUD-Rail ne bradera pas les conditions de travail et de sécurité des agents de conduite