Rail à défendre n°16 : Le 07 mai, tous à Paris

Le Premier Ministre affirme que le contenu du projet de loi a été enrichi et est bon pour les cheminots et les usagers ! C’est totalement faux !

Le gouvernement a tenté de rassurer les cheminots sur le caractère public de l’entreprise, mais lors des débats à l’Assemblée Nationale, la majorité présidentielle a annulé le caractère « incessible » des actions des futures Sociétés Anonymes… Flagrant délit de mensonge !

La ministre et les sbires du gouvernement se précipitent pour déclarer que les cheminots transférés garderont le bénéfice du statut, alors qu’au-delà des dispositions prévues par le droit commun, donc 15 mois maximum, rien de spécifique n’est prévu, le gouvernement renvoyant ces dispositions à un hypothétique accord avec les patrons qu’ils ne veulent pas !

Le maintien des facilités de circulation et de l’accès à la médecine de soins spécialisée UNIQUEMENT, seront renvoyés à un accord de branche S’IL Y A ACCORD DE BRANCHE après le vote de la loi.

Statut perdu pour les nouveaux embauchés… et remis en cause pour ceux qui restent !!!

La ministre a annoncé que le décret garantissant le statut sera abrogé et que ses garanties écrites dans la loi feront l’objet de négociations dans le cadre d’un accord d’entreprise. La direction a déjà annoncé qu’elle souhaitait, dans le cadre de ces négociations, remettre en cause plusieurs chapitres du statut !

La direction ne se cache même pas pour le futur projet stratégique, elle veut refonder :

– Le déroulement de carrière tel qu’il est prévu au statut, en affirmant vouloir mettre fin au système des notations.
– Le dictionnaire des métiers (avec une forte polyvalence),
– Les examens qui seraient supprimés pour faire place à la sélection.
– La rémunération telle qu’elle est aujourd’hui encadrée, en «privilégiant» encore plus l’individualisation et le mérite.
– renégocier nos facilités de circulation
– Les comités sociaux et économiques sont en cours de négociation, avec une dégradation de la représentativité syndicale
– La fin des accords locaux….

La convention collective en cours de négociation, brade un siècle de progrès social et de sécurité ferroviaire.

Maintenant ils souhaitent que nous allions négocier avec les patrons ce qu’ils veulent bien nous laisser ! La CCN doit être à minima au même niveau que le GRH 2000 (ex RH077). Les cheminots de la SNCF représentent plus de 95% des salariés de la branche, ce sont par conséquent leurs conditions de travail qui doivent s’appliquer à tous et non l’inverse. Une douce utopie ? C’est pourtant exactement ce qui s’est passé dans le secteur de l’Energie lors de la mise en place d’une convention collective.

LE 07 MAI A MATIGNON LE 1ER MINISTRE REÇOIT LES FEDERATIONS SYNDICALES .
ON NE NEGOCIERA PAS DES ACCOMPAGNEMENTS , TANT QUE LE « PACTE FERROVIAIRE » NE SERA PAS RETIRE !!

Avec la filialisation du FRET, le transport de marchandises par rail sera également sacrifié sur l’autel du dogme présidentiel ! … Ce sont donc encore les cheminots qui vont faire les frais des errances de la direction SNCF et de sa tutelle.

Après plus de 20 ans de sous investissements chroniques, ajoutés au dogme libéral de l’ouverture à la concurrence, l’activité du transport de marchandises sur le rail a été conduit dans une impasse.

Alors que la productivité par agent a augmenté de 160% depuis 2004, se plaçant bien au dessus de la moyenne du secteur des transports, nos gouvernants préfèrent faire culpabiliser les cheminots, plutôt que d’admettre que les plans stratégiques successifs n’ont en rien arrangé la situation de l’entreprise !

La filialisation du FRET entraînera l’application de la CCN avec baisse du nombre de repos, augmentation des amplitudes, …

La dette sert toujours de prétexte pour tout et ce sont toujours les cheminots qui la PAYENT ! Ce n’est pas aux cheminots de rembourser une dette qui est celle de l’État et des patrons !

Le gouvernement, continue pourtant à utiliser la dette comme épouvantail pour supprimer le statut de l’entreprise et des cheminots, pour augmenter les péages et inciter les régions et la SNCF à augmenter les tarifs, à abandonner une partie importante du réseau ferroviaire et supprimer des effectifs.

C’est à l’État d’assumer les coûts liés à l’infrastructure et non aux cheminots et aux usagers d’en financer le coût complet, alors que nul part ailleurs, aucune infrastructure de transport ferroviaire ne s’est jamais autofinancée !

La dette de SNCF est une dette d’Etat alimentée par les politiques qui n’ont pas mis en place l’écotaxe, permettant de financer les 4 LGV du Grenelle de l’environnement. Les politiques ont forcé SNCF à commander des rames TGV dont elle n’avait pas l’utilité. Aucun cheminot n’en est responsable, c’est donc à l’Etat de la reprendre.

RASSEMBLEMENT NATIONAL
RENDEZ-VOUS A 10H30 PLACE VAUBAN
EXIGEONS LE RETRAIT DU « PACTE FERROVIAIRE »