Répression, à qui le tour ?

La direction a convoqué Nathalie Pradelle pour un entretien préalable à sanction le 30 mars dernier.

Après avoir changé le lieu à deux jours de l’entretien, elle a convoqué sept cars de la gendarmerie à Equinoxe pour assurer le service d’accueil le jour du rassemblement en soutien à notre camarade. Nous tenons d’ailleurs à remercier tous les collègues qui ont participé à ce rassemblement malgré les menaces de la direction de sanctionner ceux qui y participeraient.

C’est donc dans cette atmosphère alimentée et cultivée par la direction que s’est déroulé l’entretien, où rien de bien neuf a été mis en avant.

A ce jour, la direction n’a toujours pas avisé Nathalie des suites de l’entretien du 30 mars comme elle l’avait laissé entendre à l’issue de ce rendez-vous. Notre camarade est toujours suspendue, éloignée de ses collègues comme une pestiférée, avec le couperet au dessus de la tête.

Mais c’est bien le licenciement que veut la direction car elle veut se débarrasser de notre camarade. Alors elle use de son petit pouvoir jusqu’au bout en la laissant attendre le verdict, ou en laissant circuler dans les couloirs des rumeurs sur le niveau de sanction envisagé.

Dans le contexte des suicides récents à la SNCF : Edouard à St Lazare, Frédéric à Mulhouse, et vendredi dernier, une collègue de St Lazare qui a tenté de mettre fin à ses jours sur son lieu de travail, la direction emploie toutes les méthodes pour pousser à bout notre camarade, la faire craquer et mettre sa vie en danger.

Mais pourquoi un tel acharnement ?

Parce que la direction ne supporte pas la présence de SUD-Rail à la DCS, car l’équipe SUD-Rail apporte la contradiction, et la contestation, dans un milieu où la direction attend des agents qu’ils obéissent sans condition à sa politique et par-dessus tout sans réfléchir.

Donc pour la direction, c’est clair : il ne faut pas de vague, pas de contradiction, pas de militants capables d’organiser la grogne qui se fait d’ores et déjà sentir sur les différents sujets d’actualité.

Alors aujourd’hui, c’est Nathalie Pradelle qui subit la répression de la direction. Mais demain, à qui le tour ?

Si nous acceptons le licenciement de Nathalie, nous acceptons de laisser la direction faire le ménage dans les rangs des cheminots et de ses défenseurs. Elle commence (ou elle continue) par Nathalie, mais elle ne s’arrêtera pas en si bon chemin !

Nous ne pouvons pas laisser faire cette direction qui ne vise qu’à briser les salariés et ses représentants en faisant régner la terreur et en coupant les têtes qui dépassent.

Ces patrons, leurs équipes et leur politique sont toxiques pour tous les salariés.
Ils sont toxiques pour notre travail et pour le ferroviaire, toxiques pour la société.
Ils sont toxiques pour nos vies!

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