Restauration ferroviaire : 30 ans de dumping social

La mise en service des premiers TGV en 1981 fut l’occasion d’une première brèche importante dans les conditions sociales du personnel assurant la restauration à bord….

De la SORENOLIF à CREMONINI, ce ne furent qu’attaques successives pour s’éloigner du statut qu’avaient gagné les salarié-es de la CIWLT.

La direction SNCF a activement soutenu tous ces reculs ; par exemple, dans le contrat signé en 2009, elle finance les licenciements de personnels « inaptes » à hauteur de 500 000 euros par an … alors que la quasi-totalité de ces inaptitudes est due à l’état du matériel mis à disposition, à la non rénovation régulière des voitures-bars et à la dégradation des conditions de travail imposée par des contrats au rabais.

Les entreprises privées ont toujours abusé, plus encore que ne le permettent des marchés pourtant déjà très avantageux pour elles. Ainsi, CREMONINI n’applique pas au personnel d’IDTGV et de TEOZ le minimum garanti aux salarié-es du TGV. Autre exemple, l’absence de renouvellement de certains outils de travail pourtant financé par la SNCF ou la non-mise à disposition du personnel dans les TGV à la hauteur prévue par le contrat.

Un même statut et les mêmes règles sociales pour tous les travailleurs/ses du rail : intégration au sein de l’entreprise publique des salarié-es de la restauration ferroviaire !