Spécial élections – Gares & Connexions

La liste des candidats


Quelques dates

2012 : casse des établissements Infra qui nous a éloignés des métiers liés à l’infrastructure. Création en 2013 de trois ESBE rattachant les agences bâtiment énergie à Gares & Connexions.

2014 : contre-réforme ferroviaire avec, entre autres, le rattachement des Infra à l’Epic Réseau et celui de G&C à l’Epic Mobilités, avec revoyure programmée pour cause de libre concurrence…

2016 : transfert du personnel des Unités Gares des ESV vers les ESBE devenus Technigares.

2018 : nouvelle loi ferroviaire qui veut en finir avec l’unicité de l’entreprise programmant une filialisation de G&C à l’horizon 2020, dont le but est de séparer totalement G&C de la SNCF. Cette filialisation, qui doit permettre de déléguer le pouvoir à G&C avant une transformation en société anonyme, est mortifère pour le service public.

En 2020 : derrière cette privatisation programmée, encore plus  qu’aujourd’hui, il n’y aura qu’un seul mot d’ordre pour les agents : faire du fric !


ILS NOUS MENTENT ET NOUS VOLENT POUR GARDER LEURS PRIVILÈGES !

Comme pour les entreprises (GDF, France Télécom et tant d’autres) d’abord transformées en société anonyme et ensuite privatisées, la filialisation de G&C est la première étape vers la privatisation, bien que cela soit démenti par la direction et ses partenaires.
Sans parler de la volonté patronale de la SNCF au sein de l’Union des transports publics et ferroviaires de dissocier les métiers et d’appliquer différentes conventions collectives nationales aux cheminot-es en fonction de leur métier. Ainsi, avec la volonté farouche de la SNCF d’abolir le dictionnaire des filières, les agents de G&C pourraient se voir rattachés à la convention collective du BTP, comme il a été suggéré de rattacher les agents du Matériel à la convention collective de la métallurgie !

Comment croire une direction SNCF qui cède la gare Paris Nord à un grand groupe privé au lendemain de la grève la plus longue de son histoire ?

L’actionnaire majoritaire de ce partenariat public-privé sera, pour une durée de quarante-six ans, la filiale foncière du groupe Auchan, qui a décroché le projet de transformation et d’exploitation de la gare du Nord, un chantier de 600 millions d’euros (Grand Paris, JO 2024…). Une société mixte sera créée pour l’occasion entre Ceetrus (filiale du groupe Auchan), qui détiendra 66 % des parts, et G&C, 34 %. Rappelons-nous les concessions autoroutières aujourd’hui complètement privatisées !

Comment croire la direction SNCF, qui fait de nos gares des centres commerciaux partout en France et qui supprime les guichets, le départ des trains aux escales, installe des portiques pour supprimer le contrôle à bord des trains… Une direction qui voudrait tant laisser la gestion des gares TER, déjà en sous-investissement chronique et considérées comme non rentables, aux régions administratives (dont certaines sont preneuses) ?
Puisque les gares sont gérées par G&C, la privatisation est un danger si demain la société privée que nous serons devenus a pour seul objectif : vendre des actifs immobiliers et capitaliser en gérant des centres commerciaux.

NE LES LAISSONS PAS FAIRE !

SUD-Rail combat cette logique d’ouverture du capital aux actionnaires, qui exigeront un retour sur investissement toujours plus important.
SUD-Rail agira dans le cadre des négociations qui s’ouvrent et dureront jusqu’en 2020 pour refuser toute forme de dumping social et de dépeçage du patrimoine public par vente aux plus offrants !

Du 16 au 22 novembre, votons pour donner un avenir au service public ferroviaire au sein d’une entreprise publique réunifiée.

AGIR OU SUBIR !

La filialisation et le passage en SA de G&C entraîneront bon nombre de conséquences néfastes pour l’emploi et les conditions de travail. A l’instar de ce qu’il s’est passé lors de la privatisation de France Télécom, nos objectifs de travail seront sans cesse revus à la hausse jusqu’à ce qu’ils deviennent inatteignables. Les pressions managériales, déjà prégnantes aujourd’hui, exercées par des managers eux-mêmes sous tension, se feront de plus en plus insistantes, entraînant mal-être, dépressions, burn-out.
Travailler dans une société anonyme signifie qu’un plan social et économique est possible, et les agents contractualisés en seront les premières victimes.

Par souci de réduction de la masse salariale, considérée comme un frein au profit, tous les agents, quel que soit leur collège, verront les effectifs de leurs équipes en ABE et UG diminuer et l’appel à la sous-traitance, déjà importante, décupler.

Tous les pôles et services d’appui, tant en direction nationale que dans les Technigares, seront mis en plateformes digitales (gestion de l’utilisation du personnel, sécurité du personnel, formation…) et verront également leurs effectifs réduits de façon drastique.

Comment croire la direction SNCF, qui fait de nos gares des CENTRES COMMERCIAUX partout en France ?


Réforme (nf) : « changement radical ou important réalisé en vue d’une amélioration »

Ces missions seront transférées au N+1. Cela aura donc également pour conséquence une surcharge de travail administratif déléguée au N+1 au détriment du travail de terrain, de la sécurité, des conditions de travail, des relations humaines.

RIEN N’EST JOUÉ, RELEVONS LE DÉFI !

Dans ce cadre, nos acquis sociaux et nos conditions de travail seront directement menacés. La direction affiche déjà sa volonté de nous faire travailler sur « les standards de nos concurrents » : polyvalence des métiers, agrandissement des secteurs d’intervention, effectifs comme variable d’ajustement comptable et déshumanisation des relations de travail.

A l’image de nos collègues d’Arep, aujourd’hui filiale de G&C :

  • nous pourrions perdre nos facilités de circulation, nos RP-RU…,
  • les passerelles vers les autres métiers SNCF seraient supprimées,
  • les accords mixité femmes/hommes, travailleur-euses handicapé-es, gestion de l’emploi, formation, temps partiels… seraient renégociés au sein de la seule SA G&C et non au niveau du GPF ni même de Réseau.

Certains DET ont déjà annoncé que les accords locaux seront renégociés, voire supprimés, comme c’est déjà le cas dans de nombreux établissements du GPF, juste après les élections…

Ne laissons pas des syndicats qualifiés de « réformistes » négocier le poids et la longueur de nos chaînes.

Ces mêmes syndicats qui ont cautionné toutes les « réformes », restructurations, réorganisations que la direction SNCF et les gouvernements successifs ont imposées aux cheminot-es depuis vingt-cinq ans.
Réformer, SUD-Rail s’y engage si le but est le véritable sens du mot réforme : « changement radical ou important réalisé en vue d’une amélioration » du transport ferroviaire, de la qualité de service que nous devons à nos usagers et des conditions de travail des cheminot-es au sein d’une entreprise publique de service public.

Voter SUD-Rail aux élections professionnelles, c’est se donner les moyens de porter nos revendications, construire la riposte ensemble, donner un avenir à nos emplois et au service public ferroviaire.
Voter SUD-Rail, c’est soutenir un syndicalisme qui s’oppose au recul social.
Voter SUD-Rail, c’est protéger notre santé et notre qualité de vie au travail. C’est défendre nos droits et acquis sociaux et vouloir en construire de nouveaux !
Voter SUD-Rail, c’est donner quotidiennement à vos représentant-es les moyens de peser sur les décisions et d’agir ensemble contre les choix dogmatiques et socialement dévastateurs de la direction.

Direction et gouvernement annoncent des négociations qui doivent s’achever avant le 1 er janvier 2020. Nous connaissons les fondements idéologiques de l’avenir de G&C qu’ils nous proposent. Refusons-les et portons d’autres choix !