Suppression de 2 sièges en CSE : La SNCF en rêvait, la CFDT l’a fait !

Le 15 mars 2019, le Tribunal de Grande Instance de Paris a rendu son jugement dans un procès qui opposait la CFDT à Gares & Connexions et SUD-Rail.

Non content d’avoir été l’un des grand perdant des élections professionnelles de novembre 2018 à G&C, la CFDT en a voulu à la terre entière et a tenté de se rattraper à des branches cassées…

À défaut d’avoir convaincu les électeurs, la CFDT a voulu convaincre les juges pour récupérer des sièges en CSE. Opération ratée dans les 2 cas car ni les agents de G&C, ni le TGI de Paris ne lui attribuent le nombre de sièges qu’elle aurait voulu.

Le 1er pari de la CFDT : obliger G&C à réorganiser les élections du collège cadre en prétextant qu’un bug informatique les aurait lésés lors des votes électroniques tout en favorisant d’autres organisations syndicales. N’avançant aucune preuve de leur accusation, le TGI de Paris les a déboutés… 1 premier coup d’eau !

Le 2ème pari : faire annuler l’élection des 2 élus SUD-Rail du collège exécution au CSE de G&C. En avançant que nous n’avons pas présenter de femme sur notre liste électorale et ainsi pas respecter la parité.

Faute de volontaire, il est vrai que SUD-Rail a présenté une liste exécution exclusivement masculine au élections professionnelles. Un comble pour notre syndicat qui a été le 1er à prôner l’égalité Femme/Homme dès notre création dans les années 90. Pour ça, le TGI de Paris a annulé l’élection de nos 2 élus en CSE, au profit de quoi ou de qui… ? Rien ni personne ! Les 2 sièges resteront vides pour les 4 ans de mandature jusqu’en 2022.

Déjà que G&C a fait le choix de sur-représenté le collège cadre au CSE et puisque le tribunal a annulé l’élection de 2 représentants des salariés de l’exécution sans les remplacés, qui est gagnant dans cette histoire… ?

La loi travail (validé par la CFDT) avait déjà supprimé 87% des représentants du personnel, la CFDT vient d’apporter une nouvelle contribution en faisant supprimer 2 mandats de plus à G&C.