Technigares : Filialisation de Gare & Connexions

L A FILIASATION N ’EST NI PLUS NI MOINS QU ’ UNE PRIVATISATION !

La ministre du transport l’a annoncé récemment : dans son projet de réforme, le gouvernement souhaite que Gares & Connexions devienne une filiale de SNCF Réseau.

Cette situation met en danger nos conditions de travail et nos acquis sociaux obtenus tout au long de l’histoire de la SNCF.

Devenir une filiale signifie : ne plus faire partie de la grande SNCF, c’est devenir une société qui lui appartient et qui n’a d’autre but que faire du profit.
Nous allons toutes et tous devenir de simple numéro parmi tant d’autre, on ne demandera qu’une chose à nos hiérarchiques : nous rendre rentable le plus possible.

Ne plus faire partie de la SNCF et simplement lui appartenir, c’est aussi ne plus dépendre de tous les textes RH. Ces règles qui nous protègent en tant que salarié aussi bien sur le plan social que d’un point de vue sécuritaire.

Si demain, G&C ne fait plus partie intégrante de la SNCF, nous dépendrons d’un nouvel accord d’entreprise qui devra être créé. Nos RP, RU, RQ, nos 52 repos doubles annuels seront remis en cause. Nos primes, nos accords locaux seront menacés !

DEVENIR UNE FILIALE C ’EST RENONCER AUX TEXTES RH QUI NOUS PROTÈGENT AU DELÀ DES ARTICLES DU CODE DU TRAVAIL !

Devenir une société anonyme filialisée, c’est rendre possible un plan social et économique.
Dans une telle situation, tous les emplois seront menacés. Les équipes techniques, déjà en souffrance, risquent de disparaître totalement et que dire des postes de cadres qui sont actuellement beaucoup plus nombreux à G&C que dans n’importe quelle autre entité de la SNCF…? L’appât du gain est insatiable, que pensez vous qu’il arrivera lorsque G&C voudra gagner encore plus de pognon ?! Des postes seront supprimés et tous les collèges seront concernés !

Chez Gares & Connexions, le directeur général (P. ROPERT) dirige pas moins de 10  directeurs, qui eux-mêmes dirigent aussi une dizaine de directeurs et parmi ces derniers directeurs, certains ont eux aussi plusieurs directeurs sous leur autorité. Au total, dans la branche : 60 personnes occupent un poste de directrice ou de directeur !

Que dire du nombre de chef d’unité, chef de projet… chefs en tout genre qui seront les premiers à voir leur effectif diminuer quand l’heure sera venu des coupes dans la masse salariale ?

Aujourd’hui dans un TechniGares, un agent peut avoir jusqu’à 6 à 7 chefs qui le sépare du DET sur l’organigramme quand il n’y en avait qu’un ou deux à l’époque de l’Infra.

POUR SAUVER NOTRE AVENIR , POUR GARDER UNE QUALITÉ DE VIE AU TRAVAIL, POUR NOTRE SÉCURITÉ . UN SEUL MOYEN POUR NOUS FAIRE ENTENDRE : LA GRÈVE !

Ca ne sert à rien de ronchonner et de débattre entre collègues devant une machine à café. C’est par la grève et uniquement par la grève que les salariés montrent leur  mécontentement à la direction.

LE 18 MAI 2018

Pendant près d’une heure, les militants en action ont envahis le siège de Gares & Connexions.
Patrick ROPPERT (directeur de la branche) ne vient pas échanger avec les occupants.
Il est représenté par Gilles BALLERAT (directeur des services clients).

L’HISTOIRE SE RÉPÈTE

1970 : L A SNCF CRÉÉ LE SERNAM.
2002 : L E SERNAM DEVIENT UNE FILIALE DE LA SNCF.
2005 : L E SERNAM EST PRIVATISÉ.
2012 : L E SERNAM DÉPOSE LE BILAN. GÉODIS NE REPREND QUE 800 EMPLOIS SUR 1440.

Depuis le début de la grève perlée, c’est en moyenne 12,5% de grévistes tous collèges confondus qui s’inscrivent dans le mouvement à Gares & Connexions (hors weekend et fériés). Au plus fort de l’action, c’est près de 25% des agents qui ont rejoins le mouvement contestataire.

Bien sûr, nous sommes loin des chiffres de certains établissements qui oscillent entre 70 et 80% comme chez les mécanos de la ligne D. Mais cela est tout de même représentatif du mécontentement des agents de la branche, qui est plutôt accoutumée à compter difficilement 2,5% sur une grève plus « habituelle ».

Ne pensons pas que la grève d’un agent d’un TechniGares ou plus généralement de G&C ne sert à rien parce que nous ne sommes pas visibles dans le paysage ferroviaire des  usagers.

Parce que les autres cheminots, les aiguilleurs, les agents de la vente et de l’escale, les conducteurs qui s’inscrivent dans la grève suivent les chiffres de tous les établissements pour avoir le courage de continuer.

Oui, une grève c’est difficile, une perte de salaire ne fait jamais plaisir mais demain, avec la perte des EVS, c’est tous les mois que nous perdrons l’équivalent de 3 à 6 jours de salaire nets.