Tous en grève le 19 juin en soutien à Rénald.

Notre camarade Renald SZPITALNIK contrôleur à l’ESV PSE et élu CSE Axe TGV Sud-Est passera en conseil de discipline le mercredi 19 juin avec une demande de radiation des cadres (licenciement) de la direction. Il est accusé d’avoir voulu voler une vieille traverse de chemin de fer sur le site de Conflans du TSEE, l’un des sites ferroviaires les plus surveillés de France.

Vieilles traverses, pleine de créosote qui pourrissent par milliers le long des voies, des bâtiments SNCF voire à côté des bâtiments syndicaux comme c’est le cas en gare de Lyon. La direction accuse même notre camarade d’avoir voulu mettre la traverse sur le toit de sa voiture, sans même se rendre compte du ridicule de cette accusation: cela l’aurait obligé à passer devant le poste de vigile… avec une traverse sur le toit. Peu importe la loufoquerie de l’accusation, le but étant de disséminer le doute dans la tête des cheminots. « Calomniez calomniez, il en restera toujours quelque chose ».

Pourtant le 15 mars 2019, ce n’est pas pour la voler que Rénald a déplacé, une vieille traverse de chemin de fer, mais pour barrer l’entrée de toilettes insalubres et faire ainsi réagir la direction du site.

Ce n’est donc pas un vol mais une action syndicale, comme des milliers de cheminots en ont fait au cours de leur carrière: bruler des traverses/palettes lors d’un piquet de grève, allumer une torche en pleine manifestation…

C’est bien , en partie, grâce à toutes ces actions syndicales, ces torches brûlées, ces traverses en feu qu’il existe à la SNCF un droit social meilleur que dans la plupart des autres entreprises privées.
C’est bien pour avoir voulu tenter une action syndicale que Rénald risque la plus grosse sanction. Pourquoi un tel acharnement ! Acharnement qui, d’ailleurs, ne se limite pas qu’aux représentants du personnel, mais concerne l’ensemble des cheminots. Car la direction de la SNCF doit faire passer en quelques mois, ce qu’elle espèrait depuis des années: la casse de notre statut, de nos métiers, de notre boîte. Pour cela aucune tête ne doit dépasser, aucune traverse ne doit être déplacée. Il faut mater les militants comme Rénald, militant particulièrement actif lors des grèves de 2018 qui n’hésita pas en tant que membre CHSCT à poser un droit d’alerte générant quelques difficultés pour la direction de l’ESV…

Ce type de syndicaliste doit être mis au pas à la première occasion qui s’offre. Car le message de fermeté doit passer pour tous les autres.

Rénald à PSE, Eric à PSL, Linda à PRG, Yannick à Nantes et combien d’autres dans les régions. 4 élus SUD-Rail qui risquent la porte en moins d’un an, ça suffit !

Article du Parisien sur la discrimination syndicale en gare de Paris Lyon

Par ailleurs c’est la deuxième fois en moins de 3 mois que notre syndicat est victime de discrimination syndicale sur gare de Lyon. En janvier les directions de l’ESV (encore elle) et de Gares et Connexions ont voulu se débarrasser de l’ensemble de l’équipe SUD-Rail de la société de gardiennage Lancry. Grace à plusieurs témoignages audios, un article fut publié dans le Parisien et l’inspection du travail est intervenue, obligeant la direction à revenir en arrière. Il y eut même une enquête du comité éthique de la SNCF.

Dans ce contexte d’acharnement SUD-Rail n’hésitera pas à aller au tribunal.

Rassemblement du 08 avril en soutien à Rénald

Nous étions plus de 300 cheminots le 8 avril afin d’accompagner Rénald lors de son premier entretien disciplinaire. Il faudra être beaucoup plus le nombreux le 19 juin pour le soutenir et faire reculer la direction dans son acharnement contre les cheminots et les militants syndicaux qui relèvent la
tête !

Voilà pourquoi SUD-Rail appelle les cheminots à se mettre massivement en grève le mercredi 19 juin et à venir nombreux devant les locaux du conseil de discipline de Rénald à partir de 12h au CNIT à la défense (RER A).