RER D : retour au Far West

Communiqué de presse SUD-Rail et FUT-SP (SOS-USAGERS) : Renforcer la présence humaine et les effectifs dans les gares SNCF et les trains de la ligne D du RER

L’agression survenue samedi dernier à bord d’une rame du RER D en gare de Grigny-centre a été particulièrement médiatisée du fait de son caractère exceptionnellement grave.

Ce fait est malheureusement révélateur de la hausse des agressions que connaissent les usagers et les travailleurs du rail en Ile-de-France (IDF) notamment sur la ligne D qui est la plus fréquentée. Face à ces phénomènes aux causes multiples, nous réclamons que la SNCF et les pouvoirs publics mettent les moyens
humains et financiers nécessaires afin de garantir sur le long terme la sûreté dans les transports en IDF, en
plus des mesures d’urgence déjà prises.

Comme nous le dénoncions déjà dans un communiqué commun du 29 novembre 2012, les moyens humains ont été réduits provoquant une dégradation des conditions « d’humanisation » des gares du sud de la ligne D du RER, c’est-à-dire la présence humaine assurée jusqu’au dernier train dans la plupart des gares du sud de la ligne D, de Paris gare de Lyon jusqu’à Corbeil et Melun.

En effet, la direction SNCF a prétexté en décembre 2012 la pénurie de maîtres-chiens des entreprises de la soustraitance pour remplacer la moitié des maîtres-chiens par de simples « agents de sécurité » et a donc supprimé la présence dissuasive dans la moitié des 20 gares humanisées : Maisons-Alfort, Vert-de-Maisons, Orangis Bois-del’Epine, Bras-de-Fer, Montgeron, Yerres, Brunoy, Combs-la-Ville, Cesson, Le Mée… C’est pourquoi, nous demandons que soient rétablis et même renforcés les effectifs nécessaires en maîtres-chiens.

Plusieurs grèves des agents commerciaux jusqu’en février ont permis de limiter les dégâts dans la remise en cause des collectifs de travail « humanisation » (collectifs composés jusqu’à il y a peu au minimum de deux agents SNCF et d’un maître chien) et la mise en place, dans les « situations dégradées » (donc en cas de manque ponctuel de personnel SNCF ou de l’entreprise de gardiennage), des procédures pour ouvrir coûte que coûte les gares au détriment des conditions de travail.

Concernant les équipes de médiation PROMEVIL qui circulent en journée à bord des RER, il faut les pérenniser en transformant ces emplois précaires en emplois stables.
Toujours dans une optique de prévention, il conviendrait que la SNCF soit en contact avec les équipes locales de prévention de la délinquance.

Pour ce qui est de la mise en place prochaine des Equipes mobiles de lignes, prévues par le contrat STIF/SNCF, le « redéploiement des effectifs » ne doit pas se faire au détriment des petites gares en cours de désertification et des collectifs de travail SNCF existants (suppression d’une partie des équipes escortes SNCF présentes dans les derniers trains).

Enfin, face à la pénurie chronique des effectifs, nous demandons les embauches nécessaires sur l’ensemble de l’IDF dans les secteurs du service commercial, mais aussi au transport, à la traction, au contrôle et à la SUGE (surveillance générale SNCF) dans une optique de prévention des risques.

La ligne D est la plus fréquentée avec plus de 550.000 voyageurs par jour et une augmentation de près de 50% du nombre de voyageurs dans les dix dernières années. La FUT-SP (SOS-USAGERS) et le syndicat SUD-Rail demandent conjointement au STIF et à la SNCF de mettre en oeuvre les moyens humains et matériels nécessaires afin de renforcer la présence humaine en gare et dans les trains. Il s’agit de garantir durablement la sécurité des agents et des usagers et d’améliorer concrètement la qualité du service public ferroviaire quotidien dont ont besoin les usagers de la ligne D du RER.

(2 commentaires)

    • corinne guedet sur 23 mars 2013 à 23 h 36 min

    les agents de sécurité ou la police font surface aux heures de fréquentation dans la journée sur une ligne très fréquentée et à risque du RER D..
    passagère depuis 4 ans sur la ligne Evry Courcouronnes gare de Lyon à raison de 4 soirs en semaine vers 22h ou 23h, je n’ai jamais vu des agents de la sécurité faire leur travail le soir, en effet c’est moins confort pour eux et leur famille mais cela le serait un peu plus pour les usagers du soir, si la fonction “agent de sécurité” a toujours du sens et ne reste pas un terme administratif!!

      • Webmaster sur 24 mars 2013 à 0 h 12 min

      Bonjour et merci pour votre message.

      Je suis tout à fait d’accord avec vous et c’est bien ce que demande SUD Rail : La sécurité pour tous et à toutes les heures, et pas seulement devant les caméras quelques jours après une agression…

      Le webmaster du site.

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