Retraites : Grèves et manifestations le 10 septembre.

1993, 1995, 2003, 2007, 2010, et maintenant 2013 : les gouvernements successifs s’acharnent contre notre système de retraite, satisfaisant ainsi les revendications patronales.

Leur volonté permanente est de brader les acquis sociaux,gagnés grâce aux luttes syndicales passées. Le nouveau projet de loi sera présenté début septembre, mais nous connaissons déjà son orientation: faire payer les salarié-es, les chômeurs-ses, les retraité-es, les jeunes en formation.

Travailler plus longtemps, ce serait naturel ?
L’argument a été employé à chaque contre-réforme : “on vit plus vieux, on doit donc travailler plus longtemps !”

C’est oublier le chômage, la précarité, le recul de l’espérance de vie en bonne santé… et surtout le fait que la productivité et les profits ne cessent d’augmenter.

Il n’y a nul besoin de travailler plus longtemps, sauf pour remplir toujours plus les poches des patrons et des actionnaires.

Un problème de financement? Non, de répartition de la richesse !

Conseil d’Orientation des Retraites, rapport Moreau, gouvernement, tous mettent en avant le besoin de 20 milliards d’euros pour 2020.

40 milliards d’euros ont déjà été pris dans les poches des salarié-es (en activité, au chômage ou en retraite) par l’allongement de la durée de cotisations, le recul de l’âge de la retraite, l’instauration de la décote, la désindexation des pensions par rapport aux salaires, l’augmentation du nombre d’années prises en compte pour le salaire de référence, la baisse du rendement des complémentaires.

Ce sont les salarié-es qui produisent la richesse collective. Nous ne devons rien à celles et ceux qui nous la confisquent en s’appropriant le fruit de notre travail. Imposons une autre répartition des richesses, et les 20 milliards pour les retraites seront bien vite trouvés !