Lettre du personnel des activités sociales du CER de PSE

Déc 11, 2013 | CSE Personnel CASI

 

Paris, le 04  décembre 2013

 

 

Le 26 novembre, nous, personnels des Activités sociales du CER de Paris Sud Est avons cessé le travail pendant une heure afin d’exprimer notre mécontentement et porter nos revendications auprès de nos responsables.

En effet, la politique de mobilité et de polyvalence n’a fait qu’augmenter depuis ces dernières années  pour que le service aux cheminots soit rendu (même au minimum).

Pour exemple, des changements d’affectations  pour pallier aux absences non remplacées, des charges de travail supplémentaires sans concertation ni formation détériorent de plus en plus nos conditions de travail.  Nous ne sommes jamais remerciés ni même reconnus pour notre investissement et nos rares usages acquis nous sont supprimés.

Pourtant nous avons tous et toutes joué le jeu afin que nos activités et nos sites vivent.

Au nom de la cohésion, nous avons pallié aux manques occasionnels, mais cette situation est devenue  « permanente et obligatoire ».

Par ce débrayage, nous voulions que s’ouvrent très rapidement de réelles négociations afin que la réalité de notre travail quotidien, nos compétences et responsabilités  individuelles  soient reconnues et  récompensées par le salaire correspondant :

Dans les jours qui ont suivi, nous avons été reçus par la direction, qui a annoncé que, si quelques cas individuels pouvaient être étudiés, il n’était pas question de prendre des mesures générales.

Cela ne répond pas à nos demandes, puisque nous voulons que ce soit l’ensemble de nos métiers qui soient revus à leur juste valeur.

Alors stop, nous refusons le cas par cas, et l’instauration du salaire au mérite, politique dénoncée haut et fort par nos employeurs syndicalistes quand elle est mise en œuvre par la SNCF.

La direction (technique et élue) aurait tort de vouloir nous imposer le « diviser pour mieux régner », elle doit changer d’attitude et faire de véritables propositions. Notre message est clair :

  • Nous demandons que nos coefficients soient mis en corrélation avec nos prérogatives professionnelles réelles.
  • Nous demandons que le CE joue sont rôle d’employeur syndicaliste et non de patron du CAC 40.
  • Nous demandons l’arrêt  de l’accumulation des taches supplémentaires de nos fonctions  au nom de « la polyvalence » qui nous empêche de mener à bien notre travail

Si ce n’était pas le cas, la direction du CER porterait la responsabilité d’autres actions qui pourraient péjorer les activités du CER, notamment en cette période de fêtes.

Ce que nous vivons quotidiennement au sein de « notre entreprise pas tout à fait comme les autres »…, les élus  de notre CER ne le tolèreraient pas pour les cheminots.