Politique tarifaire de la SNCF, SUD dénonce…

28 Jan 2016

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La SNCF a annoncé dans les médias la fin de l’échange et du remboursement « sans frais » des billets de train « loisir » pour le mois d’avril 2016.

La tarification, les conditions d’échange et de remboursement sont des éléments intrinsèquement liés au service public ferroviaire : la souplesse d’accès au train est considérée par les usagers comme un élément déterminant.

La tarification que la SNCF souhaite mettre en place en avril consiste à augmenter le prix des billets sur les trains très demandés. Sur les autres trains le prix pourrait diminuer. Pour les détenteurs de cartes commerciales, la réduction de 50% disparait sur les TGV et les trains à réservation obligatoire au profit d’une réduction allant de 25% à 40% (uniquement cartes séniors en 1ère) sur le prix du jour. Pour les tarifs dits « sociaux », le tarif réglementé qui sert de base au calcul de la réduction ne sera désormais plus communiqué aux usagers.

La fédération SUD-Rail dénonce l’abandon du peu qui restait de la politique tarifaire de service public, simple et compréhensible par tous les usagers. Il est par ailleurs assez abject que dans la communication de l’entreprise, l’explication à cette refonte tarifaire se trouve en partie dans les
« millions perdus » après les attentats de Paris et la « moindre » fréquentation des transports qui en a découlée… Heureusement que toutes les entreprises ne se comportent pas de la sorte.

La fédération SUD-Rail dénonce cette nouvelle étape dans la casse des chemins de fer qui tourne le dos à une politique commerciale s’inscrivant réellement dans le cadre du service public nécessaire à tous et toutes.

Partout en France, en fermant des lignes et des circulations, en supprimant les boutiques SNCF en ville, des guichets Grandes Lignes et régionaux des petites, moyennes et même grandes gares, la SNCF casse plus qu’elle ne développe les chemins de fer. Ce sont des milliers d’emplois qui ont été supprimés entre 2010 et 2015. En 2016, un nouvel échéancier organise des nouvelles fermetures de guichets s’accompagnant de nouvelles suppressions d’emplois plus d’un millier d’emplois devraient disparaitre.

Plus de 6 millions de travailleurs de France recherchent un emploi, les choix de la SNCF et de ses dirigeants sont iniques.

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