PEPY, deux mandats de trop !

A l’heure du questionnement sur le renouvellement de la mandature du Président de la SNCF, à l’heure de l’énième exercice de communication de Guillaume Pépy, la Fédération SUD-Rail juge bon de rétablir la vérité du bilan des années Pépy.

Le Président du démantèlement du système ferroviaire public. Ayant quitté une première fois la SNCF en 1995, il ne reviendra qu’en 1997, comme Directeur Général Exécutif, une fois que le principe de l’éclatement aura été posé avec la création de RFF… tout un symbole !

Sous ses deux mandats-de-trop, cette casse du système prendra la forme de la gestion par activités qui a mis fin à toutes les mutualisations, rigidifié le fonctionnement et fait perdre les compétences système. C’est ce que les experts nommés en 2017 suite aux incidents à répétition Gare Montparnasse pointent dans leur rapport sur la “robustesse”. C’est aussi le président de l’éclatement du système en 3 (SNCF/SNCF-Réseau/SNCF-Mobilités) en 2014, avec en parallèle une multiplication des externalisations par filiales et une sous-traitance massive. Puis, à peine 3 ans plus tard, en 2018, un nouvel éclatement en 4 entités (SNCF/SNCF-Réseau/SNCF- Mobilités/Gares & Connexions) et la filialisation annoncée du Fret.

Le Président des catastrophes : Dans sa tribune auto satisfécit, le président de la SNCF oubli de dire que ses deux mandats sont aussi marqués par des catastrophes. Il y a eu Brétigny en 2013, Denguin en 2014, Eckwerscheim en 2015 et le train fou de Serqueux, toujours en 2015. A cela s’ajoutent de nombreux incidents marquants, comme par exemple la panne géante du RER B de novembre 2012 ou encore celles de la Gare Montparnasse en juillet et décembre 2017. La liste est longue…

Le Président de la destruction des organisations et des collectifs de travail : Tous ces accidents ou incidents illustrent que ces évolutions d’organisation sont au détriment de la qualité et de la sécurité des services ferroviaires. Fallait-il attendre autre chose d’un président qui a commencé son mandat en 2008 avec un grand forum de ses cadres au Palais des Expositions de Versailles, où il fera venir Didier Lombard, ex-PDG de France Télécom, en présentant l’entreprise et son patron comme modèle à suivre. Tout un symbole quand en mai 2019 le procès en correctionnelle de Didier Lombard et de deux de ses lieutenants, pour la responsabilité de leur management dans la vague de suicides à France Télécom,va commencer.

Le Président du bilan social désastreux : au-delà d’un plan social continu sur dix ans, nous sommes passés d’une dizaines de suicides par an entre 2007 et 2011, à un rythme d’une cinquantaine de suicides par an en 2017, avec une omerta coupable sur tout ce qui permettrait d’analyser les liens avec les organisations du travail et de les modifier …. Comme pour Brétigny, PEPY a retenu les leçons des drames de France -Télécom et à mis en place un système qui ne visera qu’à couvrir ses agissements !

Bon débarras !

SUD Rail Paris Sud-Est

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