C’est catastrophique et le futur PDG promet pire, il faut riposter!

Il n’aura pas fallu attendre le véritable Big Bang Social promis suite à l’entrée en vigueur de la mauvaise loi du Pacte Ferroviaire pour mesurer les conséquences de la politique de régression sociale de la direction SNCF, sous impulsion de l’Etat.
Depuis plusieurs années, nous subissons de plein fouet les suppressions d’emplois, la casse de nos métiers et le management violent, sous prétextes d’économies et de plan de productivité.

L’ouverture à la concurrence et l’éclatement de l’entreprise SNCF en 5 Sociétés Anonymes servent de nouveaux prétextes pour augmenter la pression.
La contre réforme du système de retraites à points vient alourdir le tableau des reculs sociaux que nous subissons dans l’entreprise.

A l’instar de ce que les salariés de France Télécom ont connu au moment de l’ouverture à la concurrence, c’est un plan social permanent que les cheminot(e)s subissent depuis quelques années, accompagné d’une violence au travail qui brise des vies ! Le bilan social de l’année 2018 est encore pire que celui de 2017, déjà historiquement alarmant !

En 2018 :
Intercités -10,1 % des effectifs,
SNCF Voyages -5,1 % des effectifs
Matériel -6,8% des effectifs,
FRET SNCF – 7% des effectifs
et SNCF Réseau n’est pas épargné, -1,2% des effectifs…

Pour un total de 3562 emplois supprimés !

Mais pour nos patrons, tout va bien ! “dans la moyenne des grandes entreprises”, indique au Parisien le directeur des ressources humaines…. “Le nombre de démissions à la SNCF a toujours été très bas. ” ou encore “ Il y a une forte concurrence pour embaucher des chaudronniers, des mécaniciens ou des agents de maintenance ” .

Pas un mot sur la situation sanitaire et sociale catastrophique des salarié(e)s, sur leurs souffrances alors même que deux cheminots se sont encore donnés la mort en deux jours début octobre !

Et qu’en pense J.Pierre FARANDOU, le nouveau PDG ?

C’est dans ce contexte, où choix patronaux et conséquences sur les salarié(e)s sont directement liés, que le futur PDG de la SNCF multiplie les annonces d’austérité … Rien sur la situation de crise sociale que traverse les salarié(e)s, J.Pierre Farandou va-t’il suivre le même cynisme que Pépy et devenir le Lombard (France-Télécom) des salarié(e)s de la SNCF ?

Travailler toujours plus, dans des conditions qui se dégradent continuellement, et encore plus longtemps si la contre réforme du système de retraites à points s’applique…

La Fédération SUD-Rail s’insurge contre l’aggravation promise de la situation sociale et travaille d’ores et déjà à construire un rapport de force le plus large possible pour casser cette logique permanente de casse sociale qui nous fait souffrir.

A partir du Jeudi 05 Décembre 2019, pour ne pas perdre notre vie à la gagner, il va falloir se battre pour gagner d’autres droits et une autre réforme des retraites, !

Non à la double peine ! !