Sanctions, censure et suites au droit de retrait

Un droit de retrait pour la sécurité !

Suite à l’accident avec un camion, au passage à niveau de saint Pierre sur Vence le mercredi 16 octobre, où un ADC s’est retrouvé seul pour évacuer 70 usagers et sécuriser le lieu de l’accident pour éviter un sur-accident alors qu’il était lui-même blessé. Suite aux non-réponses de la direction aux interpellations et revendications des organisations syndicales concernant la sécurité des circulations:

  • Fin des EAS (Equipement Agent Seul) sur les TER.
  • L’abandon de la suppression des autorisations de départs de train.
  • Vérification et mise en place d’une alternative pour tous les passages à niveau dangereux.
  • Solution pour protéger la radio de secours en cas de choc…

Les ADC et ASCT de France ont donc, dès le jeudi soir, commencé à poser individuellement un droit de retrait pour danger grave et imminent. Ne se sentant plus en sécurité et en capacité de pouvoir faire leur train. Très vite, les médias ont fait écho de nombreuses suppressions de train (60% des trains supprimés le vendredi dans toute la France) et sur la ligne D et R de notre région quasiment plus aucun train ne circulait et de nombreux TGV ont été supprimés.

Des réponses de la direction ?

En réponse, la direction et le gouvernement se sont étalés dans tous les médias et ont crié, d’une seule voix, à la grève sauvage sans préavis et à d’éventuelles poursuites (judiciaires et sanctions internes) en apportant bien peu de réponses aux organisations syndicales convoquées dans l’urgence. Après 5 heures de discussion, dans la nuit de vendredi à samedi la direction propose :

  • report de 3 à 6 mois de la suppression des autorisations de départ de train.
  • accélération des embauches non réalisées en 2019 à la Suge et dans les gares.
  • modification des AGC et des procédures sur ce type de rame.

Ce qui ne répond pas aux attentes légitimes des cheminots en droit de retrait. De nombreux agents sont restés en droit de retrait tout le week-end. Sur PSE, la majorité des agents ont repris leur travail le dimanche.

Si cette action de sécurité n’aura pas permis d’apporter des réponses satisfaisantes, elle aura mis en lumière auprès du public les dérives de la SNCF en matière de sécurité.