Ils craquent : enfonçons le clou pour gagner !

Depuis des semaines, Président, ministres et patrons répètent en boucle « on ne bougera pas ! ». Grâce à celles et ceux qui sont en grève depuis le 5 décembre et aux millions de personnes qui défilent dans la rue tous les deux jours, cela s’avère faux.

C’est le rapport de forces qui détermine les décisions politiques ; d’où des dispositions particulières « lâchées » pour certains secteurs professionnels qui confirment que cette contre-réforme n’a rien d’universelle, d’où la disparition temporaire de l’âge pivot du texte du projet de loi.

Mais ce qui montre aussi que nous ne sommes pas loin de gagner cet affrontement est la violence policière de ces derniers jours ordonnée par le gouvernement … qui a peur !

Un recul « provisoire » qui ne change rien au fond !

Le gouvernement annonce un retrait « provisoire » de l’âge pivot : c’est une manœuvre dilatoire et surtout une des dernières cartouches du Premier Ministre. Alors même que les grévistes et les manifestant-es demandent toujours le retrait de ce mauvais projet, le gouvernement a déjà fixé le cadre : une conférence de financement d’ici Avril avec un contenu verrouillé à l’avance. Le courrier d’Edouard Phillipe le confirme, il y aura bien « un âge d’équilibre » et il n’y aura pas d’augmentation des cotisations.

Le gouvernement fait mine de donner la main aux « partenaires sociaux » jusqu’en avril mais il garde le dernier mot dans le cadre inchangé du projet de retraites à points en prévoyant d’agir par ordonnances. Nous allons régler plus rapidement ce problème de financement en leur imposant par notre lutte une meilleure des répartitions des richesses !

Nous voulons toujours le retrait de ce système par points !

Les 9, 10 et 11 janvier les mobilisations auront été d’une grande force. Ce samedi, elles ont pris de l’ampleur avec un caractère interprofessionnel et intergénérationnel marqué. Cela ne fait que renforcer la détermination et le refus, par une majorité de la population, de ce projet absurde de régime unique de retraites par points et ce, malgré toutes les tentatives et manipulations du gouvernement.

Les organisations syndicales CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, MNL, UNEF et UNL appellent l’ensemble du monde du travail et la jeunesse à poursuivre et à renforcer la grève reconductible là où les salarié-es le décident pour gagner le retrait du projet de loi !

Demain, des Assemblées Générales auront lieu, dans toujours plus de secteurs, pour décider d’amplifier cette grève interprofessionnelle commencée le 5 décembre. En lien avec la dynamique offensive de l’intersyndicale nationale et majoritaire, des actions et manifestations interprofessionnelles se multiplient sur l’ensemble du territoire les 14, 15 et 16 janvier. Tous les moyens sont mis en place pour généraliser, encore plus fortement, la grève dans le pays.

Six semaines de grève : toujours debout et motivé-es !

Le patronat, les financiers, celles et ceux qui vivent de notre travail s’inquiètent pour leurs profits. La grève attaque directement le système dont cette minorité profite. C’est ce qui explique les hésitations gouvernementales, les contradictions au sein de la Majorité présidentielle. Après 40 jours de grève à la SNCF et à la RATP, la détermination est toujours là : et même si, après six semaines de grèves, le nombre de grévistes fluctue à la SNCF selon les journées, les cheminotes et cheminots ne lâcheront rien afin obtenir le retrait du texte et d’améliorer le système actuel.

En ce début de semaine, la fédération des syndicats SUD-Rail appellent les cheminotes et cheminots à continuer à participer aux centaines d’Assemblées Générales, s’organiser entre grévistes pour être toujours massivement présent dans les actions et les manifestations. Nous devons continuer également les tournées dans les brigades, chantiers, résidences, bureaux pour convaincre les salarié-es de ne pas baisser les bras et d’amplifier notre lutte.

Grève et journées d’actions : une semaine pour amplifier notre rapport de forces … et les faire céder !

Nous sommes toujours dans le même cadre : un allongement de la durée de travail et une baisse des pensions – confirmés par le courrier d’E. Philippe – ainsi que la capitalisation de nos retraites vers le privé (l’article 64 du projet de loi demande « aux secteurs de l’assurance à se mobiliser »).

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