Covid 19 : EIC PSE tract du 24-04-2020

Avec le déconfinement « progressif » annoncé au 11 mai, la SNCF à tous niveaux pousse à la reprise du travail comme si la crise sanitaire était dernière nous.
Pour autant beaucoup d’entre nous sont toujours confinés et en chômage partiel. Nous vous rappelons donc que le chômage partiel occasionne une suspension du contrat de travail. Vous n’avez donc pas à répondre aux diverses sollicitations d’un quelconque membre de la direction et/ou de votre hiérarchie.
Restons donc prudents et gardons bien à l’esprit que pour le moment, la meilleure des protections ne réside pas dans l’usage d’un masque ou dans le respect d’une distanciation physique, mais bien dans le fait de rester chez soi.

MASQUES

Une nouvelle dotation de masques chirurgicaux a dû arriver ce jeudi 23/04 à l’EIC en provenance de Réseau IDF. La DET ne sait pas combien elle en recevra, surprise…

En une semaine, 700 masques ont été utilisés sur notre établissement. Pour l’instant, les règles de mise à disposition restent inchangées. Seuls les sites de production « multi-occupés » (plusieurs agents sont présents simultanément) à raison de 2 masques par service et par agent concerné. A compter du 11 mai, le port du masque qui n’est pas imposé dans l’immédiat au travail, le sera lorsqu’il sera fourni par l’établissement.

Le port d’un masque pourrait être rendu obligatoire dans les transports publics pour lutter contre l’épidémie de Covid-19 à compter du 11 mai. Jean-Pierre FARANDOU prône en particulier « le port du masque obligatoire » dans les transports ferroviaires.

Les Présidents et PDG de l’UTP, RATP, SNCF, TRANSDEV, KEOLIS et AGIR se sont d’ailleurs réunis pour adresser un courrier au Premier Ministre dans lequel ils précisent que « l’absence de masque devrait exposer à une amende dissuasive » suggérant « à cet égard de reprendre le barème progressif des amendes pour infraction au confinement ».

Normal, la pénurie commençant à s’amoindrir, l’utilité du masque qui était récemment contestée devient salvatrice dans le cadre d’un usage de prévention sur l’espace public. Pour autant, il n’y aura pas de masque pour tout le monde… mais les amendes vont pleuvoir!

Des communes, des régions ont pris l’initiative, depuis plusieurs semaines, de commander ou de faire fabriquer des masques « réutilisables » à destination de leur administré.

C’est bien aux entreprises d’équiper leurs salariés sur le trajet domicile-travail et non aux collectivités locales ou régionales de fournir cet équipement. Cela fait plusieurs semaines que nous insistons sur le fait que tous les agents de l’EIC devant se rendre sur le lieu de travail en transport en commun ou en taxi doivent disposer de 2 masques fournis par l’entreprise (1 pour le trajet aller, 1 pour le trajet retour) ou d’un masque « réutilisable » aux normes.

La DET de l’EIC nous a indiqué qu’elle venait de recevoir une liste de fournisseur agrémenté, gageons que le nécessaire soit fait pour le 11 mai. Parce que si on doit faire nos propres masques, on va peut-être nous annoncer prochainement qu’il va falloir bosser sur le vaccin nous-mêmes.

Enfin, un gros point de désaccord persiste et nous ne pouvons que dénoncer l’interprétation erronée que fait la direction à ce sujet : le port du masque n’est pas une mesure se substituant aux gestes barrières, c’est bien une mesure complémentaire ! Hélas, certains médecin auraient confirmé à notre Direction que le port du masque n’était nécessaire que si les gestes barrières ne pouvaient pas être respectés… Grosse erreur !

DISPOSITIFS DE PROTECTION

La Direction envisage la mise en place de parois en plexiglas amovibles, transparents, légers et lavables. En fonction de l’ergonomie des postes ou des bureaux, ils seront disposés sur des pieds ou sur les plans de travail, afin de renforcer les mesures de protection de distanciation.

Au vu de la configuration de certains postes d’aiguillage (promiscuité entre Aiguilleurs ou avec l’AC…), l’installation ne sera pas forcement possible, et les gestes barrières ne pourront pas être respectés partout. Il faudra revoir l’organisation du travail entre les agents, du moins pendant un certain temps. Nous serons vigilants à ce que les UO modifient les organisations pour se conformer aux normes de distanciations, il ne peut pas y avoir de compromis !
Une commande des parois a été faite ce mardi 20 avril. La DET, le jour même de la commande n’était pas en mesure de nous préciser le nombre de parois commandées. Pas même un ordre d’idée. Elle était aussi dans l’impossibilité de nous dire si ce dispositif était prévu pour les postes de MOR ou MTU… on voit encore le sérieux avec lequel la Direction traite les problématiques sanitaires.

La DET est en mesure de donner des assurances aux activités concernant la reprise de la circulation mais elle est dans l’incapacité de donner des assurances aux agents de l’établissement qu’elle dirige lorsqu’il s’agit de mesures visant à protéger leur santé.

Mme KOUTSEFF nous disait en entretien dans un aparté philosophique qu’il fallait choisir ses combats, elle lève ici clairement le voile et laisse la possibilité à chacun de découvrir les choix qu’elle a faits…

PERSONNES SENSIBLES

Avec la reprise progressive des circulations et la réouverture des postes courant mai, l’établissement va avoir besoin de plus en plus de personnel.

La direction de l’EIC nous a fait part du cas des agents sensibles. Jusqu’à présent, les critères de classification des personnes sensibles n’ont toujours pas changé. Pour rappel, ils sont déterminés par le Haut Conseil de Santé Publique.

Malgré tout, avec la fin programmée du confinement, les salariés qui bénéficiaient d’un arrêt de travail au titre du COVID-19, à la fin de celui-ci, sont susceptibles de retourner au travail.

Le médecin du travail reste l’unique décisionnaire, au regard de la pathologie de l’agent, pour faire une demande de confinement COVID-19.
Avec des mesures sanitaires supplémentaires (masques, poste agent seul…) et l’adaptation du poste de travail, les médecins du travail pourront estimer que le retour à l’activité est possible.

De plus, pour les entreprises privées, au même titre que les personnes en arrêt de travail pour garde d’enfant , les agents sensibles passeront d’un régime d’arrêt maladie à un régime de chômage partiel à compter du 1 er mai.
La SNCF a demandé au gouvernement ce qui l’en sera pour les salariés du secteur public, elle est en attente de réponse, mais il est très plausible qu’il en soit de même.

PLAN DE TRANSPORT

Le plan de transport de la semaine 18 (du 27 avril au 3 mai) sera identique au plan de transport de la semaine en cours.
Une évolution de plan de transport est prévue pour la semaine 19 (à partir du 4 mai) : il y aurait 1 ou 2 journées plus fournies qu’à l’habitude pour Transilien qui devra repositionner ses rames sur les différents faisceaux. Une légère augmentation du trafic TGV est attendue.

Côté Transilien, un S2 est prévu au 1 er mai. Un S2 est aussi prévu pour Intercités et TER au 11 mai. Le Morvan sera donc réouvert pour cette date avec une levée des cat. C les 5 et 6 mai.

Côté Ligne R, toujours la problématique de Bombardier: les rames sont encore sous garantie, la maintenance ne peut de se faire que par Bombardier. Il ont cessé toute activité depuis le 16 mars et la SNCF n’est toujours pas au courant de la date de leur reprise. En attendant, toutes les rames Régio2N sont immobilisées. Au moins une bonne nouvelle pour nos collègues caténairistes!

En tous cas, la DET nous a dit avoir garanti à toutes les activités sa capacité à assumer un S2 (toutes activités confondues donc, sauf pour voyages) dès le 11 mai.

La Gare de Bercy rouvrira le 11 mai. Le décalaminage se fait d’ores et déjà les mardis et jeudi/vendredi. La levée des cat. C se fera durant la semaine 19.

La reprise du trafic TGV est toujours incertaine. Voyages n’a toujours rien communiqué à ce sujet.

Concernant le fond de gare PLY, il faudra veiller à ce que des itinéraires ne soient pas tombés en cat. C même si la circulation a été maintenue ces dernières semaines.

La plan de transport du fret, actuellement de 50%, risque de vite augmenter avec le déconfinement progressif au 11 mai et la reprise de l’activité des usines et industries.

Elle est donc capable de donner des assurances aux Activités, mais pas aux agents de l’EIC…
On comprend donc bien que le plan de transport n’est pas envisagé en fonction du nombre d’agents en capacité de travailler et en fonction des postes réouverts mais bien en fonction des décisions prises et imposées par le STIF… à charge de la Direction de faire le maximum pour pousser le plus de monde sur le chemin du travail!

Un S3 serait envisageable au 25 mai si tous les postes sont réouverts, mais la Direction ne peut pour le moment pas s’engager sur ce point.

TRAVAUX

La SNCF force la reprise des travaux d’investissement. Les travaux à Nicolaï, le GOP Corbeil et le BAL dans l’Yonne devraient très vite reprendre en semaine 19.

Les postes de St-Florentin, Tonnerre et Lézinnes devraient donc rouvrir en journée.

Pour les autres travaux, une nette augmentation est donc à attendre. Il semblerait que les Directions d’Établissement, que ce soit EIC ou IPSE soient sur la même longueur d’ondes.

Le décalaminage du secteur de la gare de Bercy est en cours.

Le graissage sur le secteur de Paris/Bercy a été suspendu depuis le 16 mars. Une reprise est prévue à compter du 4 mai. 2 équipes de graisseurs interviendront simultanément.

TENUE DES POSTES

PAR : évolution de reprise difficile à prévoir puisque l’évolution du plan de transport n’est pas connue.

COGC : réouverture progressive de la Régul. en semaine 19, avec la présence d’1 ou 2 régulateurs. Les Table 1 et 3 reprendraient d’abord (zone dense), la Table 2 reprendrait plus tard mais aucune date n’est fixée pour le moment. La nécessité de respecter les mesures sanitaires en vigueur viennent réinterroger l’espace de travail à la Régul. La direction étudie l’idée de retourner le poste de travail de la Table 1 pour limiter la proximité entre les agents. L’ESTI a donné son accord de principe pour la réalisation de l’opération. Aucune étude sérieuse n’a pour autant été faite.
Par ailleurs, l’absence de régulation semble avoir posé problème pour certains travaux et trains de fret. L’EIC réfléchit donc à la mise en place d’une procédure spécifique pour éviter de planter des trains ou des travaux.

VSG P4 : la direction se questionne sur la nécessité d’avoir 2 aiguilleurs présents au même moment pour gérer les circulations. Même en S2, il n’est pas sûr que la Direction envisage de faire revenir les 2 aiguilleurs du P4 dans l’immédiat.

Une réouverture quasi-totale de tous les postes est donc envisagée par la Direction pour le 11 mai.

Pour les collègues en télétravail, le dispositif sera maintenu au maximum et ce malgré la déconfinement progressif à compter du 11 mai. Toutefois, la Direction a laissé entendre que l’organisation des pôles et équipes pourraient se faire en envisageant la présence d’un agent sur site.

COMMISSIONS DE NOTATIONS

Courant mars, les commissions de notation Exécution/Maîtrise/Cadre étaient censées se réunir. Une consigne RH de mars précisait que toutes les commissions de notation étaient reportées au mois de mai 2020 au plus tôt, avec des effets rétroactifs au 1 er avril. Les commissions de notations se tiendront si possible en présentiel ou, sinon, en visioconférence.
Avec la reprise de l’activité pour le mois de mai, il semble peu probable que les commissions puissent se réunir aussi rapidement. L’organisation des réunions en établissement (exécution/maîtrise) mi-Juin nous semble tenable.
Pour les commissions ne nécessitant pas plus de 8 personnes, il est impératif qu’elles soient tenues en présentiel, pour permettre aux délégués de porter au mieux les cas particuliers pouvant faire l’objet d’un examen.
Il est inconcevable que les notations d’établissement soient reportées fin octobre, en même temps que les commissions complémentaires.
Nous n’accepterons pas que les agents notés tiennent des postes à la qualification supérieure en attente d’une régularisation plusieurs mois plus tard.
Qu’en sera-t-il s’ils commettaient une erreur de sécurité ? Les UO ou la Direction de l’EIC PSE maintiendraient-ils leurs nominations ? Nous en doutons.

CONGES PROTOCOLAIRES

Contrairement à ce qui nous avait été annoncé la semaine dernière par la DET, les congés protocolaires sont remis à plat dans certaines UO.
La faute aux formations en poste ou en école suspendues pendant la période de confinement.
Comme nous l’avions déjà écrit, sur certaines UO, bien avant le COVID19, les CPS avaient prévu de figer ou de modifier les horaires de service durant l’été afin d’accorder des périodes (Secteur Bercy par exemple).
Avec ou sans COVID, on était déjà en sous-effectif.

Nous avons demandé que la DET nous communique les secteurs et postes dans lesquels il y a des problèmes. Elle s’y est engagée.
On pouvait donc comprendre que les CPS ne puissent pas être en mesure de respecter les délais réglementaires pour l’accord des protos (3 mois avant la date de début de la période attribuée), cependant, la crise sanitaire ne peut pas être employée à tour de bras pour justifier les dysfonctionnements chroniques au sein de l’EIC !

En cas de réponse négative, nous vous invitons à contacter un délégué ou un militant SUD-Rail.

Étant donné qu’il y aura des restrictions de mobilité ou des annulations de réservation avec des conséquences sur les vacances pour certains, ceux qui souhaitent rendre des congés d’été peuvent en faire la demande mais cela ne pourra leur être accordé qu’en fonction des besoins du service.

Nous avons demandé que l’établissement fasse preuve d’indulgence concernant le report des congés.

FORMATIONS EN POSTES

La Direction envisage que les formations en poste reprennent à compter du 11 mai sur l’EIC PSE. Pour elle, aucun problème, il y a les gestes barrières (lavage régulier des mains et à l’extérieur l’emploi systématique du gel hydroalcoolique), les distanciations physiques (1 m mini), le port du masque qui sera alors obligatoire.

Nous refusons catégoriquement la reprise prématurée des formations en poste dès le 1 er jour d’augmentation de l’activité.

Pour rappel, la crise sanitaire est toujours en cours. Les risques inhérents au COVID-19 sont toujours présents. Chaque agent qui vient travailler le fait donc en prenant le risque de mettre sa santé en danger.

Par ailleurs, la Direction envisage une reprise normale du trafic à la mi-Juin. Pourquoi faire revenir tous les agents et faire reprendre les formations avant cette date comme si tout allait bien ?!

En complément des mesures annoncées, nous avons à nouveau demandé que des gants en latex soient fournis aux agents. La direction doit recenser le nombre de gants qu’elle a déjà à disposition sur l’établissement.
Les gants et les masques ne sont pas une armure infranchissable contre le coronavirus et ne dispensent pas de l’application de toutes les autres mesures barrières.
Nous avons expliqué à la DET que dans certains cas et sur certains postes, il sera compliqué d’avoir un collègue en formation. Les UO devront appliquer de nouvelles méthodes de formation pour éviter de manipuler les installations de sécurité à 2… et ce jusqu’à ce que la crise sanitaire soit définitivement derrière nous.

Pensez donc à nous remonter les situations sanitaires et de sécurité anormales afin que nous puissions intervenir.

FORMATIONS EN CFCF

Les formations initiales en CFCF pour les jeunes embauchés (Amv, Att TS) et les promos internes qui devaient se dérouler courant mars, avril et mai ont été annulées. L’établissement n’a aucune réponse des différents CFCF quant au report des formations. D’un autre côté, l’EIC de PSE n’a pas pris la peine de les contacter.

Les sessions de formations seront-elles reportées dans d’autres centres ? Qu’en sera-t-il également des agents devant se rendre en formation à partir de septembre ?
Peuvent-ils réserver un logement dès à présent ou cela est-il prématuré ?
La DET doit prendre contact avec SNCF Réseau pour avoir des réponses. Réponse la semaine prochaine.

Aucune information sur la réouverture des centres ne nous a été communiquée. Seules les formations à distances sont maintenues.
La direction de nous avaient pourtant pas donner l’assurance qu’aucune formation ne serait dispensée à distance ?! N’avait-elle pas affirmé que le distanciel serait utilisé dans le cadre de quizz et de maintien de connaissance ?!
Se voulant rassurante, la DET nous annonce que seuls certains modules sont dispensés en distanciel…sans même savoir de quels modules il s’agit…
Pour rappel, nous nous opposons fermement à l’utilisation de l’apprentissage à distance pour des formations touchant à la sécurité ferroviaire !

FRAIS KILOMETRIQUES

Bien que nous l’ayons déjà écrit précédemment dans nos différents comptes-rendus hebdomadaire (depuis le 23 mars), l’établissement peut participer sous conditions aux frais kilométriques des agents venant travailler.
Nous avions demandé en début de confinement, suite à la diminution de plan de transport, une prise en charge aux frais d’acheminement.
Voici ce que la DET de l’EIC nous avait annoncé : Si le plan de transport ne permet pas à un agent, qui habituellement emprunte les transports en commun, de se rendre au travai, la Direction prend en charge l’acheminement en taxi sous réserve d’une distance raisonnable.

Pour ceux qui devront être contraint exceptionnellement d’utiliser leur véhicule personnel, une indemnité kilométrique domicile/travail sera versée.

Aujourd’hui, des agents nous interpellent pour nous dire qu’ils rentrent dans les critères et que les UO refusent de prendre en charge l’acheminement.

Encore mieux, à l’UO PROD, DPX et DUO ont annoncé à certains agents que la participation kilométrique serait versée sans condition.

Forcément, lorsque la demande atterrit sur le bureau de la DET, ça coince ! Retour à l’envoyeur !

Donc, au vu du bordel ambiant, nous avons demandé à l’établissement de rédiger une note de service adressée à tous les agents reprenant les critères de versement et la démarche à suivre pour y prétendre.

ET LES RU ILS SONTS ACQUIS?! ILS SONT A EUX…

Là encore la DET semble montrer ses plus belles compétences en matière d’abus. Toute la technique repose sur l’utilisation de 2 canaux d’informations distincts.

Parlons d’abord d’un document que tout le monde connaît maintenant sur le périmètre puisque très largement diffusé : le « Guide méthodologique » version de référence du 14 avril 2020 rédigé par la Direction des Ressources Humaines Groupe.

Au chapitre 1 « Congés et repos » > rubrique « Divers » > question 26, il est stipulé que « les RU programmés sur la période du 16 mars au 30 avril sont comptabilisés parmi les 5 jours de repos imposés.
Seuls les jours acquis peuvent être imposés. » Il est ensuite précisé que « si un salarié n’a ni RU, RQ, RM et RN et aucun jour placé sur son CET compte courant, il n’est pas soumis à l’obligation de poser 5 jours de repos entre le 16 mars et le 30 avril. »

Comment expliquer alors que certains agents se sont vu prendre par anticipation des RU intégrés dans leur roulement ?

Voici la petite histoire que nous a servi la DET en guise de réponse. Notez par avance que cette réponse est communiquée non sans aplomb mais sous le parapluie vraisemblablement fort bien étanche tendu par sa hiérarchie…
Il était un vendredi 10 avril, un document diffusé aux GU des différents établissements pour les aider à assurer leur sale besogne (entendez là, voler des jours de repos aux agents). Il s’agissait là d’une version 5 du 10 avril de la « FAQ – Complément d’information sur la saisie de l’utilisation des salariés des établissements de Réseau. » rédigé par la DGRH SNCF Réseau / Direction Performance RH – Pôle RT. et semble-t-il diffusé sans tarder à la demande de M. ICHKANIAN (DRH SNCF Réseau).

Cette belle boîte aux trésors précise que les « RU sont acquis dès le début de l’année, contrairement aux RQ qui s’acquièrent au fil de l’eau, selon les journées ouvrant droit au RRQ ». Aussi, il est possible, selon ce document « pour programmer les 5 jours, de prendre des RU programmés dans les programmes semestriels pour les mois à venir (ce qui suppose sa réédition) ».
Ainsi, la DET s’est alors empressée de voler des RU programmés dans les roulements de certains agents : qu’il s’agisse des RU du mois de mai, juin, juillet, août et même septembre, le principe de solidarité par le repos volé ne connaît pas de limite au calendrier…

SUD Rail avait déjà annoncé son opposition ferme à ce projet consistant à priver les cheminots de la libre utilisation de tous leurs jours de repos, et nous ne pouvons que réitérer notre désaccord, tant avec ce projet qu’avec les moyens utilisés pour le mener à bien.

Nous étonnons en effet que la fameuse FAQ du 10 avril n’ait pas fait l’objet d’un Temps Réel de la part de la Direction de la Communication. Son contenu serait-il trop obscur ? En tous cas, personne à l’EIC veut nous communiquer ce document.

Aussi, ultime privilège que Mme KOUTSEFF accorde à ses agents : lors du CSE du 23 avril 2020, Mme MOUNIS (DRH Réseau IDF) nous affirme que prendre par anticipation des RU intégrés dans les roulements est bien une préconisation de la SNCF. Une PRÉCONISATION et non une obligation.

Notre DET n’est donc pas obligée par sa hiérarchie à procéder de la sorte.
De plus, il semblerait que l’EIC PSE soit le seul EIC parisien à subir ce traitement de faveur.

Nous nous sommes bien évidemment opposés à cette méthode et demandons que le Direction rende aux agents les RU volés.

SUD Rail Paris Sud-Est

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