LN GM : Nous sommes tous des premiers de corvées

Le mardi 16 juin 2020 , le personnel hospitalier descendra dans la rue pour manifester sa colère contre le pouvoir politique qui a appauvri leurs conditions de travail. Durant la crise sanitaire du Covid 19 Coronavirus, les hospitaliers ont travaillé sans les moyens de préventions suffisants en masques, blouses, tests . Et ils en ont payé un lourd tribut puisque ce sont eux qui ont été le plus contaminés par le virus.

Mais ils ne doivent pas être seuls à crier leur colère ce mardi 16 juin 2020 car ils sont nombreux a avoir bravé la pandémie pour faire tourner le pays : personnels de la distribution alimentaire, ouvriers d’entreprises de nettoyage, travailleurs des trans ports en commun…

Comment cette colère ne serait elle pas justifiée Le président de la république Emmanuel Macron, le premier ministre Édouard Philippe et la Ministre de la Santé Agnès Buzyn savaient que l’épidémie était contagieuse.

Mais à la place d’agir comme de véritables responsables politiques, ils ont menti. Les mensonges se sont cumulés pour cacher leur incompétence et leur impéritie. In fine, nous approchons de 30.000 morts en France.

A l’inaction, ajoutons le mépris du pouvoir à l’égard des citoyens. Ce même pouvoir qui avait profité d’un conseil des ministres sur le Covid 19 pour passer la réforme des retraites par le 49.3 au détriment des travailleurs et au profit du fond de pension américain « BlackRock ». Macron et le gouvernement ai meraient tellement continuer sur la voie de la destruction des acquis sociaux des salariés de France, au grand plaisir du syndicat patronal le Medef.

Car oui, nous entendons par la voix de ces dirigeants politiciens et de sociétés l’envie d’utiliser la crise sanitaire pour régler la crise économique. Il faut redémarrer l’économie et pour eux, le seul moyen serait de supprimer les 35 heures et les congés payés. Pour y arriver, ils vont surfer sur notre peur, peur de la maladie (comme l’a très bien décrit la journaliste Naomi Klein dans son livre « La Stratégie du Choc »).

« Travailler plus pour gagner plus » nous avait suriné Nicolas Sarkozy. Mais ici plus question de gagner plus. Ne comptez même pas gagner moins. Avec leur projet, c’est la régression sociale et salariale qui s’annonce pour nous tous. Si ils le pouvaient, ils légaliseraient l’esclavagisme pour leurs profits capitalistes. Et ils s’y préparent avec leurs lois liberticides.

Et pendant le confinement, que s’est il passé à la SNCF Les trains ont continué à rouler, certes avec des plans de transports allégés mais avec des cabines au nettoyage non tracé. Et pour les conducteurs, simplement trois lingettes dans des sachets congélations histoire d’avoir la conscience tranquille si un cheminot serait infecté ou contaminait un de ses proches.

La République En Marche n’est pas qu’au sommet de l’État mais aussi dans nos directions d’entreprise.

En réalité les profits capitalistes imposent des marchés à bas coût de sociétés de nettoyages privées prestataires, ce qui occasionne une désinfection plus qu’insuffisante des rames. Sans compter la suppression des postes de contrôleurs qualité SNCF. Malgré cela depuis le déconfinement et à plus forte raison en Ile de France les rames ont tourné à 80% puis à 100% : la politique glauque du risque COVID 19 contre les salarié-é-s et les usager-es. Inadmissible !

La lutte pour les préventions des risques continue, saisissons les Inspections du Travail, défendons nous collectivement et pas seulement individuellement !

Et pour les Gestionnaires des Moyens ?

Certains d’entre eux ont pu bénéficier du télétravail mais d’autres n’ont pas eu d’autre choix que d’aller sur leur lieu de travail car les logiciels n’étaient pas utilisables en VPN.

Nous avons pu suivre les conditions de travail et mesures pour que soient respectées : et des fois mêmes les mesures minimum de la Ministre du Travail Pénicaud n’étaient pas respectées, c’est dire que l’illégalité était de mise. Et quand la date de déconfinement (11 mai) est arrivée, certains responsables n’ont pas hésité à faire revenir leurs agents en poste alors que la préconisation Nationale stipulait que la reprise progressive présentielle était pour le 8 juin.

Pour les dirigeants locaux c’est leurs chiffres et leur productivité avant notre santé. Et quelque soit le métier exercé roulant ou sédentaire SNCF, c’est note dignité qu’ils touchent en nous faisant risquer notre vie pour subvenir à nos besoins par le salaire.

GM ayant bénéficié du télétravail depuis le confinement ATTENTION LA REPRISE EST PROGRESSIVE DEPUIS LE 8 JUIN AVEC 2 JOURS MAXIMUM DE PRESENTIEL JUSQUE SEPTEMBRE

Comme préconisé dans le Temps Réel 48. Adaptez vos roulements à ce prorata présentiel / Télétravail. Collègues aidants de personnes fragiles, et collègues personnes fragiles vos certificats médicaux font foi ne faites pas de présentiel.

Incompétence, mépris et mensonge… C’est au moins trois bonnes raisons d’être en colère en tant que citoyens, parents, travailleurs, cheminots. Pour nous et pour nos proches, nous devons aussi être dans la rue avec les gestes barrières bien sûr (soyons tous masqués).

Les applaudissements au balcon, c’est bien. Mais ce n’est pas assez ! Soyons toutes et tous présent(e)s Le mardi 16 juin 2020.

Sur Paris le RDV est 11h, Cour de Rome Gare St Lazare :

  • pour dire non au licenciement de notre militant sud Eric Bezou qui subit des représailles à son engagement en pleine période de Pandémie
  • pour un départ groupé au RDV avec les soignants, à 13h avenue Ségur devant le ministère de la santé.

En Province des rassemblements ont lieu partout également avec les soignants. Solidarité de Travailleurs, de Patients, d’usagers du Service Public !

Ne lâchons rien ! car nous sommes toutes et tous Des Premiers de Corvées !

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