Contre l’impunité des violences sexistes et sexuelles au travail : Rassemblement devant les Prud’hommes de Paris le 20 octobre à 11h

Oct 14, 2021 | Tracts et communiqués divers de la fédération Sud-RAIL

SEXISME-2021-10-14-RASSEMBLEMENT-CPH-Paris-20-octobre-Tract-SUD-Rail

Contre l’impunité vis-à-vis des violences sexistes et sexuelles au travail :

APPEL A RASSEMBLEMENT DE SOUTIEN, AU CONSEIL DE PRUD’HOMMES DE PARIS Mercredi 20 octobre 2021, 11h

Un cas « banal » qui ne doit plus l’être !
Nouvelle embauchée à la RATP, elle subit un harcèlement sexuel de son manager. Dans l’état
de subordination qui caractérise le contrat de travail, elle n’ose pas en parler immédiatement.
Trop souvent en effet, c’est la victime qui est accusée d’avoir suscité ou provoqué les .
Trop souvent, la solidarité masculine organise des représailles professionnelles sur la carrière.
Alors, la victime s’autocensure, et en arrive à se sentir honteuse, voire coupable, du sentiment
d’être victime. Le collectif de travail, très masculin, ne trouve rien à redire.

Mais cette auto-censure revient psychosomatisations, en états dépressifs, en

angoisse sourde au quotidien quand il faut
côtoyer le harceleur (qui lui affiche sa
confiance dans un environnement qui le
protège).
Quand elle trouve le courage d’en parler à sa
direction, elle n’est pas entendue. C’est même
ce qu’elle craignait qui arrive : elle subit du
harcèlement moral visant à la faire craquer et

quitter l’entreprise.
Deux ans après les premières alertes, vu
l’absence d’action de son encadrement, elle
saisit la PDG de la RATP, Catherine
GUILLOUARD, et l’Inspection du Travail. Une
enquête interne est certes ouverte, mais
depuis, le harcèlement continue : des
rémunérations non versées, des freins
administratifs et des contrôles de ses arrêts
liés au harcèlement sexuel…
Quant au délégué – référent harcèlement – qui a pris la défense de
conductrices de bus et dénoncé le sexisme généralisé et toléré, il fait
carrément l’objet de tentatives de licenciement !
Le 8 juin 2021, l’Inspection du Travail retient que « la RATP aurait dû
conclure, non seulement à une dégradation des conditions de travail
de la salariée, mais également à l’existence d’un harcèlement
sexuel …». Le 31 août 2021, la Défenseure des Droits est tout aussi
explicite « en s’abstenant de prendre toutes les mesures nécessaires
en vue de faire cesser ces agissements dès qu’elle a eu connaissance
de ces comportements et, en tout état de cause, dès le premier
signalement, la RATP a contribué à maintenir un environnement de
travail propice à un harcèlement d’ambiance »

Dans les SNCF aussi, les violences sexistes et sexuelles existent et doivent être dénoncées et
traitées, comme SUD-Rail peut en témoigner, en ayant notamment contribué à faire condamner
pour harcèlement sexuel, et licenciement abusif, une société de nettoyage
prestataire de la SNCF.

A l’échelle de la société, le mouvement Me Too a contribué à casser les mécanismes d’auto-
censure de la part des victimes. Mais les mécanismes de censure continuent manifestement

d’exister, à la RATP, dans les SNCF, et au-delà. Nous devons nous y attaquer, solidairement.

SUD-Rail appelle donc à soutenir nos camarades de la RATP, et relaye l’appel de Solidaires
RATP, intervenant volontaire dans l’audience du 20/10/2021 aux Prudhommes de Paris, aux
côté d’une agente commerciale RATP elle aussi victime de harcèlement sexuel et de représailles
après dénonciation des faits, ainsi que pour exiger l’arrêt immédiat de la procédure de
licenciement à l’encontre du référent harcèlement sexuel Ahmed Berrahal, consécutive à la
dénonciation, entre autre, de la complaisance vis-à-vis d’un environnement harcelant
systémique.
SUD-Rail se battra aux côtés des salrié.e.s pour que cesse l’impunité du harcèlement sexuel
dans le monde du travail !

RASSEMBLEMENT DE SOUTIEN
mercredi 20 octobre 2021

à partir de 11 h

CONSEIL DE PRUD’HOMMES DE PARIS

( 27, rue Louis Blanc )

Métros: Louis Blanc (ligne 7),
Jaurès ou Stalingrad (lignes 2 et 5)