AESH : on continue ! Toutes et tous en grève le 5 avril 2022 !

Mar 28, 2022 | Tracts et communiqués de l'Union Syndicale Solidaires

AESH-5-avril

Depuis un an, la mobilisation des AESH ne cesse de
s’amplifier. Des milliers de collègues se sont mis·es en
et sont descendu·es dans la rue sur l’ensemble du
territoire, s’imposant dans le débat public et dans
l’agenda du ministère de l’éducation nationale. Alors que
le ministre Blanquer n’avait rien prévu pour les AESH
dans le cadre du Grenelle de l’éducation, il a dû concéder
la mise en place d’une grille de salaire nationale qui est
cependant bien éloignée des attentes salariales des
AESH.
Le 5 avril, on continue :
pour nos salaires,
pour un statut,
pour défendre l’école inclusive !

Ces augmentations misérables de salaire sont
loin de nous satisfaire. Si le ministère pensait
calmer notre colère avec quelques dizaines
d’euros c’est un pari raté tant cette
revalorisation n’est pas à la hauteur des
enjeux : sortir 129 000 AESH de la précarité.
Les temps incomplets imposés font que la
majorité d’entre-nous vivons sous le seuil de
pauvreté ; d’une académie à l’autre le temps
de travail ne correspond pas à une même
quotité.

Et l’indemnité REP ?

Face aux refus du ministère d’accorder l’indem-
nité REP/REP+ pour les AESH exerçant en éduca-
tion prioritaire, une centaine de collègues, ac-
compagné·es par SUD éducation, ont attaqué

leur employeur au tribunal administratif. Les

dossiers sont en cours d’instruction. Si une déci-
sion victorieuse était prise, elle s’appliquerait à

toutes et tous !

Cette question des salaires et du temps de travail est
indissociable de celle du statut. Les CDD de trois ans et la
CDisation au bout de 6 ans ne représentent pas des avancées
comme le claironne le ministère. Pour SUD éducation, il s’agit
plutôt d’une précarité structurelle. Nos compétences et notre
expérience professionnelle doivent être reconnues !
C’est une question de choix budgétaire : un statut pour les 129
000 AESH ne représenterait qu’une augmentation de 0,27% du
budget de l’éducation nationale. Quand on sait que le ministre
Blanquer a rendu des millions d’euros depuis le début de son
mandat…
Cette reconnaissance professionnelle est indispensable à la
réussite de l’école inclusive que SUD éducation défend sans
détour. Mais sans moyens elle n’est qu’un slogan : il faut des
postes, de l’argent, de la formation ! À l’inverse, pendant ces 5
dernières années, l’accompagnement des élèves en situation
de handicap est devenu un enjeu comptable : le ministère
cherche à rentabiliser les moyens existants avec la mise en
place des PIAL, outil d’une mutualisation à marche forcée.

➜ +400 euros pour les plus bas salaires et la reconnaissance
d’un temps plein à 24h d’accompagnement pour les AESH ;
➜ l’attribution de l’indemnité REP/REP+ ;
➜ un statut de la Fonction publique pour les AESH et la création d’un
nouveau métier d’éducateur·trice scolaire spécialisé·e ;
➜ des moyens pour l’école inclusive, l’abandon des PIAL et de la logique de mutualisation ;
➜ des moyens pour une politique de formation initiale et continue ambitieuse ;
➜ la création de brigades de remplacement.
SUD éducation, aux côtés de l’intersyndicale, appelle
les AESH, et l’ensemble des personnels, à se mettre

massivement en le mardi 5 avril 2022, pour ga-
gner sur ces revendications.

Le rapport de force doit s’amplifier pour faire céder le ministère !
SUD éducation appelle les AESH à se réunir en assemblée générale pour
préparer localement cette grève.
Un préavis de est déposé et nous avons mis en place une caisse
de en ligne.