Face à la stratégie du pourrissement… S’organiser pour durer !

Depuis maintenant dix jours, le gouvernement face à l’échec de sa stratégie de stigmatisation des cheminots puis à celle de la culpabilisation des grévistes pour la trêve de noël a décidé de jouer la stratégie du pourrissement… A court d’arguments pour expliquer sa mauvaise réforme et devant le soutien populaire qui ne faiblit pas, le gouvernement préfère partir en vacances en espérant que les grévistes et les opposants ne passent pas les fêtes. Encore une fois il s’est trompé… Même si le nombre de grévistes diminue, la grève se maintient à un niveau historique et les salarié(e)s s’organisent pour que la contestation reste vive et puisse se renforcer dès la rentrée.

Des actions et des manifestations quotidiennes sur tout le territoire !

Manifestations, rassemblements, péages gratuits, repas de Noël des grévistes… Les opposants à la réforme s’organisent pour se mobiliser, maintenir la grève et montrer que le feu de la contestation ne s’éteint pas !
Malgré tout, les quelques député(e)s envoyés au front pendant cette période continuent de faire preuve de démagogie et continuent de jouer l’opinion publique contre ceux qui luttent. Les tentatives de diviser les salarié(e)s par la mise en avant de ceux qui « suspendent » des mouvements en échange de promesses sont vaines.
L’opinion publique reste encore et toujours opposée à un projet de privatisation des pensions de retraites et nous serons encore nombreux dans la rue le 28 décembre et les jours suivants

3 préavis nationaux et plusieurs caisses de grève pour durer !

Le gouvernement organise le pourrissement, les grévistes eux s’organisent dans la lutte ! Avec trois préavis de grève nationaux en cours concernant la réforme des retraites (1 SUD-Rail, 1 UNSA et 1 Unitaire CGT/UNSA/SUD), chaque salarié peut faire vivre la grève et participer à la contestation en alternant les préavis.
Le soutien populaire se traduit aussi depuis plusieurs jours par la participation financière dans des caisses de grèves nationales, régionales ou par chantier. Ces actions permettent ainsi de récolter ce soutien qui, même s’il ne compensera pas toutes les pertes, démontre aussi que nous sommes soutenus dans notre lutte et prêts pour durer !

Pour la direction SNCF : « Tout est sur la table » !

Alors même qu’il y a quelques jours, cette même direction annonçait à grands renforts de « temps-réels » que des négociations sectorielles étaient engagées avec ceux qui appelaient à la trêve de Noel, JP Farandou a donné une interview dans laquelle il annonce que plus aucune concession ne sera faite sur la question des retraites cheminotes et que tout est sur la table ! Encore une preuve que les promesses n’engagent que ceux qui y croient !

Dès le début, SUD-Rail a refusé toute solution qui laisserait des cheminots, à statut ou non, sur le bord du chemin. A ce titre, le seul interlocuteur valable est, et reste, le gouvernement qui doit retirer son projet de réforme.

Sa seule alternative est dans la construction d’un projet sur d’autres bases, celles du progrès social pour tous et non pas celles de son projet qui rend impossible une retraite à taux plein sans capitalisation !

On ne négocie pas un recul social, on le combat !

Plus de jours de grève qu’en 1995 et le gouvernement se radicalise !
Depuis vendredi, nous avons dépassé le nombre de jours de grève de 1995. La seule réaction de l’exécutif est celle de la porte-parole LREM Aurore Berger qui n’hésite pas à répondre à un gréviste : « vous n’obtiendrez rien ! » ou encore celle du nouveau haut-commissaire aux retraites qui déclare : « les critères de pénibilité ne seront pas rétablis, les salariés peuvent se reconvertir ». Bel exemple de l’ouverture d’esprit d’un gouvernement qui préfère se renier plutôt que de revenir sur ses promesses faites au lobby des assurances au moment de la loi PACTE… Celles de livrer les pensions de retraites aux fonds privés !