Nous ne perdrons pas ce combat social !

Vendredi, le projet de loi va être présenté au Conseil des Ministres comme si rien ne se passait dans le pays depuis le 5 décembre. Ce mépris de classe ne fait qu’augmenter la révolte sociale dans toutes les professions et dans toutes les générations. Le Premier Ministre perd son sang-froid jusque dans l’Assemblée Nationale en attaquant violemment celles et ceux qui luttent contre ce projet de loi. Cette classe politique ne comprend que le rapport de force. Ils ne seront plus jamais tranquilles ; partout où ils iront, ils nous trouveront !

La grève à la SNCF existe toujours !

Le conflit national et interprofessionnel se poursuit à la SNCF. Les chiffres ont baissé mais c’est juste le reflet des dizaines de milliers de cheminotes et cheminots qui ont décidé de reprendre un peu de souffle mais dont la détermination extraordinaire reste intacte. C’est cette motivation qui nous permet d’affirmer que ce combat, nous pouvons toujours le gagner.

Pour cette nouvelle journée interprofessionnelle du 24 janvier, le nombre de grévistes va augmenter très fortement à la SNCF et redeviendra majoritaire dans de nombreux services. Ces derniers jours, plusieurs Assemblées Générales ont décidé de changer de stratégie afin de taper encore plus fort avec les autres secteurs en lutte dans le cadre des actions et des journées interprofessionnelles. Nos adversaires ont tort de fanfaronner car nous sommes encore debout et déterminé-es.

La grève s’étend à de nouveaux secteurs !

Malgré leur stratégie de communication en faveur du gouvernement, les médias ne peuvent pas cacher indéfiniment les mouvements de grève et de blocage qui s’élargissent dans plus en plus de secteurs et sur l’ensemble des territoires. Aucun secteur n’a abandonné cette lutte interprofessionnelle et intergénérationnelle : l’Education Nationale, les Ports et Docks, les raffineries, les territoriaux, la chimie, la culture, Radio France, l’énergie, les douanes, les avocat-es…

Dans le secteur privé, ce sont des milliers de salarié-es d’associations, du commerce, de l’industrie, de l’informatique, des services, … qui appellent à se mobiliser massivement dans les manifestation du 24. Dans de plus en plus de villes, les réseaux urbains sont bloqués. Au niveau de la jeunesse, les AG et les débrayages existent dans de plus en plus d’universités et de lycées.

La grève reconductible ne s’est pas généralisée à l’ensemble des secteurs depuis le 5 décembre, mais nous avons lancé un véritable mouvement interprofessionnel qui peut faire capituler ce gouvernement.

Le retrait est majoritaire dans la population !

Selon un sondage Elabe publié mercredi 22 janvier, 61 % des Français estiment que le gouvernement doit retirer sa réforme. C’est un véritable camouflet pour les membres du gouvernement et le 1 er ministre qui usaient de communications outrancières sur les grévistes qui exaspèrent les usagers et bloquent les transports.

Après presque 50 jours de grève, ce soutien toujours majoritaire et qui grandit montre bien que nous sommes dans le vrai et qu’il nous faut trouver les moyens de faire vivre cette opposition à ce mauvais projet. Macron n’a qu’a bien se tenir, vu que dans le même sondage 62% pensent que son action est mauvaise et 61% qu’il ne sera pas reélu…

A partir de jeudi soir, la rue nous appartient de nouveau. Nous ne lâcherons aucun pilier de notre lutte : Grève, actions et manifestations !

En fait, rien ne change à la SNCF avec Jean-Pierre-Farandou. G. Pépy était un adepte du recasage des transfuges des ministères ; le nouveau PDG a été à la même école. En plein conflit historique, on vient d’apprendre que l’ancienne directrice de communication de Murielle Pénicaud et épouse du patron des députés LREM, va devenir la directrice de la communication de la SNCF. Il est certain qu’elle va soutenir les cheminotes et cheminots que ses ami-es insultent depuis plusieurs mois.

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