Covid-19 : Tract EIC et IP PSE du 11 mai 2020

APRÈS LE 11 MAI, LE DROIT SOCIAL RESTE CONFINÉ.

A compter du 11 mai, les règles de confinement vont s’assouplir. Certains d’entre-nous vont reprendre le travail progressivement, l’ont déjà repris ou n’ont jamais cessé d’y être.

Pour rappel, pendant cette période, il n’y a pas que la liberté d’aller et venir qui a été annihilée. Des pans entiers du droit social, pénal, du droit de la sécurité sociale…ont été suspendus par des ordonnances applicables jusqu’au 31 décembre 2020.

La majorité des ordonnances n’a rien à voir avec la sécurité sanitaire.

Par exemple, en prolongeant de plein droit les détentions provisoires de deux à six mois, sans comparution devant un juge et sans assistance d’avocat, bafouant ainsi les droits de la défense dans le cadre de la garde à vue.
D’autres ordonnances portent atteinte aux droits syndicaux en modifiant les modalités de consultation des instances représentatives du personnel au sein des entreprises. Les CSE deviennent ainsi de simples chambres d’enregistrement de la décision de l’employeur.
Et que dire de la possibilité de passer à 60 heures de travail par semaine au lieu de 48h, tout en abaissant la durée du repos quotidien de 11h à 9 h…

Le Medef en rêvait, le COVID-19 en sera l’aubaine.

Comme pour les 5 jours de repos volés en avril, la Direction de la SNCF a fait le choix de voler un repos supplémentaire en mai. Pourquoi l’EIC et l’Infrapôle se gêneraient-ils ? Une ordonnance offre la possibilité d’imposer la prise de 10 jours de repos maximum jusqu’au 31 décembre 2020.
Ce n’est qu’un début, les activistes ultralibéraux phosphoraient déjà pendant le confinement pour sauver la croissance… ou plutôt leurs profits. Et avec un gouvernement, plus favorable à imposer qu’à négocier, ils vont chercher à se redonner le beau rôle à arme inégale.

Ne changeons pas de consigne, restons vigilant !

MASQUES CHIRURGICAUX:

Le périmètre de la DG IDF dispose aujourd’hui d’un stock de 113000 masques chirurgicaux et 118000 autres masques chirurgicaux sont attendus la semaine prochaine. Tous les établissements du périmètre Réseau IDF doivent donc tous être fournis de façon conséquente. La Direction nous assure qu’il n’y aura pas de pénurie de masques !

TOUS LES AGENTS seront dotés de 2 masques chirurgicaux par journée de service mais les conditions de port de ces masques diffèrent.

Le port du masque chirurgical est OBLIGATOIRE pour les collègues qui sont amenés à travailler dans un environnement dans lequel les gestes barrière, distanciation comprise, ne peuvent pas être respectés.
Pour les autres collègues, qui sont donc amenés à travailler dans des locaux ou postes dans lesquels les mesures barrière peuvent être respectées, le port du masque est possible et est laissé à la libre appréciation de chacun.

Dans tous les cas, une dotation de 2 masques chirurgicaux pas JS est prévue pour chaque agent.

Nous avons rappelé que cette dotation pouvait très vite devenir insuffisante et que les agents pour lesquels le port du masque est obligatoire doivent avoir à disposition des masques supplémentaires.

Des masques supplémentaires seront donc mis à disposition des agents concernés. Il ne s’agit pas là d’une dotation individuelle supplémentaire. Une réserve de masques doit être disponible dans les chantiers concernés et il est de la responsabilité de l’établissement de fournir les agents en masques dès qu’ils en ont besoin.

Nous avons par ailleurs attiré l’attention de la Direction sur une problématique à laquelle risque d’être confrontés les graisseurs et collègues de l’Infrapôle : l’incompatibilité du port du masque et d’une météo peu avantageuse (pluie notamment).

Nous avons demandé que les opérations de travaux soient annulées en cas de pluie. En effet, un masque chirurgical devant être changé dès qu’il est humide, nous voyons mal comment associer travail en extérieur sous la pluie et respect des mesures sanitaires.

La Direction ne s’est pas démontée et nous a informé qu’il n’était pas du tout prévu que des opérations soient annulées pour des raisons météorologiques, et est allée jusqu’à envisager que les collègues puissent porter des visières en plastique par-dessus leur masque.

Produire, produire, produire ! Tel est le leitmotiv de la Direction qui n’a pas envisagé une seule seconde que cette solution augmenterait le risque d’accidents et de chutes dans les emprises.

En effet, les visières ne sont, à notre connaissance, toujours pas dotées d’essuie-glace qui permettraient d’assurer une bonne visibilité à celui qui la porterait par temps de pluie…

Les médecins du travail ont par ailleurs rappelé à la Direction qu’il était indispensable de réaliser une analyse des risques avant de mettre en place un tel dispositif.

Si seulement il y avait un masque d’or de la Santé et de la Sécurité au Travail à décerner, nous saurions sans hésiter à qui l’attribuer !

MASQUES dits « GRAND PUBLIC »:

La SNCF doit désormais équiper les agents en masques grand public pour les trajets domicile-travail. Deux mesures sont donc prises par la boîte :

  • participation de 30 euros par agent pour l’achat de masques. Cette « indemnité » sera versée sur la paye du mois de mai.
  • dotation d’un minimum de 4 masques lavables par agent. Il s’agit de masques lavables jusqu’à 30 fois.

Ces masques doivent être livrés à partir du 18 mai. En attendant, la Direction demande que les agents se fournissent eux-mêmes.
Pour ceux qui n’auraient pas pu se doter de masques, c’est à la Direction de donner des masques chirurgicaux en attendant la livraison des masques lavables.

RAPPEL :
la participation financière et la dotation en masques lavables sont 2 mesures complémentaires. La Direction n’a pas le droit de se limiter à vous imposer l’achat d’un masque lavable sous prétexte qu’il y aura une participation financière à la fin du mois.

ATTENTION :
si vous ne pouvez pas vous procurer de masques lavables pour vous rendre au boulot avant que la boîte vous en fournisse, votre DPx ou votre DU doit vous donner des masques chirurgicaux pour vos trajets domicile-travail.

QU’EN PENSE LA MÉDECINE DU TRAVAIL ?
Certains médecins conseillent le port du masque dans les espaces clos, d’autre le préconisent.
Bref, vous l’aurez compris, pas question que les Directions se montrent avares en fourniture de masques !

GELS HYDROALCOOLIQUES, LINGETTES et AUTRES PRODUITS:

5 tonnes des gel hydroalcoolique sont attendues la semaine prochaine et seront dès réception livrées en établissement. Par ailleurs, chaque agent doit être doté d’un petit flacon à usage individuel qui pourra être rechargé au besoin. Les distributions sont en cours…

Certains ont pu constater une baisse voire un maque de lingettes désinfectantes. 360 boîtes de 100 lingettes ont récemment été commandées pour approvisionner les établissements du périmètre Réseau IDF. La livraison est attendue le 13 mai. En attendant, les Directions mettent à disposition des lingettes nettoyantes, des bombes virucides et du papier absorbant.

Nous avons fait remarquer à la Direction IDF que certains postes s’étaient vu doter de produits dans des pulvérisateurs neutres, sans indication ni identification. S’agissait-il de produit nettoyant ? de produit désinfectant ?

Nous avons rappelé à la Direction que l’employeur était dans l’obligation de fournir les FDS de chaque produit utilisé. Les FDS, Fiches de Données de Sécurité, contiennent les données relatives aux propriétés d’une substance chimique et informent les travailleurs de la façon dont le produit doit être utilisé. Les FDS sont donc un élément important de la sécurité au travail et doivent notamment être transmises au médecin du travail.

La Direction IDF s’est donc engagée à faire un rappel aux Directions d’établissement afin que chaque produit mis à disposition des agents donne lieu à la communication de la FDS correspondante.

Nous ne pouvons cependant que déplorer d’avoir eu à faire un rappel à l’ordre pour ce sujet : au-delà du fait qu’il s’agisse d’une obligation relevant du Code du Travail, informer les agents sur produits qu’ils utilisent, leurs actions mais aussi et surtout leurs risques relève avant tout du bon sens.

A moins que les patrons aient bien plus régressé que nous ne le pensions en termes de santé et sécurité au travail…

AMÉNAGEMENT DES LOCAUX

Lors des dernières commissions Santé et Sécurité au Travail, les Directions de l’Infrapôle et de l’EIC PSE ont mis en avant toute l’ingéniosité et la créativité dont ils avaient fait preuve pour tenter de créer un environnement de travail ne mettant pas les cheminots en danger en cette période de crise sanitaire.

Bref aperçu des mesures prises par la Direction, transformant pour beaucoup votre environnement de travail en véritable jeu de l’oie ou classe d’école :

  • marquage au sol à respecter scrupuleusement,
  • escaliers réservés au sens montant ou au sens descendant,
  • couloirs étroits réservés à 1 seul sens de circulation,
  • couloirs larges divisés en 2 sens de circulation,
  • repérages des espaces condamnés sur les tables, retrait de chaises (dans les réfectoires),
  • condamnation de certains bureaux,
  • condamnation de certains urinoirs et lavabos dans les sanitaires,
  • mise en place de parois en plexiglas.
  • affichage du nombre maximum de personnes autorisées à occuper une pièce.

Pas d’inquiétude, le COVID19 ne résistera pas au plexiglas et au scotch !

QU’EN PENSE LA MÉDECINE DU TRAVAIL ?
Les médecins rappellent bien évidemment la nécessité de respecter les mesures barrières et la nécessité d’aérer au maximum les espaces de travail.

Se pose donc à nouveau le problème des postes et espaces de travail clos dont l’aération repose sur un système de climatisation ou dont l’ouverture des fenêtres est impossible du fait de la proximité des voies ou des conditions météos.

Nous avions demandé depuis le début du confinement que la Direction augmente la fréquence de révision des installations et procède à un changement de filtre plus régulier. Nous n’avions eu jusque là aucune réponse de la DET (si ce n’est qu’elle allait se renseigner sur l’existence de filtres spéciaux).

Lors de la dernière CSSCT, la Direction nous a informé qu’ils avaient demandé à Optim’services d’accélérer le remplacement des filtres de toutes les installations de climatisation du périmètre. La demande est en cours….

Avec un peu de chance, le clim seront changées avant qu’un vaccin ne soit trouvé !

LE NETTOYAGE DES LOCAUX….AVANT LE NETTOYAGE SOCIAL!

Les établissements ont l’obligation de renforcer les mesures de nettoyage destinées à améliorer la protection des salariés. Le nettoyage quotidien des locaux devient obligatoire (protocole national de déconfinement du ministère du travail).

Ces mesures feront l’objet d’une information spécifique aux salariés avant leur retour dans les locaux. Les prestations de nettoyage, telles que prévues dans les contrats, doivent être revues jusqu’à nouvel ordre pour tenir compte des spécificités du virus. Cela comprend notamment l’utilisation de nouveaux produits désinfectants (conformes) lorsque ceux existants ne suffisent pas, un nettoyage plus régulier des points de contacts (poignées de portes, boutons d’ascenseur, interrupteur, Tisanerie, vestiaires …) ainsi que la traçabilité des opérations visibles des salariés.

Les stocks sur site de produits d’hygiène (savon, essuie-mains jetables, lingettes désinfectantes et virucides…) seront augmentés. La désinfection des écrans tactile, claviers, souris, téléphone et mobiliers des postes de travail en 2×8, en 3×8 est toujours de mise.

Lors de la CSSCT Infrapôle et EIC, les Directions nous ont dit que le nécessaire avait été fait et « qu’une vigilance avait été demandée aux prestataires ».

Nous avons demandé si les 2 établissements avaient fait des avenants aux contrats de nettoyage afin d’inclure les nouvelles périodicités de toutes les tâches à effectuer par les collègues du nettoyage et qu’ils nous en communiquent la liste détaillée (tâches et périodicité).

Leur réponse : pas d’avenant aux contrats, pas de communication détaillée.

On aurait pu penser qu’en période de crise sanitaire, la rétention ou l’opacité d’informations de la part des dirigeants allaient s’atténuer, mais non, il est difficile de lutter face à l’habitude.

Dans les locaux où le nettoyage est sous-traité (bureaux, brigades, poste d’aiguillage…) nous demandons que soit affiché les tâches à effectuer avec la fréquence. Nous avons donc réitéré une demande faite depuis le début de la mise en place des mesures sanitaires : une traçabilité et un affichage des tâches de nettoyage effectuées dans tous les locaux, qu’il s’agisse des bureaux, brigades, postes d’aiguillages, …

Loin de nous la volonté de devenir des petits tyrans jouant au caporal-chef en chef. Nous ne remettons pas en cause nos collègues employés dans les entreprises prestataires en charge de l’hygiène et de la propreté de nos espaces de travail. Nous pointons du doigt la SNCF, donneuse d’ordre, directement responsable de cette situation en faisant sciemment appel, à des entreprises sous-traitantes qui ne payent pas leurs employés à la hauteur du travail fourni, qui ne respectent pas les heures effectuées et qui imposent du temps partiel en obligeant à signer des contrats de travail de 1, 2 ou 3 heures par jour seulement.

Cela fait bien longtemps que la SNCF ne maîtrise plus la gestion du nettoyage de ses locaux. Elle sous-traite à tour de bras, ne contrôle rien, paye chère des prestations minables à des entreprises qui se gavent en imposant des cadences impossibles à respecter.

Et pour les locaux de travail ou les sanitaires dont le nettoyage est à la charge des cheminots (notamment en brigade ou pour certain poste d’aiguillage) on continue comme avant.

Aujourd’hui, ni l’Infrapôle, ni l’EIC ne sont en capacité de nous présenter un planning, des créneaux d’horaires bloqués ou une hypothétique organisation. La confiance n’exclut pas le contrôle, la traçabilité visible pour tous doit être de mise.

Comme pour les sociétés de nettoyage externes, il faudra mettre en place un carnet de suivi des tâches effectuées pour chacun des locaux avec une périodicité quotidienne. Cela permettra à chacun d’avoir une visibilité et une traçabilité.

Par ailleurs, étant donné que la propreté est l’affaire de tous, il faudra donner du temps aux agents (sur le temps de travail, cela va de soi).
Continuer à sensibiliser son personnel sur les gestes barrières par mail, affichage… c’est bien. Mais donner du temps supplémentaire, pour effectuer ces tâches, est essentiel.

Les Directions de l’IPSE et de l’EIC se sont engagées au nettoyage et à la désinfection de tous les locaux en garantissant une traçabilité visible.

Contraignons-les à tenir leur engagement !

ORGANISATION DU TRAVAIL

Des mesures venant modifier l’organisation du travail sont prises selon les particularités et spécificités des postes :

  • décalage des prises et fin de services (PCD, COGC),
  • télétravail,
  • dédoublement des équipes (graissage),

Pour les collègues qui, jusque là en télétravail, sont amenés à se rendre sur leur lieu de travail de façon ponctuelle, la Direction a bien précisé que la présence sur site ne devait se faire qu’à raison d’1 journée par semaine.
La présence de 2 personnes par bureau est ainsi prévue avec une prise de service en horaires décalés (Bureaux Travaux, Pôle GEF, RH,…).

Après une absence de plus d’1 mois vous craignez peut-être de ne pas retrouver votre bureau ?!
Pas de panique : un fléchage vous y conduit !

Pour les collègues dont les prise et fin de services sont modifiées pour éviter que trop de collègues ne se croisent au sein d’un même poste de travail, nous avons bien évidemment demandé que les tableaux de service soient modifiés en conséquence.

En effet, dans le cas d’un accident sur le trajet domicile-travail ou sur le lieu de travail en dehors des heures prévues à l’OTS, la CPR et l’Assurance Maladie seront-elle prêtes à reconnaitre le caractère exceptionnel et urgent de ces modifications d’horaires ? Pas sûr…

Nous avons donc rappelé à la Direction la nécessité de rendre les documents de service conformes à l’organisation du travail effective.
La réponse de la Direction Générale Sécurité et Sûreté : « c’est bien ce qui doit être fait mais cela semble difficile à atteindre ».

Sans surprise, la Direction ne souhaite pas s’engager dans le chemin de la réglementation en convoquant des CSSCT afin de valider ces modifications de l’organisation du travail qui concerne de nombreux chantiers et postes en IDF.

Et la SNCF créa…..l’agent COVID!

Comme vous avez pu le constater, beaucoup d’opérations travaux ont eu lieu pendant le confinement. Beaucoup trop…

Beaucoup de collègues de l’Infrapôle ont donc du assurer leurs missions habituelles dans un contexte de crise sanitaire rendant leur travail d’autant plus difficile. Mais comment assurer la sécurité des agents sur les chantiers au regard des mesures sanitaires strictes en vigueur?

Pas d’inquiétude, la SNCF pense à tout! La Direction a là aussi édité tout un tas de fiches de prévention sanitaire permettant à chaque agent en brigade de réaliser son chantier en toute sécurité, et ce, sous couvert d’un agent CO-VID.

Anciennement appelé « VIGIE COVID », l’agent COVID est un collègue, volontaire ou désigné, en charge de s’assurer que les mesures sanitaires prescrites par les Fiches magiques sont respectées pendant toute la durée des chantiers.

Les agents COVID sont-ils formés?

NON! Ils ne bénéficient d’aucune formation relative à toutes les mesures à prendre selon les spécificités des chantiers et du matériel utilisé. Pour la Direction, la seule prise de connaissance des fiches avant de commencer le briefing suffit…

Les agents COVID peuvent-ils assurer simultanément les tâches relevant de leurs missions habituelles?

OUI! Pas question de se priver d’une main d’oeuvre qui permettrait de remplir toujours plus vite les objectifs de production, même si cela se fait au détriment de la sécurité de l’équipe.

Nous avons donc rappelé notre opposition ferme à cette pratique qui fait endosser des responsabilités considérables aux collègues là où la Direction est incapable de prendre les siennes. Nous avons aussi demandé que les agents aient de véritables formations aux gestes et attitudes à adopter en cette période de crise sanitaire.

FORMATION EN POSTE: RETOUR A L’ANORMAL.

Les formations en poste font leur retour à compter du 11 mai, l’EIC ne souhaitant en effet pas suspendre temporairement ces formations.
On en vient à se demander pourquoi elle ne les a pas maintenues ces 2 derniers mois ?

Rassurons-nous, SNCF Réseau a rédigé des fiches de prévention sanitaire COVID 19 garantissant selon eux la sécurité des agents lors des formations sur poste : « Formation au poste de Travail Poste d’aiguillage » et « Formation TES – TSAE par EIC ». Bricolées comme un acte juridique, ces fiches sont inapplicables actuellement. Pour résumer :

  • 1er jour de formation, l’agent en formation ne touche à aucune installation, c’est l’agent titulaire qui manipule les installations du poste en expliquant les gestes métiers et les particularités.
  • les autres jours, l’agent en formation manipule les outils et installations du poste sous surveillance du titulaire. Il faudra, forcement, respecter la distanciation d’1 mètre.

Mais alors…comment limiter la manipulation des documents, leviers, téléphones, claviers… ?

Comment nettoyer le matériel utilisé avant et après chaque usage par l’un ou l’autre agent tout en assurant le service de la circulation ?

Comment espacer les chaises et bureaux dans des postes déjà exigus ?

Bien sûr, en cas d’erreur sécurité, la responsabilité incombera au titulaire.
SNCF Réseau sait se décharger de toute responsabilité, car « si la distance d’un mètre ne peut être respectée, les agents devront porter un masque chirurgical ou équivalent » dixit la fiche de prévention.

DANS TOUS LES CAS LE PORT D’UN MASQUE COMPLÈTE LES GESTES BARRIÈRES MAIS NE LES REMPLACE PAS.

Plus encore dans ce contexte de crise exceptionnelle, mettre en oeuvre les mesures nécessaires permettant de préserver la santé et la sécurité des agents reste une obligation.
Le pôle sécurité n’aurait-il pas vocation à adapter les formations en fonction de la situation et des spécificités de chaque poste ? Voire de les suspendre ?

Question à soumettre dans le prochain Quizz.

Est-il vraiment nécessaire d’augmenter la présence des agents en poste alors que les mesures de distanciation physique ne peuvent pas être respectées dans de trop nombreux postes et espaces de travail ?

SUD Rail rappelle son opposition ferme à cette reprise prématurée des formations en poste.

SUD Rail rappelle que les agents n’ont pas à rester au boulot si les mesures sanitaires adéquates ne sont pas mises en place ou si elles ne sont pas respectées.
N’hésitez pas à contacter un délégué ou un militant SUD Rail si vous constatez le moindre écart ou manquement aux procédures et règles sanitaires!

Absences diverses liées au COVID19.

Reprise du travail pour les agents malades COVID (symptomatiques ou avérés) :

Il semblerait que certains dirigeant à l’EIC PSE aient plus de facilité à appliquer des directives RH visant à voler des repos qu’à appliquer les directives relatives aux conditions de reprise du travail des agents arrêtés car malades suite au COVID19 (cas symptomatiques et/ou avérés).

En effet, plusieurs dysfonctionnement dans l’application des procédures ont été relevés sur l’EIC mais la Direction de l’EIC a eu droit à un petit « rafraîchissement » de la part de la Direction IDF et de la part de la Médecine du Travail.

Petit rappel donc sur les conditions de reprise pour les collègues qui ont malheureusement été touchés de près par le COVID19 ou par quelque chose qui pourrait l’être.

Peu importe la durée de l’arrêt maladie, la reprise du travail ne peut pas se faire automatiquement au terme de l’arrêt. La Direction de l’EIC (DET, DETA, DUO ou DPX) doit organiser un entretien entre l’agent et la Médecine du Travail qui seule peut déterminer si la reprise du travail par l’agent est possible ou non. Concrètement, comment cela se passe ?

Votre UO a connaissance de la date de fin de votre arrêt maladie. Elle doit, avant la date présumée de reprise, contacter la Médecine du Travail pour qu’un médecin prenne contact avec vous. Le médecin du travail (ou Médecin de Région si le Médecin du Travail est absent) vous appelle pour vous poser plusieurs questions qui lui permettront de déterminer si votre reprise est possible ou non. Le Médecin vous fait donc part de sa décision, qu’il transmettra ensuite à votre UO et CPS.

Il est donc hors de question qu’un DPx ou un DUO vous oblige à revenir au travail si vous n’avez pas eu de contact avec la Médecine du Travail.


Garde d’enfant :

Les absences pour garde d’enfant faisaient initialement l’objet d’un arrêt initié par l’employeur dès lors qu’il avait en sa possession votre déclaration sur l’honneur dûment remplie et signée.

Au 1er mai, avec la mise en place de « l’activité partielle », les agents absents pour garde d’enfant n’étaient plus en arrêt mais en chômage partiel.

L’annonce de la réouverture des établissements scolaires à la mi-mai est bien évidemment venue réinterroger ce fonctionnement. Qu’en est-il donc aujourd’hui ?

L’absence pour garde d’enfant sous couvert de « chômage partiel » pourrait être prolongé jusqu’au 1er juin. Au-delà de cette date, à partir du 2 juin donc, des justificatifs seront demandés (justifs provenant des crèches, écoles, nounous, …).

Par ailleurs, tout le monde ne laisse pas la garde de son enfant à une « institution », certains peuvent par exemple faire garder les enfants par les grands-parents.

Nous avons donc fait remonter à la Direction l’absence du cas de figure où le mode de garde de l’enfant est assurée par une personne dite sensible ou vulnérable.

Ils n’avaient pensé à ce cas de figure, disent en avoir pris note et l’intègrent donc dans les procédures futures à mettre en place. Pour le moment, nous n’avons eu aucun retour. Mais comme dirait la Direction : « Juin, c’est loin ».

Absences diverses liées au COVID19.

Personnes sensibles :

Ça y est, le déconfinement a commencé ! Pour autant, si vous êtes confinés car reconnue personne sensible, la Direction n’a pas le droit de vous obliger à revenir au boulot sous prétexte que ça y est, on est déconfinés.

Sans décret ni annonce sur le sujet, les personnes reconnues par la Médecine du Travail comme étant fragiles restent confinées ! Pas de retour au travail pour les personnes sensibles !

Si toutefois un agent, confiné car sensible souhaite reprendre le chemin du travail, il peut le faire, mais pas sans conditions : l’agent doit en effet se rapprocher de son médecin (médecine de soins) qui évaluera dans un premier temps la possibilité de ne plus être confiné.

Dans le cas où il statue que l’agent peut sortir de son confinement, le médecin de l’agent se rapproche de la Médecine du Travail afin que les conditions de reprise du travail puissent être définies.

Si aucune solution n’est trouvée pour permettre une reprise du travail, l’agent est maintenu à son domicile. Sinon, il sera autorisé par son médecin et par la Médecine du Travail à revenir au boulot.

Agents partageant le domicile d’une personne vulnérable :

Le cas des collègues vivant sous le même toit qu’une personne dite vulnérable est désormais « reconnu » par les têtes pensantes de la Task Force Covid19. Car oui, il faut retourner au boulot et fissa, mais il ne faudrait pas générer une 2ème vague.

Les collègues entrant dans ce cas de figure seront, lorsque c’est possible, maintenus à domicile en télétravail. Pour les collègues pour lesquels le télétravail est impossible, il leur est demandé de se rendre chez leur médecin traitant (ou autre médecin relevant de la médecine de soins) afin d’obtenir un « Certificat d’Isolement ».

L’agent communiquera alors le certificat à son UO et sera alors maintenu à domicile mais en chômage partiel.

IECSR, GRATEX et autres?

Concernant l’IECSR, l’EIC ouvre cette indemnité aux agents des postes ayant eu leur horaires d’ouvertures modifiés c’est-à-dire, les postes habituellement ouverts en 3×8 qui l’ont été en 2×8 ou de journée.

Une GRATEX serait donnée aux agents des postes non concernés par l’IECSR seulement si la Direction considère que la charge de travail a été augmentée pendant la durée du confinement.

Pour une meilleure lisibilité dans la distribution de ces indemnités, nous avons demandé qu’une liste des postes concernés nous soit transmise.

Nous sommes bien évidemment contre cette position de la Direction,
depuis le début nous étions favorables à distribuer cette indemnité à tous, sans discrimination.

Encore une fois, plutôt que de faire preuve de solidarité, la Direction préfère mettre en concurrence les postes du périmètre de l’EIC.

Enfin, suite à la communication du Gouvernement sur l’accord d’une prime de 1000 euros pour les personnes ayant travaillé pendant le confinement, rien n’est prévu par la SNCF pour récompenser ses agents.

SUD Rail Paris Sud-Est

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