Le 27 janvier tous en grève pour nos salaires !

Jan 13, 2022 | Luttes Sociales

LS-1-22

Décembre 2021 aura connu son lot de mobilisations. Si ces
mobilisations étaient diverses, elles répondaient souvent à des
problématiques communes de pouvoir d’achat.
Elles auront eu le mérite de mettre la question des salaires au
cœur de l’actualité sociale de ce mois de décembre.
La direction aura fait le pire des choix, à savoir pratiquer à la fois
la division, le refus de la négociation avec SUD-Rail et enfin la
calomnie, allant jusqu’à traiter ces grèves de honte pour la
SNCF. La seule chose honteuse dans cette affaire, c’est que des
dirigeants plafonnant à 450.000 euros par an crachent sur des
cheminots se battant pour leur salaire.
Ces mobilisations auront eu le mérite d’obliger la direction à
bouger les lignes sur la question des salaires :
• Mise en place de l’accord salarial 2021 sans accord
majoritaire, obligeant la SNCF à devoir nous proposer un
nouvel accord salarial en 2022.
• Mise en place d’une prime de 600 euros versée aux cheminots de la SA
voyageurs (TGV, Transilien, TER, IC), laissant hélas les cheminots de Réseau, de G&C, du Fret et La SNCF
de côté.
• Mesure catégorielles sur les prime de travail des roulants de l’axe TGV Sud Est, laissant hélas les
sédentaires sur la touche (sauf à l’EVS PSE où SUD-Rail seul a obtenu quelque chose). SUD-Rail revendique
l’élargissement de ces mesures à l’ensemble des agents.
La question des salaires reste bien au cœur de nos revendications et c’est bien une mobilisation globale que
nous devons chercher à construire.
En augmentant le SMIC à 1603.12 euros bruts au 1er janvier 2022, les cheminots placés sur les
positions de rémunération de A2 à A7 échelon 9, B4 à B 11 échelon 2 et C9 à C11 échelon 2, ont
tous un salaire mensuel, hors prime de travail et EVS, inférieur
au SMIC. Soit environ 30.000 cheminots qui, s’ils ne bossent
pas en horaires décalés, sont sous le seuil du SMIC mensuel.
Sur la grille de rémunération qui va de A/2/1 à H/35/10
(Qualification/position/échelon) 78 lignes sur 340 se situent en
dessous du SMIC mensuel. C’est donc 23% de la grille de
rémunération SNCF qui se situe en dessous du SMIC mensuel.
A chaque augmentation du SMIC par le gouvernement, des
cheminots basculent sur une position de rémunération
inférieure au SMIC.
Mais en dehors de la SNCF, la multiplication des conflits dans le
commerce en fin d’année, montre qu’il y a bien la volonté de se battre
sur les salaires en France.
Voilà pourquoi les organisations syndicales Solidaires, CGT, FO
et FSU appellent à une grande journée de mobilisation sur les
salaires le jeudi 27 janvier 2022.

Sylvain DOMINIAK DED P
Radia LOOITA-BASSIER
DED CIV
Sandrine BORILLER DED
CIV
Ludo BALLESTER TMV
Christophe BROSSILLON
TMV

Samantha MARTINEZ ME-
DINA DED P

Lionel GAMERO TMV
Frédéric AGBO DED CIV

Yovenn ENYENGUE DIPO-
KO DED CIV

Ludivine DHIVER MAHON
DED CIV
Matthieu JOSEPH TMV
Yacine KHELLADI DED P
Zineb BRAHIMI DED CIV
Nader EL HANDAZ DED
CIV
Jérémy GARCIA DANTAS
DED P
Laurent PASTOL TMV
Thierry CLAIN TMV
Antoine MENDY TMV
Maxime FOUGRE ETP

Christophe HUGUET TSEE
Tony DELLAC TSEE
Mélanie LE VEUZIT ESV
Laetitia BOUCHET ESV
Flavien MOURLAM ESV
Renald SZPITALNIK ESV

Julien DESMARETZ EIC
PSE
Marc LAUTRETE

Julie LOOMANS ET BFC
Xavier ANSELME E.M&T
Nicolas INGELAERE E.M&T

Le 16 décembre 2021 la cour d’appel de Paris a condamné la SNCF à payer
10.000 euros à 144 cheminots (dont certains sont
aujourd’hui retraités) pour préjudice d’anxiété.
Il aura fallu 9 ans de procès afin que la justice
condamne la SNCF sur l’amiante. Nous attendons
avec impatience de voir si la SNCF se pourvoit
en cassation.
La cour d’appel de Paris reproche à la SNCF de
ne pas avoir mis en place les mesures de
protection contre l’ afin de protéger
ses agents avant 1995, alors même qu’elle
avait connaissance des dangers de ce produit.
Quoiqu’il en soit SUD-Rail ne lâchera rien et donnera
des suites, judiciaires si nécessaires, à cette affaire
afin que le préjudice subi par les agents soit
reconnu.
Élections CSE personnel CASI PSE: une victoire pour
SUD-Rail.
Le 2 décembre 2021 avaient lieu les élections CSE du personnel du CASI PSE.
Avec 55.5% tous collèges confondus, SUD-Rail reste l’organisation
majoritaire chez le personnel CASI PSE. Dans le détail cela donne un
score de 64% au collège exécution et 43% au collège maitrises et cadres.
SUD-Rail obtient 6 élu-e-s sur 8 au total.
Cette élection était particulièrement importante pour nous, car les élus
cheminots de SUD-Rail ont la particularité de gérer le CASI PSE. Nous
sommes donc devenus des patrons/syndicalistes depuis 2019. Si nous avons,
pour l’instant des retours positifs des cheminots sur notre gestion du CASI, il
était également important pour nous d’avoir l’avis du personnel dans notre
gestion du CASI.
La tâche a été rendue particulièrement difficile à cause du contexte de
confinement/déconfinement que nous connaissons depuis 2 ans. Mais le
travail régulier de la section du personnel Casi a été validé par les
personnels.
Ces élections sont donc, pour nous, un véritable succès électoral.

Par ailleurs SUD-Rail en responsabilité au CASI PSE, décide d’augmenter les
salaires du personnel CASI PSE et d’attribuer une prime de 600 euros. C’est
donc en 3 ans de mandats, la deuxième augmentation de salaire que nous
concédons au personnel du CASI. Le CASI PSE, comme le CASI PSL ont
donc décidé d’augmenter les salaires des personnels en dehors des
obligations légales.
En effet, pour nous, ces augmentations étaient légitimes, contrairement à ce
que certains ont l’indécence de dire.