Campagne de mesure du bruit au poste de travail à l’espace services Fresques

Oct 15, 2021 | ESV PSE

CR-RPX-ordi-23.09.2021

Mosaïque existant depuis 20 ans, la SNCF souhaite
moderniser et simplifier son outil de distribution.
Les activités Voyages et TER ont la volonté de fournir un
nouvel outil aux agents qui, à terme, remplacera
Mosaïque, ce dernier devenant de plus en plus complexe
et montrant ses limites.
De fin septembre 2021 à fin mars 2022 ce nouvel outil
sera progressivement en test sur 1 ou 2 PVM de 25 sites
au niveau national, dont 3 de l’axe TGV Sud Est
(Grenoble, Paris gare de Lyon et Dijon) afin de préparer
les modalités de déploiement à partir de mars 2022
avec une mise en place espérée et généralisée début
2023.

Le projet est mené conjointement par les activités TER et Voyages qui organiseront des groupes de travails.
Sur la base du volontariat, des agents pourront tester l’outil NORC dans les espaces de ventes et auraient à tout
moment la possibilité de rebasculer sur l’outil Mosaïque.
A date, le référent d’établissement de cette expérimentation ne serait pas encore défini.
D’après la direction, l’idée serait que cet outil évolue au fil du temps, des attentes etc….
Notons tout de même qu’en parallèle, une version mobile sera développée pour succéder aux l’applications
Mobiléo et Ouimouv.
Si toute la direction se félicite d’un nouvel outil plus moderne plus rapide, SUD-Rail a de fortes craintes
quant au métier de la vente sur les points fixes. En effet, les outils actuels rencontrent des difficultés en
mobilité. En développant NORC sur une version mobile, qu’adviendra-t-il des vendeur.euse.s en fonction
des demandes des dirigeants de certaines gares qui courent toujours après les coûts, la polyvalence et
la productivité ???? Affaire à suivre ….
Plus généralement, SUD-Rail s’étonne qu’une expérimentation de cette envergure n’ait pas été
présentée en CSE avant. Cela cacherait-il autre chose ?

AVEC MOSAÏQUE

La direction continue de s’acharner…
Le 1er mai 2020, la direction avait commencé par la fusion des postes de la logistique avec les postes de GET pour
créer le guichet unique. Puis elle avait poursuivi en réaménageant les horaires de l’ensemble des opérateurs au 1er
janvier 2021 pour finalement s’apercevoir que ça n’allait pas et modifiait de nouveau cela au 1er juillet 2021.
Aujourd’hui elle annonce la suppression d’un poste (Qualif C) au 1er novembre.
Il ne restera plus que 3 agents pour s’occuper du matériel, des vestiaires, des équipements de chaque agent de
l’ESV (que ce soit côté train ou côté service), avec en tâche supplémentaire la maintenance du parc des
composteurs.
Une fois de plus, la direction accentue la productivité sous prétexte de la crise sanitaire liée à la pandémie du Covid
19 et supprime encore des postes à des endroits où il y a des besoins, reportant de fait les tâches sur les opérateurs
restants.
Prétextant un avenir de plus en plus dirigé vers la digitalisation, la direction indique qu’il y aura moins de logistique.
Et lorsque qu’on lui parle du déploiement prochain des nouveaux TPE pour l’UO train, cette dernière répond que pour
les événements ponctuels c’est à la direction nationale de déployer du renfort !
Autre aberration, la direction indique vouloir faire appel à une entreprise extérieure en cas de périodes de fortes
demandes d’intervention et de charge de gestion… c’est inadmissible !!!
Pour SUD-Rail cette course à la
productivité engagée par la
direction lui fait perdre toute notion
de la réalité, quitte à supprimer des
postes qui sont plus que
nécessaires pour le bon
déroulement des agents en
opérationnel. Déjà, des agents
étaient positionnés en plus sur des
missions afin d’aider les agents en
poste. Qu’en sera-t-il lorsqu’ils ne
seront plus là ?
De plus, cette suppression va
générer une charge de travail
supplémentaire pour les opérateurs
restants et augmentera les risques
psychosociaux.

Du 1er avril au 30 juin 2021 il y a eu 9 avec arrêt, 1 accident de trajet avec arrêt, et 1 accident
de trajet sans arrêt.
Depuis le début de l’année il y a eu 17 accidents du travail pour 620 jours d’arrêts :
• 8 accidents de plein pied
• 4 atteintes et outrages
• 1 manipulation d’objet
• 1 accident avec outillage

C

La pandémie a vu s’instaurer dans de nombreuses entreprises, la SNCF y compris, l’arrivée du .
Par conséquence, SNCF voyages souhaite, au travers de l’accord existant, favoriser (selon ses dires) la mise en
œuvre du télétravail pour les postes dont les missions sont réalisables à distance.
A l’ESV TGV PSE, la direction a définie 107 postes qui seraient éligibles au télétravail… mais lesquels ? On ne sait
pas ! Ce serait les postes en fonction support (Siège et UO) ainsi que les managers d’équipe (RET et DPX) qui
seraient concernés.
Il existe 3 formules dans l’accord national :
• Formule à la carte : quota de 3
journées ou demi-journées par mois
que l’agent peut positionner comme il
le souhaite en fonction de besoins et
impératifs opérationnels avec un délai
de prévenance convenu avec son
responsable hiérarchique. Ces
journées ne peuvent être ni cumulées
ni reportées.
• Formule fixe : entre 1 et 3 jours par
semaine. L’agent doit fixer à l’avance
dans l’avenant avec son responsable
hiérarchique les jours de la
semaine qu’il aura choisis.
• Formule mensuelle : entre 1 et 3 jours
par semaine non fixés à l’avance
chaque mois. L’agent propose les
jours souhaités à son responsable
hiérarchique, qui doit les valider en
fonction des impératifs du service.
L’agent doit respecter le délai de
prévenance convenu avec lui.
La direction a indiqué que Voyage aurait limité le télétravail à 2 jours maximum dans une même semaine (à quoi
sert l’accord on se le demande !!!).
Concernant les RET et DPX c’est la formule à la carte qui aurait été retenue.
Actuellement la direction aurait une vingtaine de retours concernant le questionnaire qui a été envoyé aux agents
concernés, les interrogeant sur l’environnement de travail de leur domicile. Ce questionnaire permettrait au COSEC
d’échanger sur les risques liés au télétravail et de les sensibiliser sur les postures. Apparemment, depuis le COVID,
il n’y aurait plus besoin d’étude ergonomique complète… une sensibilisation suffirait.
En ce qui concerne les avenants au contrat de travail ils courent pour une durée de 1 an avec une période
d’adaptation de 3 mois, reconduite de manière tacite pour la même durée !
SUD-Rail a demandé la liste des postes éligibles au télétravail ainsi que les formules pouvant être
associées à chaque poste.

• NEV Dijon
A partir du dimanche 3 octobre le NEV de Dijon rouvrira le dimanche. La direction nous assure que les agents
seront remis sur leur roulement respectif dès ce jour-là.
Pour rappel, celui-ci était fermé le dimanche depuis le début de la pandémie
• Détachement chef de bord en PACA
Des détachements sont prévus pour les mois d’octobre et novembre 2021 en région PACA, et plus précisément
pour la résidence de Marseille (environs 6 détachements).
La direction nous assure qu’au vu de la période cela n’aura aucune incidence sur la tenue des agents b et y à
Paris ! SUD-Rail restera vigilent sur ce sujet.
• 40 ans du tgv
Les ont déploré que la direction n’ait
absolument pas communiqué sur cet événement et que
les agents aient été informés de cet évènement dans la
presse.
La direction le reconnaît à demi-mot en expliquant qu’elle
-même n’était pas au courant ou très peu, mais rajoute
qu’elle se réjouit que Gare de Lyon soit une vitrine
…. (mais sans ses agents en fait !)
Elle indique néanmoins vouloir faire un retour en image
sur cet événement.
Admettons que la direction n’ait pas été informée de cela
(on dit bien admettons), il est tout de même aberrant que
cette dernière n’ait pas pris la peine d’organiser un goûter
pour les agents de son périmètre, ni même de distribuer
des « cagades» histoire de marquer le coup alors qu’elle
a su le faire pour les records TGV, pour l’arrivée de ,
pour les 80ans de la SNCF, etc…
On voit bien là la considération de nos dirigeants envers
les agents qui font tourner la boite !
Au 01/10/2021, le poste d’adjoint RRH (GPE) sera repesé de G à F/G.
Pour justifier ce choix, la direction retirerait des missions qui étaient jusqu’à présent liées à ce poste pour les
réattribuer au RRH (tel que représentation de l’ESV au comité employabilité, pilotage de l’absentéisme et être
référent de la politique Handicap et Emploi). A croire que les RRH précédents ne faisaient pas grand-chose…
Elle indique également que ce poste à fourchette permettrait de l’ouvrir à des profil Qualif F présentant les
compétences requises, et permettrait une capitalisation des compétences sur la durée tout en donnant la
possibilité d’un déroulement de carrière. Une chose est sûre, on n’a pas à s’inquiéter du déroulement de carrière
des cadres.

Depuis le 1erseptembre 2021, le RET de l’équipe Dijon4 est
parti laissant le poste vacant.
Les 12 agents auraient été répartis dans les autres équipes en
amont de ce départ.
La direction en profite pour supprimer ce poste officiellement.
L’UO Services de BFC est donc passé de 7 à 6 RET pour 90
agents.
SUD-Rail déplore que la direction fasse sa petite
tambouille de son côté avant de la présenter en instance.
En effet, le départ du RET n’a pas dû se décider la veille
pour le lendemain et si la direction indique que cela n’a
pas eu d’incidence pour les agents, cela pourrait être la porte ouverte pour de plus amples dérives et
d’amplifier le nombre d’agents par équipe.
Compte rendu de la réunion RPX du 23 septembre 2021 Page 5

Le 17 juin 2021, la direction avait présenté son projet de rattachement des pôles Prod et Sécu au 01/09/2021 en
insistant sur le fait qu’il n’y aurait aucun impact sur le cadre d’organisation. SUD-Rail avait alors émis de forts
doutes quant à cette dernière affirmation de la part de la direction.
Ça n’a pas loupé !!! 23 jours après la fusion, la direction annonce la suppression de 2 postes au 1er novembre
2021 : ceux de l’adjoint SEF Train (QG) et de l’assistant co-activité GEDOC (QF).
Si la direction indique qu’aucun agent n’est impacté (l’un des postes étant vacant depuis fin 2020 et l’autre
résultant du jeu des chaises musicales suite au départ d’un agent), rien ne garantie que l’organisation soit plus
optimale.
Bien évidement la suppression de ces postes est un choix fait par la direction en lien avec les coûts et cette dernière
indique que certaines tâches (telles que fournir les textes règlementaires sécu) se feront par des relais en UO.
Pour SUD-Rail le fossé entre la réalité du terrain et la vision de la direction ne cesse de se creuser… et ce
sont les agents qui une fois de plus en pâtiront.

Suite à la visite de l’inspection du travail en juin dernier, cette dernière avait constaté un niveau de bruit assez élevé
et avait demandé à ce que le bruit de l’espace de vente Fresques face l’objet de mesures dans le cadre du « risque
bruit au poste de travail» pour les agents de ce chantier.
La direction aurait pu faire appel à un cabinet extérieur comme à son habitude, mais pour ce coup-ci elle a fait appel
à l’AEF (Agence d’Essai Ferroviaire) pour réaliser ces mesures et les résultats sont plutôt surprenant : le niveau
sonore ne dépasserait pas la valeur d’exposition inférieure quotidienne d’exposition au bruit qui est quottée à 80db
et serait à 72,2db.
Ces mesures auraient été réalisées du 9 au 11 aout 2021 :
• En positionnant 3 points fixes micro (LSA gauche, LSA central et entre les guichets 3 et 8)
• En équipant des agents (10 au total) de micro portable de 6h à 13h le 10/08 et de 13h à 20h le 11/08.
Au regard des résultats, SUD-Rail a posé de nombreuses questions qui sont restées sans réponses :
• Pourquoi réaliser ces mesures du lundi à mercredi au lieu de jeudi à samedi en plein mois d’aout ? Et
pourquoi ne pas avoir réalisé les mesures sur l’ensemble de la semaine ?
• L’AEF indique éliminer les « bruits parasites» des mesures. Y en a-t-il eu ? Lesquels sont-ils ?
• Y a-t-il eu des périodes mesurées considérées comme étant non valides et retirées des mesures ? Si oui
lesquelles ? On constate des pics de volumes sonores aux alentours de 1h du matin. Ne pouvant être les
agents du nettoyage comme indiqué dans la note, qu’est-ce que c’est ?
• L’annonce incendie (code 1.7.19) s’est-elle déclenchée ? Si oui a-t-elle été considérée comme bruits
parasites ?

La direction a pris note pour interroger l’AEF et doit revenir vers les RPX avec des réponses.
A la question liée au calendrier, la direction indique que ce n’est pas elle qui aurait choisi le calendrier mais l’AEF.
Chose bien étrange pour SUD-Rail alors que c’est bien elle la commanditaire de ces mesures.
En résumé : pour SUD-Rail ces mesures ne sont pas représentatives de la réalité du terrain et sont donc
faussées. Etrangement, il n’y aurait pas eu d’annonces particulières dans l’espace de vente (tel que l’alerte
incendie par exemple qui se déclenche pratiquement tous les jours). De même la mise en place des
plexiglass limite le bruit. Qu’en sera-t-il lorsque ces derniers seront retirés ?
Pour rappel, la jauge est pour le moment maintenue à 30 usagers dans l’espace de vente. Qu’en sera-t-il
lorsqu’il n’y aura plus de jauge ? SUD-Rail a demandé à ce que des mesures soient à nouveau réalisées
lorsqu’il n’y aura plus de jauge.